‹ Essai sur la nature des engraisChapitre 22 sur 34 · Du p ois s on · texte numérisé non relu

Du p ois s on

Tout poisson de rebut est un des 4$ meilleurs engrais que l’on puisse voiturer sur ses terres. Partout où

l’on trouve des débris de baleines, on les erqptoie à cet usage^et ils ne manquent jamais de produire, une bonne récolte. Le9 débris de la pêche des pélamides, sur la côte -de Cornwall, viennent appuyer ces observations ; on les prépare av?c du

(i) Batli. Mcmoirs. vol. J.

sel gris, et leurs abatis se vendent six . deniers par boisseau j Ion prétend cjiVtjir obtenu, au moyen .de, cetienb grais,nne prodigieuse récolte d’or-i ge,chaqueacreenayantproduitquatre;vingt-dix boisseaux. Én Écosse, on s’est servi aussi des harengs avec le plus grand, succès. ’M. Dàvis ,idë • Swife, dans le comté de Dor^'t, les achète frais à un shelling la charge ' r pour les faire répandre sur ses v cban ps, dans lesquels il les fait enterrer avant que d’y semer du sarrasin, qui y jeroît avec une vigueur extraordinaire (i). Dans les marais des comtes de Cambridge, de Lincoln et de Norfolk, on trouve une si unmense quantité de ces petits pois- .

sons:qu’on nomme /pinoches 3 qu’un

■;>,(») Rêpoitojj * -) ; • i >. h. "(

journalier peut y gagner jusqu’à quatre sbellings i par jour en les vendant aux cultivateurs à raison d’un demi-dcnier sterling' le boisseau.

Maintenant ils coûtent de six à huit deniers le boisseau, et on dépense des sommes considérables pour en former des mélanges pour engrais. - Le m^or Cartwright, près de Bos- ' >

ton, a expérimenté que ces poissons sont préférables aux débris de baleines, et il est probable que cette propriété est due à ce qu’on les emploie dans un état plus frais; , v « V* .

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• j. Des marcs de chandeliers.

On achète ces marcs chez les fabricans de chandelles, depuis deux shellings jtisqu’à cinq lés cefat livret pesant; un acre en exige commu»

nément depuis cent jusqu’à quinze

cents pesant. J’en ai vu des effets très-remarquables pour les turneps, dans des fonds pauvres et sablonneux. Le docteur Wilkinson, d’Ensfield , les préfère au fumier pour cette culture. ' " '

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