‹ Essai Sur La Myélite Aiguë Centrale AscendanteChapitre 14 sur 24 · Jaccoud. Traité des paraplégies · texte numérisé non relu

Jaccoud. Traité des paraplégies

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| res supérieurs ; “ tronc Es Loue .

ne furent envahis que consécutivement. HA (ie HAE

: e Ja marche ascendante de k paralysie résultent des :

- symptômes graves et rapidement incompatibles avec la vie. … D A sertie des muscles abdominaux rend l'effort impossible, es inspirations sont imparfaites et. le malade étant con- = damné au décubitus horizontal, l'air entre dicilement dans ou “les vésicules- pulmonaires ; les bronches ne tardent pas à . s’encombrer de mucosités et le patient est sous le coup. / QE ee. d’une asphyxie lente. .

Le apparition des troubles de la déglutition et de la Len Es cest d’un pronostic très-fâcheux ; car elle indique l'extension de la maladie à la région bulbaire et Pimminence de lasphyxie. Un accès de dyspnée va survenir et la mort aura lieu en quelques minutes. Le nos La durée de la maladie est généralement très-courte ; dans le cas de Moynier. elle à été de treize heures ; Seansnt LUE Von ere Fo. ensuite les cas très-aigus de deux à quatre jours de durée ss (Gaulthier de Claubry, Critchett, Wirchow) ; puis les ob- PR servations dans lesquelles la maladie à duré au moins une semaine. Dans quelques autres, elle s’est prolongée treize

Da : où à quinze jours. “h est rarê ‘aù ‘elle dépasse ce

De ot terminaison est presque fatalement mortelle ; (nous

la 36. ee

d “ et qu’ elle affecte une marche subaiguë ; Me Mam- al fi kopff à) rapporté Vhistoire d'un. malade qui Succomba que seulement après la cinquième semaine. PA ‘3

en avons déjà fait connaître les causes el le mécanisme ; aa d envahissement du centre respiratoire, complications ihora- sure # % ciques, seplicémie consécutive aux troubles trophiques, se Spécialement à aux eschares de la légion SAGrÉGr IE AVES 0

DIAGNOSTIC. . ox

Du à myélite aiguë généralisée s ‘établit franchement | avec le corlége symptomatique que nous lui connaissons, dr est difficile de fa méconnaitre. Cependant, comme de un certain nombre d’affections pouvant offrir avec elle des oi analogies plus ou moins trompeuses, nous allons essayer b de mettre en relief les caractères différentiels à l’aide desquels on pourra presque toujours se PEONONEEE sur ho Vue LR nature de la maladie.

Méningite. — M. le professeur Jaccoud fait observer

avec raison que la coïncidence des deux affections est la règle et que le diagnostic différentiel n’est qu’une subtilité ou une question de prépondérance. Toutelois, l'examen

anatomique nous ayant apyris que la myélite centrale en particulier peut exister avec une intégrité à peu près complète des méninges, nous indiquerons brièvement les signes

qui permettraient d'établir le diagnostic.

… Dans la méningite, les douleurs rachidiennes et les ae leurs dans les membres sont beaucoup plus vives et sont exas-

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Mere pérées par les mouvements du rachis. Il y a des contractures douloureuses dans les membres, la nuque, le dos, une rigidité musculaire douloureuse du tronc, qui immobilise le malade. La méningite pure ne s'accompagne ni de paraplégie, ni de troubles trophiques, ni de perte de la contractilité électrique. Au contraire, tous ces symptômes sont irès-accusés dans la myélite. Enfin, les phénomènes généraux sont beaucoup moins accusés dans celle-ci que dans la méningite.

Meningo-myélite. — Dans la meningo-myélite sans lésion de la substance grise, les troubles trophiques, les eschiares, les troubles des fonctions urinaires sont plus rares ; la mala-

die peut guérir sans désordres irrémédiables. :

Congestion de la moelle. be congestion n’est le plus souvent que le premier degré ou le corollaire forcé de linflammation aiguë de la moelle ; néanmoins, elle peut exister isolément. Dans ce cas, la marche des accidents, la modification rapide des troubles fonctionnels tout à l’heure très-graves et presque effacés un moment plus tard permettront de soupçonner l’origme congestive de la maladie.

D'ailleurs, iln’y a pas de douleur lombaire bien marquée, pas d’abolition des mouvements réflexes, et: la paralysie n’est jamais aussi incomplète que dans la myèhite. Toutefois nous croyons qu’en pareille occurence, on ne saurait apporter trop de réserve dans le pronostic.

