‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 25 sur 128 · ESQUISSH DE L HOMME VERTL'EUX ET SAGE · texte numérisé non relu

ESQUISSH DE L HOMME VERTL'EUX ET SAGE

Eli ces occasions extraordinaires, le caractère propre de la YertLi et du beau se retrouve. C'est la raison encore qui enseigne à sortir des limites communes; il y a une extrême énergie, il n'y a pas de désordre; la conve- ^ nance souverame est observée, on agit comme il convient*. Toute vertu d'ailleurs n'est-elle pas, dans un sens, excès, comme, en un autre sens, toute vertu est mesure? Vertu, c'est excellence, c'est perfection, c'est achèvement. Qui n'est point au comble, au faîte, au bout, en un ordre de choses donné, n'a point la vertu que cet ordre de choses comporte. Et en même temps, vertu, c'est mesure, c'est proportion, règle, ordre, milieu bien pris entre trop et trop peu-. Qui ne sait se garder du défaut et de l'excès, n'a puint la vertu, le but étant manqué ou dépassé. Le bien est un sommet, et la vertu, (]ui vise au bien, ou qui est le bien réalisé dans l'homme, devenu le bien de l'homme, la vertu est chose haute, étant excellente". Mais le bien est au miUeu, si vous considérez les termes opposés où l'homme peut se porter, et la vertu consiste précisément à demeurer dans

iieiile qu'Aristote dit dans la Volitique qu'elle niéiile à celui qui la possède la royauté; car un tel èlre ne peut être assujetti à aucune loi, il est luimême loi; c'est comme un dieu parmi les hommes : songera le soumettre aux lois serait aussi ridicule que de vouloir partager avec Jupiter l'empire du monde. Voir l'olit., 111, viii, 7; xi, 10.

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