‹ Essai sur la nomenclature et la classification des principales branches d'art-et-scienceChapitre 12 sur 25 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

ESSAI d'une NOUVELLE CLASSIFICATION DES PRINCIPALES BRANCHES D'ART-ET-SCIENCE.

Le bien-être est directement ou indirectement, sous une forme ou sous une autre , le sujet de toute pensëe et l'objet de toute action de la part de tout être connu, sensitif ou pensant; il en çst constamment ainsi, et Ton ne peut donner de motif raisonnable pour qu'il en soit autrement.'

' La quantité ou le degré du bien*^tre , éprouvé dans une portion de temps, est en proportion directe avec la somme des plaisirs , et en proportion inversç de la somme des peines que Ton éprouve dans la même portion de temps.

Si une personne regarde la somme des plaisirs qu'elle éprouve dans une portion de temps comme considérable > et qu'elle mette hors de coinpte la somme des peines qu'elle éprouve dans la même portion de temps ^ elle est regardée comme étant, dans un état de bonheur^

Ce principe admis , on peut dire que VEudémomque ', dans quelqu'une des divisions dont elle est susceptible, ou dans toutes ses divisions, est Tobjet de toute branche d'art et le sujet de toute branche de science. L'IÇudémonique est donc Tart de contribuer en quelque sorte à l'acquisition du bien-être , et c'est la science qui fait voir comment il faut agir pour exercer cet art avec effet.

Si l'on compare les arts et les sciences à un

Si cette même personne regarde la somme des peines qn^elle éprouve dans cette mêmej portion de temps comme considérable, et qu^elle mette hors de compte la somme des plaisirs qu'elle éprouve dans la même portion de temps , son état ^t regardé comme un état de malheur.

Si Ton n'est pas satis&it de cette définition du bonheur , on en trouverait de bien dlfîérentes dans les ouvrages de divers philosophes, dans le traité de James Harris, par exemple, qui a pour titre le Bonheur. Mais, d'après sa définition, qw se douterait qu'il existe du malheur dans ce bas monde P

^ Eudémonique^ de ci»daif<ov(oc, bonheur, dérivé primitivement de cS, bien y et de db((^«flw, génie ^ servi par un bon génie.

édifice , rEudëmonique en sera la salle commune ou point commun de réunion. Changez la figure, et chaque art, avec sa science correspondante sera une branche de Tarbre de l'Eudémonique.

Si ces remarques sont justes, ce n^est que comme source de bonheur^ ou comme préservatif contre le malheur^ que l'être, ou quelqu'une de ses modifications , peut avoir des droits à l'observation d'un homme.

Ainsi donc, l'Ëudémonique étant le nom de cet art si universellement pratiqué, la poursuite du bonheur^ on conviendra que Vêtre est un moyen essentiel sans lequel on ne peut aucunement poursuivre ni atteindre le but de cet art. L'être sensible est le seul siège du bonheur; Têtre, quel qu'il soit , eh est l'instrument universel. Pour parvenir à ce bonheur, sous quelque forme qu'il se présente, il est plus ou moins utile ou même nécessaire d'avoir plus ou moins de connaissance du siège du bonheur, ainsi que des êtres qui , dans chaque cas , peuvent lui servir d'instruments. Pour désigner toute portion de science que l'on peut avoir sur l'être considéré dans le plus d'étendue dont il est suscep-

tible , on s'est servi, depuis des siècles, du mot Ontologie, '

L'Eudénionique est Tari du bien-être ; Têtre est nécessaire au bien-être. L'Ontologie , comme science , marche donc de pair avec TEudémonique comme art.

L'art et la science se correspondant toujours

dans toutes leurs ramifications , nous ne pren-

- drons que la science pour sujet de nos divisions,

et chaque opération que nous ferons ^ur elle

pourra également s'appliquer à l'autre.

I'« Division , de l'Ontologie en Ontologie

< Ontologie , de &v, ovroç^ l'être en général ^ et de Xoyoç discours.

