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Des chiffons de laine

Les prix en ont varié considérablement dans ces derniers temps; on les a vu monter de cinq, à sept shellings six deniers par cent livres pesant. On donne oncore six deniers par cent livres pour les faire hacher en petits rrtorCéaux : on en jette de cinq à douze cents pesant sur un acre de terre. Les observations de»

cultivateurs du comté de Hertford prouvent que ces chiffons conviennent principalement aux terres sèches et sablonneuses, Sous le rap-

port de la nutrition des végétaux, ils ont la plug, grande analogie avec lesau^res substances aninpales; niais ils attirent et retiennent davantage rhumi4ité;dç l’atmosphère. Le <^och!

teur Cullen a trouvé que leur effet est sensible pendant six ans.

.. o. Des abatis de tanneurs,

Ces abatis et les rognures des Corroyeurs et fourreurs se vendent à Londresà un denier sterling le boisseati; mais le prix- varie .suivant les circonstances. Lorsque le blé se vend bien, cet engrais, ainsi que; tous les autres sont fortement recherchés, et ils coûtent cher; mais lorsque le blé est a bon marché, il y a peu de demandes, et les prix tombent. On en emploie communément trente bois-

- " . . < 185 )seaux par acre : leur meilleur usag*

est dans des sols secs. r

io. Raclures de corne.

On les vend à un denier sterling

le boisseau, et il en faüt trente pour

un acre. Elles font biep dans tou§ les sols, mais encore, mieux lorsque la saison est humide. Plusles raclures sont épaisses et plus elles sont chères ‘ inférieures quant à l’effet, elles sont cependant plus durables. ,

§ i De la nature et des propriétés

de ces substances animales .

Toutes les substances animales se résolvent en h^d|rogèpe, nitrogène, oxigène, carbone, phosphore et soufre ; c’est-à-dire qu’elles renferment

les principes qui, d’après toutes les théories raisonnables sur la végéta-

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tîon, sont nécessaires à la, nutrition des plantes, déjà fournie en partie par la terre, l’air et l’eau, tous trois, mais surtout les deux derniers formés de ces principes simples. La pratique, chez un bon cultivateur, doit mhrcher de front avec la physiqtfé ét'îa chimie : et chaque cultivateur Sait oü doit savoir que toute matière animale, quelle qu’elle soit, fertilise Ses champs.

On ne pëut point Sé tromper sur

la nature de ces corps, et il est généralement reconnu qu’ils sont partout lés mêmes. Si on trouve quelques-uns d’entr’eux plus abondans en principes que d’autres, cela dé-

pend presque toujours d’une plus grande tendance à latflissolution ; les, uns entrent en fermentation plutôt que les autres ; mais tous fermentent

et produisent parce mouvement intestin plus ou moins des mêmes principes

La différence existante dans leurs propriétés actives dépend des circonstances. Des os peuvent reposer pendant vingt ans, tandis que l’urine entre immédiatement en action, et que son effet est de peu de durée; mais cependant l’un et l’autre se ressemblent en ce point qu’elles entretiennent la nutrition des plantes.

§ 2. Préparation , état y application ou emploi.

Il se trouve ici un seul point qui demande à être mûrement et cependant brièvement considéré: c’est la

question de savoir si ces engrais doivent être employés à l’état frais, ou après avoir été préparés par la fer-

mentation dans un mélange ou ta* de fumier.

La pratique ordinaire, à l’égard du plus grand nombre de ces engrais* c’est de les employer dans l’état où on les a ramassés ; et elle conduit à la question déjà discutée ci-dessus, Relative au fumier frais et au former pourri. S’il est sùr que chaque particule se dissout dans le sol, et que, par la dissolution , les principes qui les eomposoient arrivent à leur destination, à quel propos exciteroit-on une fermentation prématurée pour produire des substances gazeuses qui s’exhalent au moment de leur création i et qui, si elles ne sont pas enterrées, -s’évaporent dans l’atmosphère?

Des raclures de corne mises en tas se convertissent en mucilage; mais

les meilleurs cultivateurs les ettH ploient sans préparation ; et plus on examine la chose, plus leur conduite paçoît sagei Par la dissolution, tout arrive à un principe simple ; point d’uné -très - grande i i mportance , qui iofluteuee et <^ui gouverne la théorie entière des entrais.

. Xes résultats se 'trouvent donc d’accord avec la pratique la plus général^ Toutes ces substances doi* vfcat êtré appliquées : au soi aussitôt que le cultivateur peut le faire, et que l’état dé ses charnps le lui per* met. ’W'l u.:

^ § 3. Saison, , quantité $ol.

Lorsque le cultivateur commence à recueillir ces engrais dès le mois de janvier, il doit! veiller à les mettre à l’abri de la pluie et du vent

pour les employer lorsque la saison et l’ordre de ses travaux le permettent. Le seul cas où un abri me paroît nécessaire, seroit pour les excrëmens convertis en poudrette.

Tout le reste peut être enterré dan9 le sol à mesure qu’on le répand â la superficie; c’est la meilleure manière. Quant à la quantité à employer de chacun de ces engrais, il en a été fait mention à leurs sections respectives. Quant au sol, les matières animales sont celles qui travaillent , comme engrais, avec le plus de puissance; mais IeUr fermentation, et, par conséquent, leur dissolution, dépend beaucoup de l’état ou trop sec, ou Jxop humide, dans lequel elles se trouvent. Dans des sols argileux, ces matières n’agirontpoint avec la même énergie que dans des terres-

glaises, .des sables gras, ou des terrains calcaires. Mais cependant les os, dont l'effet est non -seulement

fertilisant, mais encore mécanique, sont excellens pour les sols argileux.

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