AVANT-PROPOS
Avant de dire un adieu définitif à notre vie d'étudiant, pour nous lancer dans les soucis de la vie du praticien, nous tenons à Jeter un rapide coup d'œil en arrière et à nous remémorer notre passé.
Les cinq dernières années écoulées, avec leurs souffrances, lears tristesses et les vides immenses qu'elles ont laissées dans notre cœur, nous font oublier la gaieté de notre vie d'internat d'avant-guerre. Maîtres, camarades et amis ont su faire le sacrifice de leur vie en nous montrant de quelle noblesse leur âme était capable; que leur sacrifice à tous ne soit pas vain ! Puissionsnous, stimulé par leur courage, avoir l'énergie suffisante pour mener à bien l'idéal que nous nous proposons.
Nous tenons à remercier ici M. le professeur agrégé Léon Imbert, qui fut notre premier maître et qui décida de notre carrière en nous apprenant à aimer la chirurgie et en nous enseignant les principes essentiels de la clinique chirurgicale. Nos remerciements iront aussi à M. le professeur C. Oddo qui, en même temps quil nous enseigna l’art de l’auscultation, nous apprit quelle pouvail être la grandeur du rôle mora! du médecin auprès du malade.
A M. le professeur H. Alezais, directeur de l'Ecole de
médecine, et à M. le professeur Laget, dont nous avons été l'élève comme externe, ainsi qu'à M. le professeur Reynès et au docteur Pluyette, chirurgien des hôpitaux, dans les services desquels nous avons passé comme interne, nous tenons à dire toute notre gratitude
Que le docteur Jules Mouges, médecin des hôpitaux, et le docteur Alphonse Michel, chef de clinique chirurgicale, dont les”conseils et'les leçons nous ont été si précieux au cours de notre préparation à l’internat, veuillent trouver ici l'expression amicale de notre reconnaissance.
A notre retour de la guerre, notre excellent maître, M. le professeur Escat nous a reçu dans son service de clinique des voies urinaires avec toute la bienveillance qui lui est coutumière. Grâce à sa bonté toute paternelle et à ses précieux enseignements cliniques de chaque jour, nous avons pu parfaire notre éducation en nous orientant définitivement vers la chirurgie urinaire ; …1l fut pour nous un guide éclairé, dont nous n’oublierons jamais la grande compétence et la haute conscience. C'est à lui que nous devons le sujet de ce travail et nous lui en adressons nos bien sincères remerciements ; qu'il soit assuré de toute notre affection et de notre respectueux attachement.
En terminant ces quelques lignes, nous tenons à dire combien l'amitié inébranlable et intime de nos vieux camarades, Antoine Dor, Charles Reboul-Lachaux, Jean Sedan etJean Oddo,nous aété précieuse dans les moments pénibles que nous avons eu à traverser, Puisse cette amilié, vieille déjà de vingt ans, ne faire que se forüfier chaque jour davantage.
Antoine MarTIN-LaAvaL.