‹ Essai sur la Métaphysique d'AristoteChapitre 28 sur 228 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

Pyrrhoniens, Stoïciens, Académiciens, Sceptiques, derniers Stoïciens.

Tandis que l’école d’Aristote redescend peu à peu de sa métaphysique aux régions inférieures de la philosophie, où elle s'étend et se disperse en tous sens, d’autres écoles s'élèvent qui toutes, abandonnant ouvertement la philosophie premiere du Péripatétisme, la laissant comme un temple en ruines, sur une cime lointaine et environnée de nuages, essaient tour à tour de construire sur le fondement seul de la nature, un nouvel et plus solide édifice, mieux approprié aux besoins et aux désirs nouveaux. Dans la longue période qui s'étend des premiers successeurs d'Aristote au premier siècle de l'ère chrétienne, c'est un caractère commun à toutes les sectes qui se disputent l'empire de la philosophie, de ne rien chercher, de ne rien supposer par delà la nature, en y comprenant l’homme; plus de science qui prétende dépasser la physique. Un second caractère également commun à toutes les sectes, c’est de tendre sur toute chose à la pratique, à la morale, et de faire consister dans la découverte du souverain bien de l’homme ou l'unique ou la principale fin de la phi-

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