‹ Essai Sur La Myélite Aiguë Centrale AscendanteChapitre 19 sur 24 · NT AD · texte numérisé non relu

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excepté dans les muscies du mollet des deux côtés, où il y a une diminution de la contractilité électrique.

La rétention d'urine persiste et coexiste avec un certain degré de constipation. Les urines sont fortement ammoniacales, contiennent des vibrions en grande quantité, et ün peu d'albumine. (El faut dire: que cette femme est déjà sondée depuis plusieurs mois).

Soixante heures environ après le début de la maladie, on a cons-. taté un commencement de rougeur à la fesse droite. Cette rougeur était constituée par une plaque violacée sur laquelle se détachent des parcelles d’épiderme au-dessous duquel on aperçoit l'ecchymose du derme qui commence à s’excorier.

Comme autre lésion de nutrition, nous trouvons une augmentation de température à la main et au thermomètre. En effet, tandis que, vers -les parties supérieures du tronc, le thermomètre marque 36°6, aux membres inférieurs il s'élève à 37°6. On remarque en même temps sur ces membres un certain degré de tuméfaction ædémateuse. La malade elle-même a la notion d’une grande chaleur dans les membres inférieurs.

4 février. — Même état ; néanmoins il semble que la lésion progresse en hauteur. Cette femme éprouve un certain degré de tension abdominale. Les mouvements réflexes ont diminué dans les membres inférieurs, bien que l'irritabilité hallérienne soit conservée. Lorsqu'on essaye de fléchir les membres inférieurs, il se produit encore quelque: contractions musculaires.

Vu la marche ascendante de la maladie, vu surtout un certain degré de douleur rachidienne, M. Molland pense peut-être à quelque altération syphilitique et il institue le traitement mixte : mercure et iodure de potassium.

7 février. — La douieur rachidienne est plus vive; elle siége au niveau de la huitième dorsale. Elle ne s’exaspère point par la pression, mais elle prend une plus grande intensité sous l'influence de l'application de la glace, ou de l’éponge très-chaude. On est toujours obligé de sonder la malade ; les urines présentent ie même caractère ; Je ventre se tympanise, les mouvements réflexes des membres infé-

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ve 42. | février. — La douleur de la région dorsale est toujours ui : He | très- vive. Les mouvements réflexes sont considérablement exagéré = T0 PR, surtout dans les membres inférieurs ; en effet ; lorsqu'on soulève les Re ie : se - dr avec une certaine rapidité, on remarque des tressaillements trèsnets dans différents muscles de la cuisse. D'une manière générale, Ja | sensibilité est presque entièrement conservée et dans ses différents modes dans les membres supérieurs et dans les membres inférieurs. Ô À3 février. — Lorsqu'on examiue avecsoin les muscles on voit des sortes de soubresauts spontanés se manifester de temps à autre. On constate également un certain degré d’arthrite avec épanchement dans les deux genoux. Leucorrhée abondante depuis cette paralysie. Elle nous affirme qu'auparavant elle n’en avait pas ou fort peu. LEA . Les sueurs localisées sont toujours très-manifestes. La malade éprouve un certain degré de dysphagie. À l’auscultation, on entend quelques râles sous-crépitants aux deux bases des poumons.

A4 février. — L' intelligence est complétement intacte, mais il y a un commencement d'asphyxie. Parmi les muscles respirateurs, il n'y nue a guère que le diaphragme qui se contracte. Pouls 120. Temp. vag. ne 88. Le soir du 14 l'asphyxie augmente, la paralysie est toujours

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