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0 vu Re. HA a de complète, mais les troubles sensitifs à peine accentués. [l y a incontinence des urines et des matières fécales. Les fonctions cérébrales de cette femme sont intactes ; à peine s ‘il se manifeste un peu de subdéli- a rium au moment où l’asphyxie atteint son apogée ; enfin elle succombe le 45 après une courte agonie.
Aulopsie, 24 heures après la mort. — La rigidité cadavérique
Mine. occupe les membres supérieurs et les membres inférieurs ; les eschares des talons et des fesses s'étendent au moins à deux ou trois centimètres et ont chacune un diamètre de cinq centimètres.
KL Les poumons sont congestionnés avec un peu d’ œdème aux deux bases
et deux abcès de la grosseur d’ane noisette dans le poumon droit. Il
existe aussi un petit infarctus avec infiltration purulente dans le pou-
mon gauche. Le cœur et les vaisseaux sont sains. Il en est de même
: du foie et de la rate. Les intestins ne présentent rien de particulier.
à Les reins sont assez gros et sur leur coupe on voit plusieurs petits abcès arrondis, sphériques, dont le plus grand nombre est cortical et quelques-uns sont centraux et occupent les pyramides de Malpighi et les colonnes de Bertin. Par places, 1l existe également quelques taches sanguines, et quelques petits infarctus superficiels avec infiltration purulente. Les uretères sont rouges, congestionnés ; la vessie est fortement hypérémiée et dans certains points il existe quelques taches gangréneuses.
Système nerveux. — Lorsqu'on vient à enlever la moelle, on constate que ses enveloppes sont rouges, hypérémiées, qu'il existe par places, au niveau de la pie-mère des plaques ecchymotiques. Sur
\ une coupe de la moelle, il est facile à l’aide d’une loupe de constater une hypérémie générale, mais ayant son maximum d'intensité au niveau de la substance grise.
Examen dela moelle à l'état frais. — Il est permis de voir sur une de ces préparations : 4° que les cellules nerveuses sont tuméfiées, plus réfringentes qu’à l'état normal et un grand nombre sont hypertrophiées, ainsi que. leurs prolongements qui deviennent moniliformes. Un certain nombre d’entre elles sont comme vésiculeuses ou en forme d’outres. Mais ce qui est tout-à-fait remarquable, c'est qu'on y cons-
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tate en second lieu un grand nombre de corps granuleux ; 2° les vaisseaux entourés de leur gaine lymphatique sont altérés : la gaine est remplie de granulations graisseuses : 3° la substance blanche elle- . même présente des lésions, soit dans les cordons antéro-latéraux, soit dans les cordons postérieurs, où l’on constate de la vascularisation et de la congestion.
En même temps les noyaux du tissu interstitiel de la moelle, ou de la névroglie, sont tuméfiés, sont multipliés; on les voit, par places, par petits amas ; 4° on voit des corps granuleux très-nombreux cemme dans la substance grise, les uns avec un noyau central qu’on aperçoit très-bien après avoir fait agir l’éther. Enfin les vaisseaux euxmêmes sont dilatés. Il y a là de l'endartérite réticulaire. En même temps les tubes nerveux sont les uns atrophiés, les autres hypertrophiés. Les méninges sont aussi très-congestionnées et autour des vaisseaux on voit des sillons ecchymotiques, plus ou moins étendus.
Examen de la moelle avec des coupes, après durcissement par le liquide de Müller et coloration par le picro-carminate d'ammomaque.
4° Substance blanche. — On constate encore ici l’hypérémie diffuse, la tuméfaction de la paroi vasculaire ; on constate aussi trèsbien que le cylindre d’axe est plus gros qu'à l’état normal; par places, il semble que la myéline s’atrophie. Les noyaux colorés de la névroglie apparaissent également plus abon‘ants qu'à l’état normal. Par places, on voit des noyaux de destruction du tissu nerveux qui sont vides ou remplis de matière granuleuse. Lorsqu'on examine où siége le maximum des lésions, il est certain que c’est surtout au niveau de la région lombaire, où l’on remarque la congestion Ja plus vive et dans la substance grise et dans la substance blanche. A l’état frais, en effet, la substance grise présentait une rougeur ocreuse dans cette région.
2 Substance grise. — Même caractère de dilatation vasculaire. — Exsudat albumineux. — Transformation des substances grasses du
système nerveux; transformation des matières grasses en substance plus molle, plus réfringente. Les cellules nerveuses sont altérées et dans les cornes antérieures et dans les cornes postérieures. Elles sont très-granuleuses ; leurs prolongements sont moins nets et leurs angles sont arrondis au lieu d’être anguleux.
D'une manière générale un grand nombre de cellules nerveuses sont détruites. On n'en retrouve que des fragments dans les cornes antérieures. Les cellules des cornes postérieures sont aussi très-altérées,
mais beaucoup moins que celles des cornes antérieures.
