‹ Essai Sur La Myélite Aiguë Centrale AscendanteChapitre 13 sur 24 · LA VAE AT · texte numérisé non relu

LA VAE AT

Li aire n’est pas bornée à la colonne, mais qui s’étend sur le tronc, en suivant exactement la ligne qui sépare les parties paralysées des parties saines (Radcliffe).

« Cette douleur présente encore ceci de particulier qu’elle n’est pas, comme dans l’inflammation des méninges, réveillée par les mouvements du tronc. » (Dujardin- Beaumetz). |

Hypèresthésie. — Nous avons dit qu’elle existait rarement. « C’est d'ailleurs, dit M. Jaccoud, un signe quasiindifférent; car elle existe dans des paraplégies tout-à-fait dissemblables, organiques, hystériques, toxiques, etc... Elle devient un signe certain de myélite, lorsqu'elle présente le caractère suivant : le simple contact d’un membre, de l’un des membres inférieurs, par exemple, détermine des sensations douloureuses dans l’autre. Ce phénomène, de l’ordre des sensations associées, indique une altération matérielle de l’axe spinal; 1l mdique de plus que cette altération n'a pas encore désorganisé la substance nerveuse correspondante. »

Anesthésie. — Lessymptômes précédents, quandils existent, sont orinairement de peu de durée et ne tardent pas à être remplacés par de lanesthésie. Le malade perd à la fois la sensibilité au contact, à la douleur, à la température, au chatouillement.

Quand elle se manifeste dès le début, c’est ordinairement sous forme de ce qu’on a appelé anesthésie douloureuse. Des sensations douloureuses sont perçues dans certaines parties des membres et lorsqu'on y recherche la sensibilité, on voit qu’elle a disparu.

Pour savoir si lanésthésie est d’origine centrale ou due

origine des 2.

eo dans le

contraire, en remontant jusqu'à es M séatique | : > con constate toujours | Tabsence de sensation, il est centaine

que la condition de l’'anesthésie réside pis haut dans le . e - faisceau sacré où dans la moelle, S'il n’y a pas de raisons 2 2 Fe pour admettre une compression des nerfs ei Vori-. ie gine centrale de l’anesthésie est netiement établie. |

est facile de comprendre la constance du symptôme = anesthésie dans la myélite centrale, quand on se rappelle qu ‘elle dérive spécialement des altérations de la substance

| grise.

Les lésions des cordons postérieurs ne donnent qu’ une anesthésie partielle et laissent la sensibilité tactile plus ou

“moins intacte.

2 nn Motilité. — La dt avec ile se ones et j: | s'achève la paraplégie est presque caractéristique de la myélite centrale diffuse, ou de l’hématomyélie qui, d’ailleurs,

à ‘me est db: plus parent comme l'ont établi 1 us ve Hayem, An une lésion secondaire dé la oi

+ dé té ie motrice. à Onda il y: à « 41 contractions musculaires oscillatoires, un tremblement muscuont aire involontaire comme dans le cas d’un Léger frisson >. D Enrelken] nine RE teR es SU UE, Or voit ordinairement les nb subir un afaiblisse- RE SENS Net progressif et la paraplégie devenir absolue, en n quel ï do ae ques minules ou en quelques heures. NUS 1 1 iL Pendant la période d'état, on a constaté agen TON ES soubresauts spontanés dans les membres inférieurs. Nous avons déjà signalé la marche ascendante de la maladie ; nous n’y reviendrons pas see Contractilité électrique. — La contractilité musculaire est, on le sait, en rapport avec l'état anatomique des muscles ; dès que ceux-ci sont privés de l'influence qu’exerce : sur eux à l'état normal la moelle épinière, par Pintermé. diaire des cellules des cornes antérieures, ils subissent des altérations de structure, caractérisées cliniquement, dès le début, par la diminution de leur contractilité. Aussi n’est-il pas surprenant de voir dans la myélite aiguë généralisée un affaiblissement et plus tard un anéantissement complet de la contractilité électrique. C’est ainsi qu’on ia trouve d’abord affaiblie dans certains | de groupes de muscles des jambes ou de la partie antérieure | Da | des cuisses, puisqu'on la voit disparaître successivement des muscles du tronc et des membres supérieurs parallèlement | à la marche de la paralysie.

Mouvements réflexes. — L’aboltion précoce de l’excita- <

bilité réflexe est; nous l’avons vu, un symptôme important de la myélite aiguë centrale. En effet, le pincement de la peau des jambes et le chatouillement de la plante des pieds ne déterminent aucun mouvement dans les membres paralysés.

La substance grise étant le foyer des mouvements réflexes il est facile de se rendre compte, par le fait de la désorgapisation profonde que nous avons décrite, de l’annihilation de ces mouvements, à moins que la maladie n’ait respecté le segment inférieur de la moelle; comme nous en avons rapporté un exemple.

Troubles de la calorification. — Ils existent fréquemment dans la myélite centrale aiguë; nous avons cité un cas, où la température des membres inférieurs était notablement accrue : le fait est conforme à la théorie vaso-motrice commune ; mais, dit M. Jaccoud, l’observation démontre que ce phénomène n’est rien moins que constant. Dans deux cas avec autopsie J'ai constaté un abaissement thermométrique dans les membres paralysés ; et dans sept observations Mannkopff a noté la même modification, de sorte qu’il y voit des symptômes ordinaires de la myélite.

Paralysie des sphincters. — La paralysie de la vessie et du rectum apparaissent de bonne heure et peuvent même devancer les autres symptômes. Le premier eflet de cette paralysie est la rétention d'urine et la constipalion. Bientôt le réservoir urinaire se distend et le malade urine par regorgement; on assiste de même à la sortie involontaire des matières fécales.

Eschares et troubles trophiques. —M. Charcot pense que pour expliquer la production des troubles de nutrition qui

Le Mis bas la cite etc.

Les urines sont souvent ae rise ammoniacales, dès les premiers jours de la maladie. ca Déjà Dupuytren avait remarqué que. dans les paralysies a dues ë à des traumatismes de la moelle, les sondes S'Incrus- | taient rapidement de sels et devaient être souvent renouve- à Jées. Il parait donc y avoir une perturbation dans 1e sécréton rénale, perturbation en rapport avec la lésion médullaire. : ù En effet, Smitz ayant fait des injections d’eau rene dans ï la vessie, jusqu’à ce que le liquide qui en sortit n’offrit plus Le aucune réaction, relira, vingt minutes pus tard, au moyen . + de la sonde, de l’urine qui offrait une réaction franchement ne alcaline (D. nya pa ere ni alburinurie ni EL cosurie. D on ei

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