‹ Essai sur la libertéChapitre 31 sur 32 · TES · texte numérisé non relu

TES

iNOTE (bm), page 18(3

,« Aujourd'hui celui qui osera être bon sera certain d'être grand. » •' Disraeli.

.NOTE (bn), page 190.

« Or le temps changeant naturellement les choses en pis, si l'homme, par sa prudence et son activité, ne s'efforce point de les changer en mieux, quand verra-l-il la lin de ses maux?

Bacon.

iNOÏK {bo), Klge 190.

En 1848, sous le gouvernement du général Cavaighac, un décret avait institué des commissions d'hygiène publique dans les chefs-Keux de département et d'arrondissement; mais on avait omis d'appeler les femmes dans ces commissions, qui d'ailleurs n'entrèrent point en fonctions.

.NOTE (bp), page 195.

« Tant que les masses ont manqué de lumières • >n de civilisation et que les craintes pour la vie et la propriété ont été vivement surexcitées, on traita toujours sévèrement les malfaiteurs. Mais dès que l'ordre triomphe partout et que la raison domine, les hommes commencent à apercevoir la véritable situation des criminels, c'esl-àilire qu'une grande partie sont victimes des fausses conditions sociales, tandis que les autres ne sont entraînés vers l'erreur que par les inclinations dont ils ont malheureusement hérité de la nature. »

(Vestiges de l'Histoire naturelle delà création.)

NOTE (bq), page lu:..

« Les successions multiplient, pour les hommes faibles, les difficultés morales. » Skmncoui!.

NOTE (br), page 196.

« Maintenant l'abolition de la peine de mort est réclamée avec cette sorte d'unanimité qui ne peut tarder de triompher, parce que c'est l'unanimité des hommes qui ont la pensée sympathique de ce siècle. » Ballanchk.

NOTE {bs), page 197.

« 11 arrive au spectateur du supplice la même chose qu'au spectateur d'un drame; et comme l'avare retourne à son coffre, l'homme violent et injuste retourne à ses injustices. » Beccahia.

NOTE [bt), page 200.

« La peine capitale ne peut être tolérée dans l'organisation sociale qui va naître. Je n'en donnerai que deux raisons. Tous les citoyens devant être appelés à coopérer aux jugements criminels, vous ne pourrez éviter que quelques-uns de ceux

qui seront obligés de remplir ces redoutables Ponctions n'aient, avec le développement des opinions actuelles, une répugnance invincible à prononcer le sinistre arrêt qui va priver de la vie un de leurs semblables, et le jeter ainsi tout à coup en la présence de Dieu; vous ne pouvez éviter que quelques-uns de ces citoyens, d'une haute conscience ou d'une conscience timorée, secouent, comme on est disposé à le faire, le joug de l'autorité, et, se croyant ainsi le droit d'examiner les limites du pouvoir de la société, lui refusent ou lui constituent celui d'ôter irrévocablement le repentir au coupable, et peut-être, chose affreuse à penser! la persévérance à l'innocent, car c'est une grande dégradation pour un innocent condamné que de nier la justice. Il est évident que le juré qui ne voudra pas appliquer la peine de mort dans les cas prévus par la loi sera obligé de trahir sa propre conscience, de mentir à L'évidence du fait, ce qui est un très-grand mal,

parce que c'est une sorle d'immoralité qu'on ne se reproche point. »

Ball anche, Essai sur les institutions sociales.

NOTE [bu), page 201.

Je n'ai pu traiter ici les questions de détail, telles que la prison cellulaire, etc., etc. J'indiquerai seulement aux personnes que ces questions intéressent l'épreuve d'un système vraiment humain faite à la colonie pénitentiaire et agricole de Mettray, par deux hommes de cour, MM. Demetz et de Courteilles.

.NOTE [bv), page -204.

« On instruit les enfants à craindre et à obéir. On les excite encore à être copistes, à quoi ils ne sont déjà que trop enclins; nul ne songe à les rendre originaux, entreprenants, indépendants.»

