‹ Essai sur la leucoplasie primitive de la vessieChapitre 3 sur 16 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Parmi les affections vésicales, la leucoplasie est une des moins corinues, en raison peut-être de sa rareté relative, et aussi de la grande difficulté que présentait son diagnostic avant l'emploi courant du cystoscope : plusieurs des observations recueillies dans la littérature médicale ne sont que des découvertes d’autopsie.

Le terme de « cystite leucoplasique »,employé souvent pour désigner la leucoplasie, paraît vouloir indiquer que l'on pensait que cette affection n’était qu'une variété de cystite rebelle, ayant produit secondairement les plaques blanchâtres qui sont la caractéristique de cette maladie. Ce terme n'avait donc d'autre raison que de rappeler que la cystite seule était primitive, et que la leucoplasie était toujours secondaire à une infection de la vessie.

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La plupart des auteurs admettent encore de nos jours qu'il n’y a pas de leucoplasie sans inflammation préalable, c’est-à-dire sans cystite. N'y a-til pas des faits cliniques qui paraissent aller à l'encontre de cette théorie ?

C'est l'opinion que notre maître, M. le professeur Escat, a soutenu au XIII Congrès international de médecine en 1900, et à l'appui de laquelle nous apportons de nouveaux cas recueillis dans le service de clinique des voies urinaires de l'Hôtel-Dieu, dans le courant de l’année qui vient de s’écouler.

Nous ferons tout d’abord une description sommaire de la leucoplasie vésicale en général, telle qu'elle est conçue aetuellement, puis, dans un deuxième chapitre,nous étudierons la leucoplasie vésicale primitive et ses variétés cliniques.

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