‹ Essai sur la nature des engraisChapitre 7 sur 34 · CHAPITRE IIL De la chaux · texte numérisé non relu

CHAPITRE IIL De la chaux

Iî 'après îe nombre des volumes qui ont été écrits sur cet engrais , on pourroit croire qu’il est parfaitement connu sous toutes ses modifications et dans toutes ses applications ; mais cette théorie est si pau«> vre en faits, qu’elle fourmille de contradictions et laisse dans le plus grand embarras, La seule chose qui reste à faire, afin d’obtenir des données simples ruais concluantes, c’est de rejeter toutes les opinions, et de soumettre à l’examen le seul langage de l’expérience, g i. De la nature de la chaux ,

Toutes les substances calcaires dures, quels que soient leurs cou|

(Si )

leurs ou autres accidens, se laissent brûler et convertir en chaux; tels sont. les marbres de toutes variétés,

la. pierre à chaux ; la matière calcaire, le spath , etc. L’action du feu expulse de ces substances, certaine quantité d’eau 'et d’acide carbonique , laissant dans sa pureté , ou presque dans sa pureté, la terre calcaire ; laquelle , privée de ces acides, aune certaine causticité, ainsi • •

que d’autres propriétés. La chaux a ' une grande tendance à réabsorber l’humidité , ainsi que l’acide carbonique, lorsqu’elle est exposée aux influences de l’atmosphère; il en est de même pour tous les autres corps avec lesquels elle entré en contact; mais elle ne peut pas s’unir avec l’air, à moins qu’elle ne soit antérieurement pénétrée d’humidité.

Cent parties de chaux , en absorbent ; vingt-huit d’eau ; elle a besoin d’un an ou plus , pour reprendre sa pleine portion d’air danâ l’atmosphère, mais moins cependant si elle est semee clair (i). On én a répandu mille bus hels par acre dans le Derbyshiré ( 2 ):

et dans la proportion où vingt livres de chaux en regagneroient cinq par l’influence de l’atmosphère , eetto quantité s’éleveroit au-delà de trente tonneaux (3). La découverte de l’effet ou de l’influence de l’acide carbonique sur la végétation, est donc de la plus haute importance.

Relativement aux autres parties,

(1) K-irwan.

(2) L’évêque Watson.

(3) Mesure de compte en usage dans le largement des vaisseaux, Le tonneau de ma.

constituantes de la chaux on trouve à cet égard quelques incertitudes parmi les chimistes. M. Bqyle <jlit expressément, qu’il a reconnu* dans la* chaux, des parties sulfureuses.

Il n’y a point de doute que le fer ne soit contenu dans beaucoup de pierres à chaux. Le docteur Priestley conjecture qu'une substance qu’il appelle pjilogistique (nourrice du feu) ne soit inhérente à la chaux.

Lavoisier déclare que la chaux vive contient une très-grande quantité de la matière püre du feu. Elle donne des traces d’alkali volatil si on la brûle dans un vaisseau clos ; elle est

rinc équivaut à mille cinq cent douze pintes de Paris ï on l’évalue communément' à dehx mille livres posant. Dans le jaugeage des navires, on l’estime à qnarante-deux pieds cnbes.

( Note du traducteur . ) £

saïubîe*dans environ sept cents parties d’eau. L’observation de Guiton- Morveau , que la chaux est composée de carbone , de nitrogène et d’hydrogène, n’est pas encore suffisamment prouvée. Cette substance contient du phosphore (i).

Ces remarques peuvent s’appliquer aux chaux les plus pures ; quelques - unes d’elles contiennent encore des portion^ de sable et d’argile calcinés. Cependant , ce qui est inhérent à l^chaux provient uniquement de la terre calcaire. Il y a néanmoins une variété particulière que l’on doit considérer dans la chaux , et que présente la pierre , lorsqu’elle renferme un mélange de magnésie; ce qui a été # démontré

(4parvvin.

clairement par M. Peftnant clans les Transactions philosophiques , lorsqu’il compare la pierre à ehaux (le Doncaster , avec celle de Ferr^ bridge. La dernière est très-pure , et la .

première contrent trois parties de terre calcaire pure, et deux parties de magnésie* La chaux de Bredon, dans le comté de Derby , est de la même qualité. On peut facilement reconnoître la pierre à chaux magnésienne , par la lenteur qu’elle met à se dissoudre dans les acides ; la couleur est encore un moyen par lequel on peut au moins soupçonner sa, présence, s’il ne sert pas à sa découverte positive, parce que toute pierre à chaux dont la cassure est bleuâtre ne la renferme point; sa teinte est généralement brune ou de couleur fauve. Par un très-grand

nombre d’exp^'iences , on l’a reconnue très-malfaisante en agriculture, et la magnésie calcinée est un poison pour les plantes»

§ a. Propriétés de la chaux .