Quelque &mîlier que soit ce mot Ontologie, Fusage en a tellement restreint Temploi primitif, qu'il n'est plus exactement conforme au but actuel. Les philosophes qui ont voulu transmettre quelque instruction par ce mot n'ont considéré, dans ce caç^ que les propriétés qu'ils regardaient comme pouvant être possédées par tous les êtres sans distinction, telles qu'actualité^ possibilité j nécessité, impossibilité <, probabilité , improbabilité y certitude, simplicité , composition j pouvoir de cause ^ dérivation d^une cause y et ainsi de suite.

NOUVELLE classification; 77

Coénoscopîque ' ou ^ Coënontologîe , et en

* Coénoscopigue , de xotvoç , en commun , et de axoirco) , je regarde, Coénoscopîque , regardant ce qui est possédé en commun par plusieurs choses, L^Ontologîe coénoscopîque serait donc la branche d^art-et-scîence qui a pour sujet les propriétés possédées en^commun par tous les individus dont traite TOntologîe, c^est-à-dîre par tous les êtres.

^ Ou. A cette occasîon , et même à toutes les occasions où l'on veut évîter Tincertitude dans Texpression , la plupart des langues modernes offrent une imperfection très-embarrassante^ dans la double acception de la conjonction alternative ou. Ce mot, placé entre deux substantifs , par exemple, peut exprimer deux idées bien distinctes : 1^ que les deux substantifs sont deux noms donnés au même objet y et 2^ qu'ils désignent deux objets différents. Ainsi , quand je dis que l'Ontologie est ou coénoscopîque ou îdioscopique, je veux faire entendre que les mots coénoscopîque et îdioscopique sont deux adjectifs qui distinguent les deux parties dans lesquelles je divise l'Ontologie ; et quand je veux ensuite ajouter le mot Coénontologîe, comme synonyme de l'Ontologie coé* noscopique, je suis encore obligé de me servir de cette même conjonction , et de dire Ontologie coénoscopîque , on Coénontologie. Cette duplicité d^acceplion du mot ou^ qui contribue si souvent à répandre l'ambiguïté et le doute, est passée sous silence par les meilleurs grammairiens français , et à peine mentionnée dans le Dictionnaire de l'Académie. Elle fiU signalée par les anciens grammairiens, et, d'après eux, Harris, dans son Hermès j distingue ces deux acceptions

Ontologie Idioscopique ' ou Idiontologie.

L'Ontologie, sujet du champ entier d'artet-science , peut se diviser en deux portions en y appliquant successivement les adjoints coénoscopique et idioscopique. La première traiterait des propriétés que Ton regarde comme pos-

par les épithètes cUsjonctive et subdis/onctive , qu'il donne successiyemeot à cette conjonction : disjonctive ^ lorsque les deux mots qa^elle sépare sont les noms de deux choses différentes : subdisjonctive , lorsque ce sont deux noms du même objet. La langue grecque^ comme le remarque Harris, est exempte de cette imperfection : {roc, yi, est la conjonction ou dans son sens disjonctif^ eere , dans le sens subdisjonctif. La langue russe aussi, parmi les modernes, a le même avantage ; ou, dans le premier cas, se traduit par iU-y dans le Second , par inako.

' Idioscopique y de iStoç , en particulier^ et de oxoiréci), je regarde, L'Ontologie û^b^co^t^iiçrue est donc la branche d'artet-science qui a pour sujet les propriétés appartenant en particulier à telles ou telles classes d'êtres.

Les mots xoivbç et Xitoç sont déjà introduits dans les langues modernes; le premier, dans coénobite ou cénobite , le second, 'dans idiome^ idiomatique y idio^ncrase , et quelques autres peu répandus. Quant à la terminaison scopique , elle est déjà familière dans les mots microscope , télescope ^ kaléidoscope ^ti autres instruments d'optique.

sodées en commun par tous les êtres ; . la seconde, de celles qui sont particulières à telle ou telle classe d'êtres.

La branche coënoscopique .comprendrait cette branche de science si attrayante et en même temps si rebutante, à laquelle on donne le nom formidable et souvent odieux de Métaphysique^ aussi-bien que celui d'Ontologie. Tous les deux étant également indéterminés et inexpressifs, on pourrait leur substituer le mot Coénontologie. Toutes les autres branches d'artet-scicnce , sans distinction , se rapportent à V Idiontologie .

