CHAPITRE II. — Du déterminisme
I. D'après les déterministes, le principe de causalité étant universel, notre décision est l'effet naturel et nécessaire des motifs qui la dictent : la croyance à la liberté est une illusion. — IL La véritable cause de notre action est notre caractère; conditions qui le déterminent. — IIÏ. La statistique des actes soi-disant volontaires permet^elle de soutenir encore que l'homme est libre? — IV. Faiblesse des arguments que l'on oppose d'ordinaire au déterminisme. — V. En réalité le déterminisme est un système inachevé : ses partisans doivent aller jusqu'au bout et se déclarer franchement fatalistes. — VI. Conséquences morales et sociales du déterminisme.
I. La liberté définie le pouvoir de se décider en l'absence de motif et contre tous les motifs : Epicure, Pelage, Duns Scot, Reid. — IL Descartes doit-il être rangé parmi les défenseurs de ce système? — III. L'âne de Buridan. — IV. Le parfait équilibre et la complète indifférence sont impossibles et inconcevables. — V. La théorie de l'indifférence est inconciliable avec les principes de la morale.