Les propriétés de la cbaux sont manifestes pour toute personne qui fera attention à ses parties constitu- * tives. Dans sa terre calcaire , c’està-dire lorsque tout ou presque tout son acide carbonique est réabsorbé , elle a toutes'les propriétés de la matière calcaire ou de la marne, en tout ce qui concerne la propriété calcaire ; au besoin , elle cède , elle transporte cette substance aux végétaux ; elle neutralise les sels acides, et opère ainsi puissamment dans tous les fonds tourbeux , fangeux, marécageux et aquatiques ;

cependant elle ne donne pas {le consistance aux sables, comme la marne ; quant aux argiles, elles n’ob* tiennent point non plus par son intermédiaire la friabilité qu’elles acquerroient par le mélange de la matière calcaire. Lorsqu’on l’empk>ie dans son état de causticité, et surtout en grande quantité, elle arrête la végétation spontanée sftr les terrains argileux ou sur d’autres terrains analogues ; et parce qu’elle s’oppose à la putréfaction ( ce qui n’est point une qualité utile), elle résout les substances organiques en mucus (i). La* vérité de cette observation se reconnoît à l’inspection de marais chaulés , et c’est une excellente propriété, lorsque la végéta^

(i) Kirwao.

tion spontanée est nuisible, comme elle l’est généralement dans ces espèces de sols. Elle possède une attraction singulière pour, les substances inflammables , comme les soufres et les résines ( i ). Le docteur Darwin, suppose très -ingénieusement, que par l’union de la chaux avec le carbone, elle constitue cette substance soluble dans l’eau , qui forme un hepar carbonis . Cependant ces observations demandent des expériences réitérées f et dans le fait elles sont extrêmement curieuses et propres à jeter le plus grand jour sur ces matières. Lorsqu'elle tombe en dissolution , la chaux, est dans un état de divisibilité si extraordinaire, qu’elle est bien plus susceptible des

(ï) Délavai,

combinaisons les plus intimes avec d’autres substances, que ne le sont la marne et la matière calcaire.

Sous le rapport de l’acide .carbonique et de son avantage pour la végétation, la chaux devient un objet important. Cependant il y a en* core quelqu obscurité à cet égaitl; mais il n’y en a aucune relativement à son phosphore , à son feu , à son alkali volatil, ou aux autres parties constituantes secondaires, $i on les considère comme favorisant directe* ment la végétation. Mille expériences prouvent, que sur des terrains extrêmement pauvres , la chaux ne fait aucun effet , et que l'amélioration qui peut en résulter, est en proportion des végétaux ou de leurs débris non encore décomposés r que Je sol receler >

§ 3. Préparation de la chaux.

La pierre à chaux existe inconnue aux cultivateurs dans beaucoup de pays ; sous ce rapport elle diffère de la matière calcaire. Dans les con#ées méridionales du royaume, dont le fohd est de matière calcaire*, l’on peut être assuré qu’il recèle cette matière, mais à une profondeur trop coûteuse pour une expiai tation : mais la piernt à chaux varie-bien davan* tage, et elle se trouve même dans des situations peu communes; Pour la reconnoître , l’essai ordinaire est de jeter un acide puissant sur la pierre, et cependant cette épreuve est bien loin d’être rigoureuse; Car, quelques espèces qui font effervescence avec les acides nitriques et mu* riatiques, ne se convertissent point

en chaux , quel que soit le degré de , feu qu’on leur £asse éprouver ; ce qui provient de la grande quantité de particules micacées qu’elles contiennent. .

La préparation de la chaux est la calcination delà pierre calcaire; cette opération est parfaitement connue, parce qu’elle se fait partout. Les fours où on la brûle sont de differentes constructions, et les uns valent mieux que les autres ; leur description rendroit ce mémoire trop volumineux. Ceux qui donnent le • plus de bénéfice, sont les fours perpétuels, construits en forme d’œuf, et munis d’un toit qui recouvre leur bouche, et qui peut servir d’étoufifoir au besoin. Il est très-important que la calcination soit parfaite, et la causticité de la chaux dépend de

l'expulsion totale de l’acide carhc^ nique, laquelle se pont reconnoître • à l’instant par la légèreté de la chaux.

Dans plusieurs fours on la brûle avec du bois, et dans d’autres avec de la tourbe, du poussier, ou des débris de charbon de terre.