Une division à peu près semblable s'est présentée à quelques philosophes modernes , quoiquMls l'aient exprimée sous de fausses dénominations. Ils donnent au mot Philosophie une acception à peu près égale à celle de l'Ontologie, et la divisent en deux branches; l'une traite des ressemblances des corps, c'est-à-dire des propriétés possédées par tous les êtres en commun; l'autre traite de leurs différences ^ c'està-dire des propriétés qui , n'appartenant qu'à telle ou telle classe particulière d'êtres, la font distinguer des autres classes.

8o NOUVELLE CLASSIFICATION.

Tous les êtres, de quelque nature qu'ils soient, étant compris dans une des deux classes appelées matière et esprit, nous avons pour

n« Division , celle de Tldiontologie en Idiontologie Somatoscopique ' ou Somatologie, et en Idiontologie Asomatoscopique ^ ou Pneumatologie 'K

Le sujet de la branche somatoscopique (c'est-

' Somatoscopique^ de oS/xa , corps , ou être matériel , et de axointù j je regarde^

* Asomatoscopique^ de l'a privatif, de (7Ô>px, corps, et de cneomci) , je regarde.

3 Pneumatologie^ de icvev/ia, esprit, être immatériel^ et de Xo)^oç, discours. Dans leur sens primitif, le mot grec irveufxa aussi bien que le mot latin spiritus , d'où est^dériyé e5/?rzV , correspondaient au mot français haleine. JDans le Nouveau Testament , le Saint-Esprit est déjà désigné par les mots âycov "srviiîfia , et le sens de ce mot a été depuis étendu à tout être immatériel. £n adoptant ce mot de Pneumatologie ou Pneumatique pour la désignation de l'Idiontologie asomatoscopique , il faudra discontinuer de leur donner l'acception mésexpressive qu'ils ont reçue tous les deux, et surtout le dernier. On appelle d'Adinaire Pneumatique la branche d'art-et-science qui regarde l'air et surtout ses propriétés mécaniques. Cette erreur provient de l'opinion qu'on entretenait autrefois de l'immatérialité de l'air.

NOUVELLE CLASSIFICATION. 8l

à-dire qui regarde les corps) est la matière^; celui de la branche asomatoscopique (c'est* à-dire ijui regarde ce qui est sans corps) est Y esprit^ ce nom étant donné à toute cette classe d^étres factices ou imaginaires qui ^ n'ayant point d'existence corporelle, ne peuvent être

> Le peu de fixité attaché, par différents auteurs, au sens des mots, étre^ matière^ esprit ^ corps^ subslance^tenà souvent vague et obscure toute phrase dont ils| font partie. Voîcî le sens qu'il me paraît le plus convenable d'y attacher respectivement.

"Vétre désignerait, en général , tout ce dont nous pouvons nous faire la moindre idée , soit que sa nature la rende perceptible on non à nos sens. La matière comprendrait tout l'ensemble des êtres dont Texistence nous est démontrée par quelqu'un de nos sens ; et V esprit , l'ensemble des objets dont nous ne pouvons avoir que l'idée. Chaque espèce de matière serait une substance lorsqu'on ne la considère que chimiquement y c'est-à-dire lorsque l'on considère les propriétés de ses parties élémentaires sans égard à son étendue. Tonte portion limitée de matière, considérée sous le rapport de ses propriétés mécaniques^ est un corps.

On se sert aussi du mot espritydains un sens tout différent de celui que je viens de lui donner; c'est lorsqu'on veut désigner la partie intellectuelle de l'homme , considérée sous le rapport de ses opérations et de ses facultés, huante

aperçus par nos sens*. Le mot Physiifue, dont îa signification varie si fréqiuemment , selon Tauteur qui s'en sert , désigne soovent la branche somatoscopique ; mais , comme par éa dérivation (de ^vW, nature) elle est inexpressive, et que, par Tusage, le sens qu'on doit y attribuer est fort incertain , je lui ai substitué le mot So-

est cette même partie considérée sous le rapport de ses sensations.

