‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 72 sur 128 · Elh. Nie, I, XII · texte numérisé non relu

Elh. Nie, I, XII

4. Eth. Nie, I, XII, 4. Andronicus de Rhodes, dans sa Varaphrase, dit : 'E-aiv£-:à yào a [iz'zi/v. tlvo; àvaSoû... tt,v iozzlr,'^ i-n'.woùatw 5ià xt tto'.ô- TT.TÔ; t'.vô; i'fxfloi) [istî/siv, -/.alyisiw s/îtv -7:06; àyaOôv t; y.aia--o'j5atov. A'.i Toij-Q -/.al GÎTOÙ; Oîo'jî s—aivo'JVTs;, fcXo'.oi siïiv, r^u.'.w aÙTOù; èliioxjyrz; • TO'^^TO ôÈ j'j;j.6a'!vc'. î'.à tô -''vs^Oa'. toô; sraivo-j; £v:-/.a tt,; -pô; to

130 CHAPITRIÎ IV.

p.xy.xoi'Çîrj cst remarquable. Il fait penser aux choses d'ordre divin, c'est là l'usage auquel on a coutume de le réserver ; et, d'autre part, Aristote le faitvenir de y^aipzcj, se réjouir*. Ce serait doncla joie divine qu'il exprimerait ; et c'est bien en effet le caractère de la félicité qui est, selon Aristote, le terme suprême de tous les vœux.

La même distinction entre la louange et l'honneur ^st expliquée dans les Magna Moralia d'une manière qu'il importe de noter'. Il y est dit que ce qui est digne d'honneur, zbzitj.iov, c'est tout ce qui est divin, tout ce qui a une excellence singulière, rb Biï:v, tb |3£>.rtsv, par exemple, l'âme, 'l-jyr,, l'intelligence, vo'jz : ainsi le divin proprement dit d'abord, et puis ce qui y ressemble le plus, ayant quelque chose de plus haut, de meilleur, de supérieur : supérieur à quoi? à ce que les hommes sans doute envisagent le plus communément : donc quelque chose d'ordre immatériel, intellectuel, spirituel, moral, et les exemples l'indiquent bien : c'est l'àrne, c'est l'intelligence. Yoilà l'ordre des choses sensibles dépassé. Mais continuons. C'est encore tout ce qui, plus que le reste, est principe, par exemple le pouvoir suprême, et les choses analogues, ri à^-yaià-t^c-j, ■/] àpyj,, xx zciolvxc/.. Le grec ici est intraduisible. Le mot «o/w a les deux sens de commencer et de commander : qui commence est le premier; qui commande, est aussi le premier. Ainsi du

i-'af)ôv àva'iopâ; y-al /esîoj;... -f, cJ5a:aov;'a où TOioCtov... oC yàp ~oô; Ti àva-^ÉpETai TÔ àyaOôv.

1. Eth. Me, VII, XI, 2. L'étymologie est bizaiie. Le radical iiax semble marquer une idée de longueur, de grandeur.

Page 1