§ 4. État et application de la chaux.

L’attention principale qu’il est nécessaire d’avoir dans l’emploi de la chaux, consiste à la répandre dans un état frais lorsqu’elle est le plus caustique; ou lorsque déjà amortie, elle a réabsorbé une partie de son • acide carbonique* La pratiqué, en usage en diffërens cantons a démontré ce point dans toute son évidence-, et d’une manière satisfaisanteet parfaitement conforme aux principes de la chimie.

Dans tous les terreins encor^lans* Pétât de nature , et qui abondent en végétaux sauvages que Pou veut promptement détruire, il est utile de répandre de la chaux sortant de

la gueule du four , comme \ê disent

les cultivateurs; c’est-à-dire dans son état le plus caustique : mais dans d’autres cas, ainsi qu’on le pratique généralement, et d’accord avec les principes , la chaux doit être amortie avant que d’en faire l’emploi. Sur des terreins en friche , la causticité a un effet nécessaire et certain ; mais il n’en est pas de même sur un sol cultivé, où îa propdÆianti-septique naturelle, déjà prr^æ de son acide carbonique , a : plus de tension vers la détérioration que vers l’améliora?

tion. Lorsque la chaux a regagné ses gaz, elle devieot plus propre à

pro\|pquer la putréfaction; et si l’acidfc carbonique est réellement une nourriture pour les végétaux, l’acquisition d’une si grande quantité dans un sol i, ne peut point être indifférente.

Un propriétaire très-expérimenté donne pour l’application de cet engrais, des règles qui méritent, à notre avis, la plus grande attention* « Mettez , dit-il , la quantité entièrç de chaux que vous voulez employer dans votre champ, sur le côté que vous jugerez le plus convenable, et en seul monceau , où elle ne puisse point être in<^Afe. Il fatit la laisser lentement s’aflWtir dans ce dépôt , et dès qu’elle a perdu sa chaleur , ce qui arrive en une couple de jours, chargez-en les brouettes et répandezla également, avec des pelles, sur

toute la superficie du terre irr. Lac méthode générale et très-commune de déposer la chaux en petits tas sur la surface du champ afin de l’y laisser amortir par la pluie , est trèsmauvaise ; la chaux absorbe trop d’eau, qui alors, au lieu de la réduire en poudre fine, la convertit en un mortier solide , qu’il est impossible de répandre également et de mêler intimement avec le sol (L ».

M. Wight remarque , par la même raison , que le sol et la chaux , ne doivent faire qu’un, après qu’on a répandu cette dernière. Dans le cora- •tédeDumfries , on compare la chaux vive à une pièce qui, dans un procès, seroit long - temps restée au

0 )M. Craikc of Arbiglaud. - Traits. Dun.

Soc. u. i j , p. 34.

. fond du sac', et l’on dit que la dev'-' nière l’emporte infiniment surtou# ce qui auroit été produit jusqu’alors (i)^

§ 5. Saison <

Lorsque dans une culture, les engrais sont très-abondans , #t que les fours à chaux sont en activité toute" Pan née , le choix de la saison n’est plus que d'une importance secondaire ; cependant le ch aul âge ne se feroit pas plus avantageusement l’hiver que le labour. On peut l’entreprendre depuis le mois de mârs jusqu’en octobre f néanmoins Pété est la saison la plus convenable. Je voudrois laisser la chaux répandue . Une année entière, sur Un champ avant que de l’enterrer, afin qu’elle eût

^2^ Uepui'U

le temps f suivant l’observation (Te M. Craike, de s’incorporer d’ellemême à la surface de la terre. Si on laboure trop.tôt, elle tombe au fond du sillon et on la perd. d’autant plus vite qu’elle tend toujours à s’enforcer. La même remarque a été faite dans le Perthshire ; on n’y laboure plus de champs chaulés à moins que la chaux ne se soit bien répandue sur le sol (i). Les mêmes résultats ont eu lieu dans le Lancashire. Trois ans avant le défrichement d’un tçrrein»

on en chaula une partie avec trois cents bushels par açre; et une autre partie seulement une année auparavant :1a première produisit dix pour

£i) Statisticalaccountof Sco.tland,. vol. -six,,

ttu de la semence ; et la seconde si % pour un (i).

§ 6. De la quantité.