\ \i vi Miicrr.s.

NOTE Ibx), page 205.

Je m' puis faire qu'indiquer ici, au couranl de la plume, ce système de droits politiques gradues, subordonnés à certains examens progressifs, attestant non la capacité de l'impôt, mais celle du cerveau : non une inepte et matérielle possession territoriale qui ne préjuge rien, mais la possession des notions nécessaires pour pouvoir se gouverner soi-même et prendre une part directe ou indirecte au gouvernement des affaires publiques.

NOTE (/>//), page 20G.

« Ce n'est pas dans l'éducation commune que I égoïsme a pris naissance; il pst le triste et cliélif avorton de l'éducation privée. »

Bonald, Législation primitive.

NOTK [b%), pave 208.

On a calculé qu'en Irance, sur trente-trois

millions d'habitants, vingt-huit ne reçoivent aucune éducation. L'éducation classique complète revient à une somme, de dix à vingt mille francs; elle est par cela même inaccessible au plus grand nombre.

NOTE (m), page 209.

Ce résultat si désirable est en partie obtenu dans les collèges aujourd'hui; ils rapprochent les pauvres et les riches, les nobles et les bourgeois». Mais l'artisan et le laboureur n'y peuvent pénétrer. Le spectacle salutaire de la vie rustique y manque. Ces sortes d'établissements ne sont pas conçus selon un plan assez vaste. Leur principal défaut est d'être renfermés dans l'enceinte des villes.

NOTE (cb), page 211.

«L'esprit de famille est un esprit de détail borné par les moindres minutie-: an lieu que l'esprit publie, attaché aux principes généraux, voit les

faits d'un œil sur, les range chacun clans leur classe, et sait en tirer des conséquences utiles au bien du plus grand nombre. » Beccawa.

NOTE {ce), page 212.

« Défaut d'instruction générale et élémentaire parmi les classes inférieures et laborieuses, défaut d'instruction spéciale et politique parmi les classes supérieures, telles sont, en résumé, selon nous, les deux causes capitales de l'instabilité des gouvernements en France. »

Emile i>f. Gibardin, De /' Instruction publique en France.

.NOTE led), page 215.

Encore ferai-je observer que cetle méthode de vovage se pratique dans la plupart des universités et des établissements particuliers de l'Allemagne. Le séjour de deux ans en Italie, accordé aux lauréats de l'Institut, rentre complètement d'ailleurs dans cet ordre d'idées.

NOTE [ce), page 246.

a Los chambres législatives, lorsqu'un ministre éclairé leur aura fait comprendre toutes les questions sociales que soulève celle de l'instruction élémentaire, ne refuseront pas l'allocation nécessaire pour qu'une école soit fondée dans chaque commune, que l'admission en soit gratuite et commune à tous comme l'entrée de l'église. »

Emile de Girardin, De l'Instruction publique en France.

M. de Girardin propose aussi rétablissement d'une sorte de bibliothèque mobile à l'usage des départements et des communes. Voir dans son livre De l'instruction publique le développement de cette excellente pensée.

NOTE (cf), page 224.

Il est assez curieux que les séides fois où l'on

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;iit daigné s'en souvenir en France, c'ait été pour leur trancher la tête. Je m'étonne qu'en général on n ait pas trouvé de place à leur offrir entre l'échafaud et le trône.

NOTE (v/i, page 226.

« Si certaine partie d'une nation, engagée dans une branche particulière de l'industrie, accapare des avantages nuisibles aux autres fractions du peuple, le premier effet produit sera un préjudice porté à ces autres parties de la nation, et le second, un préjudice retombant sur ceux qui l'ont causé, et qui trouvent ainsi leur châtiment dans leur faute. »

(Vestiges de l'Histoire naturelle de la création.)

NOTE (<//), page 265.

J'ai entendu un homme d'esprit, dans un accès d'indignation el d<i verve ironique, di-

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