Paralysie de Duchenne de Boulogne. De l’aveu de M. Duchenne de Boulogne, la maladie décrite par lui sous le nom de paralysie sp éciale des adultes n’a pas toujours une parfaite ressemblance avec elle-même; néanmoins, nous

| ps ee croyons devoir signaler les caractères suivants qui serviraient à la séparer dela myélite centrale aiguë. |

Dans la paralysie de Duchenne, il n’y à pas de paralysie recto-vésicale, pas de troubles trophiques, pas d’abolition de la contractilité même à la dernière période de la maladie. ie :

Tandis que la myélite ascendante aiguë procède d’une façon continue, la paralysie de Duchenne procède par poussées suivies de rémissions plus ou moins durables.

Enfin la dernière est d’un pronostic beaucoup moins grave que l’autre.

Paralysie hystérique. — Déjà en 1866, MM. Hardy et Béhier avaient signalé la confusion qu'ilétait possible de commettre entre la myélite aiguë et certains phénomènes hystériques. Il suffit pour s’en convaincre de lire une observation recueillie à l'Hôtel-Dieu, en 4872 par M. Campenon, et reproduite dans la thèse de M. Dujardin-Beaumetz.

Toutefois dans la paralysie hystérique il n'y a pas les troubles trophiques, l’anesthésie et la paraplégie complète de la myélite généralisée. Souvent les troubles de la sensibilité affectent la forme d’hémi-anesthésie et la paraplégie siéce seulement de ce côté.

Souvent aussi 1l existe d’autres phénomènes hystériques et la paralysie elle-même est survenue après une attaque. Enfin la marche de la maladie ne tarderait pas à éclairer le diagnostic, s’il demeurait quelque temps douteux.

Paralysie ascendante aiguë. — La myélite centrale généralisée, dit M. le professeur Jaccoud (4), absorbe la plu-

1, Jaccoud, Traité de pathologie.

| écents sur LE “question, Ja | cette opinion

de notre thèse celle partie du diagnostic. Mais en pré- cs sence des observations assez nombreuses où l'examen le

“émise par un maître éminent, et nous aurions volontiers F ‘ é ;

pl lus minutieux pratiqué par des histologistes distingués, .

Fe parmi lesquels M. Vulpian, n'a permis de constater aucune … aliération des éléments de la moelle, nous croyons devoir exposer les caractères différentiels qui ont paru, au moins dans un certain nombre de cas, séparer cliniquement les . deux affections. pe rs :

Dans la paralysie de ue la sensibilité est intacte où très-peu altérée ; 1l n’y à pas de paralysie recto-vésicale ; pas de troubles trophiques. La COORESAANS électrique est conservée.

Au contraire ces différents symptômes sont très-accen-

tués dans la myélite centrale ascendante.

Hématomyélite. — Nous avons déjà dit que des recherches de MM. Charcot et Hayem il semble résuller que cette affection est toujours liée à la myélite. Il y à lorsqu'elle se déclére, paraplégie subite ; c’est une paralysie foudroyante survenant dans le cours d’une affection spinale, quelquefois latente qui fait songer à une hémorrhagie.

| — 40 — AR Embolie de l'aorte. — L’embolie de l’aorte cause rare de paraplégie ischémique rapide est reconnaissable à ce “qu'on ne sent plus battre les artères fémorales.

Myélite circonscrite. — S'il est impossible, lors des premières manifestations de la maladie, d’en reconnaître l’espèce, cette incertitude disparaît en partie au bout de trois ou quatre jours. En effet, la myélite circonscrite à une marche moins rapide, se généralise moins que la myélite centrale, met plus de temps à abolir les fonctions des éléments nerveux. Comme elle procède par petits foyers 1rréguliers et n’atteint pas toute une section transversale de la moelle, il n’y a pas perte complète de la sensibilité.

On peut observer de l’analgésie sans anesthésie, de la perte de sensibilité à la température seulement. Il n’est pas rare de rencontrer de l’anesthésie douloureuse. C’est que l’inflammation n’a pas envahi uniformément les conducteurs spéciaux de Brown-Séquard (4) pour les différentes espèces d’impressions sensitives.

Etant donnée, au contraire, la marche rapidement ascendante de la myélite centrale aiguë, l’anesthésie précoce et complète, extension progressive de la paralysie motrice à de nouveaux groupes musculaires, on ne tardera pas à reconnaître s’il s’agit d’une myélite en foyers ou d’une myélite centrale généralisée.

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