‹ Essai sur la libertéChapitre 29 sur 32 · ROTE · texte numérisé non relu

ROTE

ment, peu d'aphorismes de médecine dont on ne fit une maxime de morale. » Diderot.

NOTE {av), page 170.

« Partout l'étude de la physique a précédé le règne des lumières et de la sagesse. La connaissance des lois de la nature porte des coups mortels aux opinions superstitieuses, prépare l'extirpation des erreurs, et fraye la route delà vérité. Le créateur de la philosophie moderne, l'immortel Bacon, qui, hrisant le sceptre de l'école, et du milieu des fausses clartés de son siècle, prévenant, par une espèce de révélation, toutes les conquêtes de l'esprit humain, s'était élancé dans l'avenir pour y diriger notre marche et régler d'avance tous nos pas, nous offre sans cesse le génie des sciences naturelles comme la vraie colonne lumineuse, » etc.

Mirabeau, Travail sa)- l'Education publique,

NOTE (ax), page 170.

Indiquons un principe d'analogie propre à l'aire réfléchir : de même que l'organisme de la matière se perfectionne en se compliquant, ainsi les gouvernements qu'on appelle constitutionnels, parlementaires, etc., reconnus supérieurs aux autres, sont les moins simples, les plus savamment combinés, au moyen d'une foule d'agents ou organes dont se passent les gouvernements despotiques.

NOTE {ay), page 171.

« Qui a l'ait les partages de la terre, si ce n'est la forcé? Toute l'occupation de la justice est à maintenir les lois de la violence. »

Y \l VEHARGI l>.

NOTE [a%), page 172.

Les Étals-Unis d'Aniéiique font exception. Ils

ont commencé sous de plus heureux auspices. L'acte il' indépendance est peut-être le plus beau monument de la raison humaine. « La révolution, aux Etats-Unis, dit M. de Tocqueville, a été produite par un goût mûr et réfléchi pour la liberté, et non par un instinct vague et indéfini d'indépendance. Elle ne s'est point appuyée sur des passions de désordre, mais au contraire elle a marché avec l'amour de l'ordre et de la légalité. »

NOTE (ba), page 172.

« Ne sait-on pas que tout rapport, tout désordre même, pourvu qu'il soit constant, nous paraît une harmonie? » Buffon.

.NOTE (bb), page 174.

« Et il s'établira de peuple à peuple un équilibre de force qui, les contenant tous dans l'exercice de leurs droits réciproques, fera cesser leurs

barbares usages de guerre et soumettra à des voies civiles le jugement de leurs contestations. » Volney.

NOTE (bc), page 174.

a A mesure que s'élargit la base de la civilisation, la stabilité en devient plus grande. » E. Littré, De la Philosophie positive.

NOTE [bd), page 175.

« Enlin la guerre perpétuelle dans les premiers âges, puis organisée pour un but vraiment social dans la dernière partie du polythéisme, diminuant notablement sous le règne du monothéisme, présente, à l'approche de la domination des notions positives, une nouvelle et plus grande diminution. »

E. Littré, De la Philosophie positive.

NOTE (be), page 175.

<( Les hommes commencent à vo;r qu'ils

peuvent avec profit exercer toute leur activité sur de? objets légitimes; par exemple, en surmontant les difficultés naturelles de leur passage dans la vie, ou en faisant preuve dune généreuse émulation dans une ligne de devoirs profitables à eux-mêmes et à leurs semblables. Ainsi, la lutte finit par se circonscrire dans un cercle relativement plus étroit, etc., etc.

(Vestiges de l'Histoire naturelle de la création*.

NOTE {bf), page I75.

Le génie le plus aftirmatif des temps modernes, M. de Maistre, s'arrête et recule consterné devant ce qu'il appelle la grande extravagance humaine. 11 dit que, l'homme étant donné avec sa raison, ses sentiments, ses affections, iln'y a pas moyen d'expliquer comment la guerre est possible humainement. 11 se demande pourquoi les nations n'ont pu s'élever à létal social comme

OIS NOTF.S

les particuliers, pourquoi il ne s'est pus formé une société générale pour terminer les querelles des nations, comme il s'est formé une société nationale pour terminer les querelles des individus, observant avec sagacité que toutes les raisons imaginables pour établir que cette société des nations est impossible militeront de même contre la société des individus. Il décrit, en des pages d'une grande éloquence, les terribles fatalités de la guerre, et alors, par un trait d'une audace que je n'hésite pas à qualifier d'impie, par cela môme qu'elle lui parait monstrueuse il la déclare divine; il affirme que rien dans ce monde ne dépend plus immédiatement de Dieu que la-guerre; <péil a restreint sur cet article le pouvoir naturel de l'homme, et qu'il aime à s'appeler le Dieu des armées. El comme s'il pressentait qu'il va soulever le sentiment général par cette proposition effroyable, il y insiste, et établit avec une persistance d'aberration inouïe,

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