‹ Essai sur la légende du BuddhaChapitre 2 sur 18 · XX · texte numérisé non relu

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phan t ' . Le même mon u ment démon tre par vi ngt exemples, ligures et inscriptions, que le rôlede l’arbre et de la roue dans la légende avait dès lors acquis son entier développement. Dès lors les Biiddhas antérieurs tiennent leur rang dans le culte; la légende typique est donc déjà établie. Comment en être surpris, lorsque l’on constate que les Jâtakas étaient dès cette époque en possession de toute leur popularité? Nombre de scènes témoignent que, au temps où remontent les sculptures de Bharbut, on avait déjà ti’ansporté expressément au Buddha une foule de ces contes populaires indifférents et dispersés. Il fallait que, dès ce moment, la couleur légendaire eût bien envahi les traditions relatives à Çàkyamuni, puisque les mêmes reliefs nous le font voir - allant évangéliser les deux et descendant du séjour dos Tràyastriiîiças sur récbclle de Sâiîdcâçya.

Si la tradition recueillie pas à pas par les pèlerins chinois a quelque authenticité, et je ne vois de le nier aucune raison décisive, nous aurions un témoignage encore plus étendu dans les stùpas construits par Açoka à la trace de la légende k La description du Mahâstùpa élevé à Ceylan moins d’un siècle plus tard, telle que nous l’a conservée le Mahâvaiîisa ‘, ne laisse pas non plus d’être caractéristique.

Une dernière considération est décisive. On sait en combien d’écoles le buddhisme s’est divisé. Entre tant de sectes séparées de bonne heure, entre tant de livres dont la rédaction définitive appartient à des milieux et à des âges si différents, entre tant de monuments échc-

* Cunningham, Tkc Stùpa of Bharhut, pl. XIII.

® The Stùpa 0/ Bharhut, pl. XVII.

3 Burnouf, Introduction, p. 382, et les pèlerins chinois, passim^

* P. 179 et suiv.

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