Il est très-facile de réunir plusieurs au tôrités, et en même temps des plus respectables ,4jui donnent des lumières sur les quantités de chaux dont on a usé successivement; cependant l’avantage n’ert seroit pas considérable, attendu que d’autres circonstances. ont encore la plus grande influence. Dans les travaux des plus habiles cultivateurs, il est rare que le terrain soit aiildysé soigneusement par les procédés' chimiques, et sans ces procédés, les observations ne donnent aucun résultat rigoureux. Le

(1) D. Campbell'» co:i municalion lo lhe Loard of agriculture.

besoin de l’examen chimique se fait sentir impérieusement dans l’agriculture, et sans son secours, cet art resteroit encore dans son enfance.

Les terres sur lesquelles on a répandu la chaux en plus grande quantité et avec le plus grand succès étoient des tourbières et des marécages tourbeux ; il en est ^le même des montagnes. L’évêque de Landall parle de mille bushels par acre jetés sur des marécages dans le Derbyshire avec le plus graùd succès ; il y est ordinaire d’en employer cinq ou six cents. Le lord chef d’Irlande, baron Foster, fait rpention de trois cents barilsrépandussur une bruyère marécageuse , et il trouva que plus on en employait, et plus l'amendement étoit grand. Le docteur Anderson conseille de répandre de cent

& sept cents bushe/s’pRV acre; il réuss'il beaucoup mieux en augmentant successivement la quantité. Dans la pratique ordinaire, la quantité de chaux varie généralement de trente- •six à ceht soixante bushels.

§ 7. Du sol r .

Quant aux tourbières , marais tourbeux et montagnes, la chose est décidée comme on vient de le voir.

Toutes les expériences, quelle que soit l’échelle sur laquelle on a opéré, et leurs circonstances , parlent un langage uniforme le bénéfice résultant de l’application de la chaux est aussi grand que décidé. Dâns ces terreins , elle opère par tous leg moyens propres à déployer ses propriétés les plus essentielles. Par sa causticité , elle y détruit une végéta- .

tîon forte et spontanée , et la converti t en un mucus que l’atmosphère change en un véritable terreau.

Lorsqu’on chaula , clans le Northumberïand, les marais deKedgley, qui étoient couverts de bruyère,cette plante fut détruite; et sans y avoir rien semé, on y faucha trois tonnes de treffle blanc par acre ( i ). La bruyère Heurissoit dans l’acide sulfurique , qui conserve les semences des végétaux empâtées dans une matrice anti -septique ; mais lorsqu’il est neutralisé en gypse, ilcQopèreà la putréfaction (a) , et prépare les yégétauxtlétruits de manière à don-

(i) Sir Dipfb-y Lenard.

(a) M. Kit'wati dit expressément, que le gypse a une qualité sepliqui* : cependant M.

Dayy me met en garde contre cette opinion

ner de la nourriture aux semences enfouies.

A l’égard des sols tourbeux, ou <les bruyères qui sont encore dans leur état naturel, ce sont ceux sur lesquels la chaux a le* plus d’effet.

Une partie de la bruyère de Méridan fut laissée en jachère pendant un an ; au bout dè ce temps,<dix acres' furent parqués triplement par un millier de moutons ; dix autres furent parfaitement travaillés avec du bon fumier bien consommé , et dix autres * furent bien chaulés. Tous furent semés en avoine et en autres grains.

par des' expériences contraires. Comme les fa its dépendent entièrement de la quantité employée , jç conçois que des expériences répétées sont nécessaires pour déterminer la difficulté. Un peu de sel aide la putréfaction , beaucoup lui résiste.

# îa partie parquée né donna pas un sac d’avoine par acre, et la semence ne valoit pas la peine d’être recueil- Ife ; celle qui avoit été fumée valut quelque chose de mieux ; etcelle qui avoit été chaulée donna un excellent produit en avoine et en autres récoltes (a).

Dans beaucoup de terrains , la seule circonstance qu’ils sont remplis de particules végétales non consommées , suffit pour qu’il s’en- i suive ^în grand bénéfice -de l’opération dùchaulagâ. * Dans les marais de Glenvald en Northumberland, le sol est naturellement poreu* , léger, mou, et plein de racines fibreuses; lorsqu’on veut le labourer, ou seulement en passant au-dessus, on y en-

OJ Wamiek Report.

fonce jusqu’à la cheville du pied.

Quand ce terrain a été suffisamment chaulé , les racines fibreuses disparoissen t, le terrain devient plus dense et assez ferme pour y marcher; il retient davantage l’humidité, est plus productif et rend les moissons plus abondantes : si on le met, en pâturages, partout où on a semé de la chaux, on voit s’élever du trefïle blanc à la hauteur d’un pouce (i) ».

Dans la même contrée, un sol léger, fibreux* mais dépouillé de genêts, présenta le même résultat ; dans ces circonstances, on affermit le sol, lorsqu’on» «létruit, les racines.! C’est ainsi que, dans un sable aride, quatre chalder$ (2) de chaux par acre..

