‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 23 sur 128 · Elh.Nic.,\,i, 1-3; m, 8 et · texte numérisé non relu

Elh.Nic.,\,i, 1-3; m, 8 et

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objets convenables, et vous en modérez les mouvements. Vous savez que la passion communique de la vigueur à l'acte raisonnable où elle se mêle*, vous ne redoutez pas la passion, mais vous ne permettez pas qu'elle soit maîtresse-. Dans certaines occasions, vous vous élevez au-dessus de vous-même. Votre vertu devient héroïque'. Comme il y a des sortes d'excès d'infortune qui semblent passer les forces humaines, il faut aussi, pour supporter ces misères étranges, une extraordinaire énergie, un courage surhumain, ce semble'*, et il n'y a plus de nom dans la langue pour désigner cette merveilleuse chose, une vertu presque divine. L'homme, par la sensualité ou par la cruauté, descend au-dessous de lui-même : on appelle cet excès dans le mal, brutalité (S/;&[:r/;ç] % et celui qui y tombe n'est plus un homme, c'est une bète brute {OrjAyj). Mais il y a un excès contraire qui rend les choses, de bonnes qu'elles étaient, meilleures encore^ : l'homme héroïque est presque un dieu '.

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