‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 43 sur 128 · Eth. Nie. IX, VIII, 5... tô y.aVJv ÉauTio r.zo'-o'.oîzo · texte numérisé non relu

Eth. Nie. IX, VIII, 5... tô y.aVJv ÉauTio r.zo'-o'.oîzo

grandement belle, alocirai u.iyx /.alcv êavzô). Si, en mourant, il assure à autrui de précieux avantages, à un ami la vie, à la patrie la liberté, lui a pour lui-même le beau, a-j-o) oè ri za/sv, le beau, c'est-à-dire l'honneur de mourir et la beauté de la mort acceptée par amour du beau ' .

On pourrait multiplier les citations. Je n'oublie pas néanmoins qu'Aristote se sert quelquefois d'un autre mot, bien fort, bien expressif: il dit qu'il y a des choses qu'il faut faire ou subir, oii r.rjy.-xziv , oii ù-ou.vjeu. Et ce n'est point l'inévitable nécessité des événements qu'il désigne par là. Ce qui nous est imposé par le cours fatal des choses, ce à quoi nous ne pouvons pas échapper, ce qui, dans une circonstance donnée, ne peut pas ne pas être pour nous, c'est ce qu'il nomme nécessaire^ àvy.y/.y.ic-'j- . La force fatale contre laquelle se brise notre volonté impuissante, c'est l'àv^cy/./î. Dans ce qui est subi nécessairement il n'y a aucune beauté, nous l'avons vu : au nécessaire, -b à.vy.yy.y.iov, il oppose le beau, ti v.vlôv. Mais ce qu'il nomme àzl, c'est en beaucoup d'endroits cela même qu'il est beau de faire. Il faut faire ce qui est beau, c'est-à-dire on doit le faire. Ce que ce mot àzl exprime, c'est donc cette nécessité morale, cette sorte de contrainte morale, d'un caractère à part, que notre langue appelle le devoir^. Il y a des choses qu'il faut craindre, par exemple le

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