CHAPITRE IV
Argile 3 terre -glaise , sable. -
1 ou t es ces substances ont été
déjà employées, très en grand , com-
(1) Young.
(2) Statistical account of Sco&Hld.
ïne ettgrais,* et leur application en général a eu lieu, sans analyse, préalable des terrains sur lesquels on les a répandues. Leur effet dépend de la défaillance du sol. On a reconnu que l’argile convient à des terrains sablonneux. Il n’èn est pas de r^enie du sable à l’égard de l’argile, parce que les argiles renferment déjà beaucoup de sable ; c’est *à qudi le cultivateur doit faire une grande attention. Il n’y a rien de plus ordinaire que de voir donner le nom d’argile à des “terres qui,
. bien examinées, ne se trouvent être autre chose que des glaises sablonneuses; cependant elles obtiennent * le nom d’argile , parce que 3 . dans •leur texture, elles retiennent les •.eaux. Le sable de. mer appartient à; , une autre classe; il contient de l r a-
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cîde muriatique; et s’il est coquillit*r p il peut être rangé à côté de la manne blanche coquillière,
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De f argile, de la marne et de la terrebrûlées. *
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! i *t ne doit pas comprendre sous ce titre la surface des terres,des gâtons ou les bruyères ; il en sera traité dans un chapitre suivant.'
Dans beaucoup de parties de ce coyaume, aussi bien qu’en Irlande ^ on a coutume de brûler de l’argile ^ et des marnes argileuses en grands monceaux , et d’en répandre les cendres en guise d’engrais. Il y a à-peu- ' /près soixante-dix ans, que Switaer décrivit le premier cette opération ,
-en acrompagnant sa description d r t»« ne planche gravée. La nature et les propriétés de la terre brûlée doivent varier en raison des parties calcaires qu’elle renferme, et qui , dans la combustion, se sont converties en chaux. Lorsqu’on brûle l’argile, on détruit totalement sa cohésion, et on la réduit à un état permanent de friabilité, qui ne permet -plus de la combiner avec aucune aur tre substance. L’acide sulfurique, „qui est contenu dans plusieurs argiles, a disparu; le fer et l’argile elle-même sont oxygénés, et dans quelques circonstances ,1e résida acquiert la propriété de former du nitre. Dans son état de combustion, l’argile se combine avec le sel d’il*rine. « Lorsque des argiles brûlées, dit le docteur Darwin, sont répan-
: dues sur le sol , elles peuvent contribuer à la végétation en formant,
• au moyen de son oxygène , non point
-un gaz, mais un fluide qui , uni avec
le carbone, ou le phosphore , ou le
-nitrogène, peut fournir quelques fluides nutritifs aux racines des végétaux. Par sa friabilité, l’argile est -très-utile pour diviser et atténuer la -dureté ou la compacité du sol et le
• rendre plus absorbant- Ces propriétés son t suffisan tes pou r ren dre compte de l’amélioration que quelques personnes ont obtenue de la. pratique de brûler des argiles et des marnes. M. Leslie a fait en Irlande de
• grandes épreuves à ce sa jet. M.
, White Parsons a brûlé des champs . par tranchées successives et alternatives; et M. Boyle, dans le comté de
-Kent, est depuis long- temps dans
cette habitude ; il paye six deniers sterlings par charge de la terre fouillée et brûlée..