(1) iNoYthumberlund Report.

(a) Chalder; mesure dont on se sert pour asesmer le charbon en Angleterre. Le chnjder

«nt Fait un effet surprenant ; il estr vrai qu’il étoit recouvert par un gazon plein de mousse; dans d’autres terrains les résultats ont varié(i):p cependant ils peuvent reritrer Tes uns dans lès autres ; et il est probable qu’il en seroit de même de tous , si on avoit fait attention à chaque •

circonstance. La chaux « fint* un

très-mauvais effet dans l’argilè ffoldé^ et stérilè ( 2 ) Dans l’argile forte et ' profonde, qui retient fortement l’humidité , elle ne produisit nul bien pendant huit années (3). Mais dans les terres riches, légèreset friables du ’ comté d’Aberdeen , le besoin de la

contient trente-six boisseaux. Ç Note dit traducteur. J

(.) Marshall’ s York.

( 2 ) Blithc.

0) Wight.

chaux est le besoin du blé (i). De pareils résultats doivent sembler difficiles à concilier à nos lecteurs. On est peu dans l’usage de retenir les circonstances nombreuses dans lesquelles la chaux n’a pas rempli l’objet qu’on en attendoit. Elle n’opère point où elle ne trouve rien sur quoi elle puisse travailler , comme le disent les fermiers dans leur langage; elle ne peut aussi remplir son indication lorsque trop d’eau la prive de ses qualités matérielles; elle ne fait M point non plus son effet, là où des chaulages fréquemment répétés, ont comblé la quantité: donné par conséquent trop de terre calcaire , et consommé toutes les particules terreuses végétales, Le chciulagc es£

(1) Report,

donc excellent pour consolider uri sol spongieux, pour le rendre doux et ameubli , de façon à ce qu’il perde ses racinages (t) ; dans cés cas , l’avis de l’auteùr est de passer fortement le rouleau , après la gelée.

En beaucoup de circonstances t j’ai donné le chauîage mélangé avec les cendres des racines arrachées par ùn profond labour, et Ensuite brûlées. Les produits étoient beaux, mais ilsn’étoientpas en raison du bénéfice que j’attendois de la chaux, Cela n’est point étonnânt, le feu avoit converti en cendres les parties végétales: c’està-dire en carbone, en alkali et en autresselé,etlaterre avoit été calcinée.

On pourroit joindre à ce chapitré , concernant la chaux considérée ,,

(J) Jenkinsoo.-

comme engrais, ce que I on a reconnu d’utile ou de pernicieux dans les comtés d’York (1), dp Wilt (a), de Sussex, etc. , ainsi que la succession des récoltes apr& cette espèce d’engrais. Mais un mémoire exige de la brièveté, surtout lorsqu’il doit embrasser un aussi grand nombre d’objets.

Rierre à chaux.

• Afin de ne point multiplier inutilement Tes chapitres ou les sections* j’ajouterai ici que de la pierre à chaux réduite en poudre a très-bieu çéussi dans les mêmes sols où les autres matières calcaires sont employées avec avantage. Lord Kaimes dit « que cette poussière est un en-

(4) Young.

(%J Davjr..

gtais excellent ». Duhamel l’expéri-* monta de même eu France. Le docteur Anderson la nomme * très-pro-

ductive» t dit qu ? il a vù le modèle d’un moulin pour la réduire en poudre (t). Dans l’Américjue du nord, on regarde Unepiérre à chaux rouge et qui s’émiette, comme un excellent engrais (a), et On s’y sert de cette pierre pulvérisée-avec un grand succès (3). La pierre k çbagjï portf?

(i) Les Hollnndois font rédirre des marbres Ct d’antres pierres calcaires en poudre , su moyen de raonlins à vent, et ils s’en server É pour la mélanger dans leur blanc de cérnse. Il leur en coûte à pen-près trois livres argent de Franee pour la pulv ésisntîrn de cent livres de matière calcaire par -cotte opération. ('■Noté du JraducleuF.J

(z) Ka.l m . ,>

(3; Livingstone. »

rie, .du comté de Cork (i), est probablement de même nature que celle d’Amérique. Tout le monde eonnoît le produit immense que donne en Irlande le gravier de pierre à chaux:, on s’en sert très -avantageusement dans le comté d’Aberdeen (a). . Je doute si ce n’est pas le meilleur de tous les engrais pour améliorer uh terrain tourbeux, son grand .poids Boijïïarit la pression exigée à la mousse tourbeuse;

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