AVANT-PROPOS
& Vuejo-nous lis espéranço : E lis raïive dou jouvent Dou passat la remembranco E la fé dins l’an que ven. »
« Verse-nous les espoirs et les rêves de la jeunesse, les souvenirs du passé, et la confiance dans
l’avenir ». k (F. Misrrar, La Coupo.)
… Nous ne voulons point manquer à l'usage qui veut qu’en avant-propos desa thèse, le jeune médecin remercie ses maîtres. De leurs conseils, de leurs encouragéèments, de leur enseignement, nous leur savons un gré infini ; nous les prions de bien vouloir trouver ici l'assurance de notre profonde gratitude. |
En souvenir des liens de parenté et des relations cordiales qui unissent depuis longtemps nos familles, Monsieur le professeur Estor a bien voulu accepter la présidence de notre thèse, nous l’en remercions infiniment.
Pendant nos deux dernières années d’études, nous avons ew la bonne fortune d'assister notre maître, Monsieur le professeur agrégé Rimbaud, aw Centre de Neurologie de la XVI Région à l'Hôpital Suburbain et aux consultations médicales de l'Hôpital Général. Nous tenons à lui dire ici toute la reconnaissance que nous avons non seulement envers le maître qui, chaque jour, nous imitiait à l’analyse scrupuleuse du malade, nous donnant mille rensei-
gnements cliniques et thérapeutiques précieux, mais aussi envers le conseiller qui nous à témoigné sans cesse la plus affectueuse bienveillance et a toujours Su dans nos Mmoments de lassitude, trouver les mots qui nous réconfortaient. s Nous ne pouvons nous retenir d’avoir une pensée pour nos camarades de la guerre. Médecin auxiliaire et sousaide-major au ® zouaves, au # bataillon de chasseurs à pied et au & régiment d'artillerie de campagne, nous avons eu sous les yeux de trop magnifiques exemples de courage et d’abnégation pour ne pas nous incliner sur la tombe de ceux qui sont tombés-aw champ d'honneur, et ne pas envoyer à ceux qui ont survécu, un affectueux SOuvemir. mie :
Puissions-nous, héritier des vertus de nos ancêtres et f-
dèle aux principes reçus à cette Faculté, mériter que l’on écrive un jour sur notre tombe les vers du sonnet que le félibre de Berluc-Perussis voulait faire graver sur la sienne:
« Moundo, oublido me dins ma sourno bori!
Emai qu’en passant li gent de l’endré
De mei viei parent lausant lou noum flori
Fagoun: « En péreu, éro bou e dré
E d’aquel oustaou gardaren mémori! »
« Monde oublie-moi dans ma sombre retraite! Pourvu qu’en passant les gens de l’endroit, de mes vieux parents louant le nom illustre, disent: « Lui aussi était bon et droit, et de cette maison,
nous garderons mémoire ».