CHAPITRE I®'. — Du fatalisme
I. Le fatalisme nie à priori la possibilité de la liberté. — II. Le destin est d'abord conçu comme une loi suprême, mystérieuse et impersonnelle. — III. Puis c'est la volonté souveraine et arbitraire de la divinité. — lY. Ailleurs c'est l'expression de la sagesse ou de la bonté de Dieu. — V. Fatalisme stoïcien : enchaînement nécessaire des causes et des effets. — VI. Spinoza. — VIL Pour un grand nombre de nos contemporains, le principe fondamental de la science est l'absolue nécessité de toutes les lois de la nature. — VIII. Principe de la conservation de l'énergie. Tentatives faites pour le concilier avec la liberté : MM. Gournot, de Saint- Venant, Boussinesq, Delbœuf. — IX. Le fatalisme supprime toute distinction entre l'homme et le reste de la nature, entre le monde matériel et le monde moral.