Les nerfs périphériques examinés avec le plus grand soin ne présentaient qu'un peu de congestion. Ïl en était de même des racines nerveuses, Îl est fort dificile de dire s'ils sont réellement altérés. Quant aux muscles, il est facile de voir que les fibres primitives ont subi une altération graisseuse érithnoïde. Quant à la multiplication des noyaux du myolemne, elle est fort peu nette. |
Lésions des poumons et du rein.— Nousavons là affaire à de véritables petits ahcès métastatiques. Plusieurs sont périphériques ; plusieurs sont coniques, le sommet étant tourné du côté des parties centrales. On trouve ces infarctus sous quatre états : 1° Sous la forme de foyers purulents avec un peu d'infiltration sanguine à la périphérie ; 2° sous forme miliaire à foyer central et à infiltration purulente périphérique avec une troisième zone ecchymotique qui touche l'infiltration ; 3 l’infarctus plus ou moins dense avec infiltration purulente : 4° enfin la tache sanguine ecchymotique avec ou sans point miliaire purulent. |
Lorsqu'on examine les canalicules dans les points où existent les abcès, on peut trouver encore l'épithélium granalo-graisseux déformé,
atrophié, en voie de détritus, de fragmentation. Dans tous les points où
il existe une infiltration sanguine, on constate une agglomération d'hématies qui laissent transsuder leur hématine, et, dans certains points, il existe un mélange de leucocytes et d’hématine, qui donne des teintes variées se rapprochant du rouge.
En résumé il s’agit d'une myélite aiguë ascendante, diffuse, ayant eu un début subit, dit apoplectiforme. Ce qu’il y a de remarquable
u … OBsERvaTION 1e
| Recueillie el examen microscopique par : #. Troisier, \SRECrRE du service
; à M. Jean, âgé de 23 à ans, cocher, entre à 4 Pitié le 19 août 1873 |
salle Saint-Raphaël, n° 16.
Cet homme est d’une constitution robuste; il n’a jamais fait de
À | maladie grave antérieure à celle pour laquelle il est : amené aujourd bai à l'hôpital. :
Il y à quinze jours environ qu'il est tombé malade et qu il a cessé
de travailler. On ne peut assigner aucune cause appréciable au dé- veloppement de sa maladie. Les premiers symptômes se sont établis sourdement ; ils consistaient surtout.en une grande fatigue eten un affaiblissement général; il survint dès les premiers jours de violents maux de reins et de la céphalalgie; l'appétit se perdit, ainsi que le sommeil. M... resta dans cet état pendant dix ou onze jours ; dans la journée du 46 août, il eut plusieurs frissons erratiques ; il éprouva des douleurs lombaires plus violentes que celles qu’il ressentait d'habitude; enfin, il s’aperçut que ses membres inférieurs s’affaiblissaien: rapidement ; dès le soir, il lui était impossible de les mouvoir. À partir de ce moment, la miction ne se fit que très-difficilement
UN Dire
et d'une façon incomplète. Bientôt après, il survint une grande faiblesse et comme un engourdissement dans les membres supérieurs, en particulier dans le droit. M. Martineau, qui a vu ce malade hier, 18 août, a remarqué que la paraplégie n’était pas complète : quelques légers mouvements spontanés des orteils et des pieds étaient possibles ; ces mouvements étaient an peu plus étendus à droite qu’à gauche. Le malade pouvait se coucher sur le côté; il n'a jamais eu de con. vulsions. | |
Le 19 août, il est dans l’état suivant : 1l reste couché sur le dos la tête renversée sur l’orciller, les membres supérieurs étendus sous les couvertures ; il ne cherche à exécuter quelque mouvement que si on ly invite. Il lui est absolument impossible de soulever les membres inférieurs au-dessus du plan du lit; il peut à peine fléchir et étendre le pied droit; les mouvements de flexion et d’extension des orteils sont conservés des deux côtés, surtout du côté droit mais sont très-lents et très-faibles. En chatouillant la plante du pied, on ne provoque aucun movement réflexe à gauche ; à droite il se produit des contractions à peine visibles de quelques muscles de la cuisse, sa sensibilité au contact simple, au pincement, au chatouillement est conservée. Les muscles se cContractent sous l'influence du courant électrique (machine d’induction).
Les membres supérieurs sont très-affaiblis, surtout le droit ; lorsqu'on le soulève, il retombe presque aussitôt; l'avant-bras et la main peuvent cependant exécuter quelques mouvements spontanés. À gauche, les mouvements sont plus étendus : le bras peut se détacher du plan du lit et rester élevé pendant quelque temps. Au dynamomètre la main gauche donne 30, la droite 17. La sensibilité est conservée, ainsi que la contractilité électrique.
Les mouvements qu'on communique aux différents segments des membres supérieurs ct des membres inférieurs se font sans la moindre résistance.
Sa tête est un peu renversée ; les mouvements spontanés de flexion et de rotation sont peu étendus; on éprouve une certaine difficulte à la fléchir complétement.
ï à eur sont ‘énergiques, réulies et ere, @n w a pas compté! k no! bre de battements à la ue
1 bien; a ie ee d'oreilles ne n'a ue céphalie, Feu conservé l'intelligence. Il ne délire pas Là nuit,
SE I se se plaint de souffrir dans toute l'étendue de la colonne verté-
le. La pression sur Les apophyses épineuses détermine de la A A