VII. De la littérature classique en France aa
Fin D£ LÀ TABLE DM CBAPITEBS.
AYERTlSSElHfiNT.
L V a ^elques années, une .académie de province (TAcadëmie des Jeux Floraux) proposa pour sujet d'un prix littéraire la question suivante : « Quels sont les » caractères distinctifs de la littérature à laquelle on a » donné le nom de Romantique , et quelles ressources M pourroit-elle offrir à la littérature classique?»
L'écrit qu'on va lire fiit rédigé dans l'intention d'être envoyé au concours , mais le temps manqua à l'auteur, qui 9 en donnant à la question proposée une solution qu'il jugeoit lui-même devoir s'écarter d*une opinion généralement reçue, crut nécessaire d'entrer dans des développemens qui seuls pouvoient justifier la sienne, et ces développemens le mirent dans l'impossibilité de terminer son ouvrage avant le tertoie prescrit.
A cette époque en effet (en 1820) ^ quelques unes des idées que cet écrit renferme , pouvoient paroître non seulement neuves ) maitf paradoxales. Depuis lors, les réflexions des gens de lettres, en se tournant vers cette partie de la littérature, 7 ont apporté de nouvelles lumières et ont préparé la tâche de l'auteur. C'est
vni
la conformitë qu'il a cm remarquer entre ses îd^es et celles de plusieurs d'entre eux , qui Tengage aujourd'hui à soumettre son jugement au public. Il Pa laissé tel qu'il fut conçu à cette première époque v et, quel que soit le sort qui l'attende, son but ne sera point manqué , si, en appelant sur le sujet qu'il traite les méditations des hommes éclairés, il contribue à hftter la solution d'une question liée désormais aux progrès de notre littérature , et qui n^ést. peut- être pas étrangère à nos intérêts politiques.
Juiûet iBa4.
ESSAI