IV. ANIMAL est
vel rationalex vel irrationale, viz. HOMO ; vîz. BRUTUM.
Au premier coup d'œil, on verra que chacune des ramifications de cet arbre (qui semble devoir être attribué plutôt à Ramée ^ qu'à Por-.
' Vitale, Dans roriginal le mot animatum ne saurait s^appUquer au genre formé des deux espèces appelées animal et planta jf c'est pour cela que j^aiçru conyenabjede le remplacer par les mots vitale et viyuni*
* Selon Moréri (verbo Ramus\ Pierre Raméejpublia , en 1547 9 ^^^ ouvrages sur la Logique, sous les titres à^Insti" tutioneà dMecticœ tX îS Aristotelicœ animddversiones. Ses
phyrius,) est bifurquée ; et si on veut Texaminer d'un peu plus près , on verra que les divisions sont aussi exhafustives.
Rusieurs auteurs ont paru entrevoir les avantages d'une bifurcation exhaustive. Saunderson, J. Harris, Watts, Reid et Kaimes , etc., en font mention, quelquefois, il est vrai, pour la mettre en ridicule ; mais tous se sont abstenus d'en examiner les avantages. Dernièrement Lamarck etDecandolle s'en sont servis, à peu de chose près, pour classer les plantes de la Flore française, sous le nom de Méthode analytique. Mais le seul qui paraisse en avoir bien senti l'utilité , et qui l'ait adaptée à une partie importante des connaissances humaines, c'est Duméril, qui, dans sa Zoologie analytique, a classé les animaux en soivant rigoureusement la méthode des bifurcations, comme on le verra dans l'extrait que je ferai plus bas de son ouvrage.
livres furent condamnés, et îl fut renvoyé de son professorat à l'âge de vîngt-liuît ans. Ennemi déclaré d'Arîstole, il est surprenaot^u'îl ait pu, dans, cette circonstance, se soustraire àla mort. Mais, étant aussi protestant, il expia les deux crimes à la fois dans le nçassacr^ de la Saini-Biyrthéiemy^ en 157a.
Il reste maintenant à examiner jusqu'à quel point il conviendrait de poursuivre la division par bifurcation exhaustive. Diaprés ce que )^ai dit ci-dessus , la qualité exhaustive sera toujours utile dans la division de tout ensemble logique; et, pour que la division fournisse la preuve de cette qualité, il faut toujours qu^elle soit rédigée d'après les principes que je viens d'établir. Dans quelque branche que ce soit , plus on continuera cette division, plus on retirera d'avantage par la précision qu'elle ne peut manquer de donner aux idées que l'on conçoit du sujet. Mais il existe deux obstacles qui s'opposeront toujours à sa poursuite jusqu'aux dernières ramifications. D'abord, l'impossibilité de connaître toutes les parties de l'ensemble et de réunir dans la même table toutes celles que Fonconn^dt; ensuite le travail de la formation, de la communication ,. et de la perception de ces divisions, qui ne serait pas toujours compensé par le profit qu'on en retirerait.
Prenons pour exemple les plantes qui font le sujet de la Phytologie ou Botanique : on évalue à peu près à 5o,(foo le nombre des espèces plus ou moins connues de plantes, pour ne pas parler des variétés ; mais tout ce que le
•72 SYSTÈME BIFlTRQlîÉ.
botaniste le plus exercé connaît de leurs propriétés distinctives ne suffit pas pour distinguer nettement, d'après ce système, leurs points de ressemblance et de différence. Et, en supposant même, que dans le cours d'une année on parvînt à classer ainsi le grand nombre d'individus compris dans cette multitude d'espèces, et que cette classification fût compl'ète et V exhaustive, elle ne posséderait plus cette qualité l'année d'après. Quant à l'espace , on voit d'abord combien il serait difficile de réunir dans un même tableau un système de division bifurquée dont les ramifications extrêmes seraient du nombre de 5o,ooo , pour ne pas aller plus loin.
Ainsi, dans le cas de chaque branche, on contimlera plus ou moins la division selon l'objet particulier que l'on se propose. C'est surtout de la division delà branche .pneumato logique qu'il résulterait peut-être le plus d'avantage , parce que celte branche comprend principalement les opérations de l'esprit humain, et que les effets produits par cet instrument ne sont rien en nombre et en Variété en comparaison de ceux que produit la nature.