' Sons le nom de matérialistes on désigne une secte de philosophes dont Prîestlej faisait partie , et selon lesqniâs ii n'existe point d'être, tel que Vesprity isolé de la matière; et ce qu'on appelle d'ordinaire esprit n'est pour eux qu'un assemblage de quelques-unes des propriétés dont certaines portions de matière sont douées. Un des plus grands déËiutsdont un système de classification est susceptible, c'est d'être basé sur un e proposition qui serait regardée comme fausse par quelque classe d'hommes ; car alors , son utilité serait nulle pour ces hommes. Mais un léger changement de phrase suffirait à cette occasion pour adapter la classification aux principes des matérialistes. On pourrait dire que la Pnéumatologie regarde les corps doués de cette réunion de propriétés, nommée esprit , considérés sous le rapport seul de ces propriétés , et que la Somatologie regarde les corps considérés sous tous les rapports , excepté sous celui des propriétés appelées esprit.

nuUologie, qui est parfailement expressif. Le nom de PnmmaUdogie , que j'ai -donné à Tautre branche, est déjà en usage dans ce sens , ainsi que celui et Psychologie ; mais celui-ci, par sa dérivation , est beaucoup moins expressif.'

m^ Division , de la Somatologie en Somatologie pososcopique ^ ou Posologie, et en Somatologie poioscopique ^ ou Poiosomatologie.4

» Pifjnchologie , de ^^9^ , l'âme d'un homme , et de X^oç t jdiscours. Le mot i^xr^oç signifiait originairement papiUbm» C^est peut-être cette dérivation qui s^est présentée il Fespfit de Tempereur Adrien lorsque , sur son lit de mort, il fit à soii âme cette célèbre apostrophe : « Animala vagula , € blandula , etc. »

* Pososcopique y de trocoç, qualité^ et de «ixoireci), je regarde.

5 Poioscopique^ de irotbç, qualite\ei de axo^é<ù,je regarde.

^ Poiosomatologie y de ig(Hlç 9 qualité^ de o»fAa, corps j et de Xoyoç 9 discours.

Pour exprimer ici la preuye de Tomnicompréhension de cette division par des adjectifs monoépiques , il s^est présenté une difficulté à laquelle il serait , je crois , difficile de

En considérant ]a matière, on peut se borner à la quantité^ propriété commune non seulement à la matière , mais encore à tout espace limité non occupé par la matière ; ou bien on peut faire entrer, en même temps , la considération des autres propriétés ou qualités de la matière. De là , cette division de la Somatologie en pososcopique ( c'est-à-dire quandié regardant) , et en poioscopique^ (c'est-à-dire qua*lité regardant.) La première de ces branches est ordinairement désignée par le mot Mathématiquey dont j'ai déjà démontré la mésexpression, et que , pour cette raison, je propose deremplacerparle moi Posologie.

L'autre branche est celle que paraissent avoir eue en vue certains auteurs, et à quelques occasions, lorsqu'ils se sont servis des termes va-.

remédier ^ car, quoique la première I;)ranche ne renferme que la c/itantitéy cette proprîéié ù'ést pas entièrement excluse de la seconde branche, comme on peut le voir dans rexplîcatfon donnée dans le texte; ainsi la distinction entre ces deux branches n'est pas exprimée aussi exactement qu'on pourrart |e désirer par les mots Pososcopique et Poioscopique.

gues et inexpressif s Physique ', Philosophie na* iurelle^, auxquels je substitue le mot Poiosomoriologie.

l\^ Division, de la Posologie en Posologie morphoscopique ^ ou Géométrie 4, et en Posologie alégomorphique ^ ou Arithmologie. ^

Cette division est fondée sur les rapports de

' Physique j de tfwjiç^ nature, Voy. ce mot à la table alphabétique à la fin de cet Essai.

3 Philosophie naturelle, Voj. chap. I, pag. 12 de cet Essai.

^ Morphoscopique y àe ftaptpvijjbrmèj et de tncoxitù , je regarde.

^ Géométrie ,de yÇj, terre^ et de pérpov, mesure. Si jamais on voyait quelque utilité à donner à cet art-et^-science une dénomination plus expressive , on garderait le terme Géomé-^ trie pour i'art-et-science de V Arpentage , ou mesure de la terre ^ branche de la Cosmographie ; et on exprimerait la Posologie Morphoscopique par la dénomination Morphologie.

^ Alégomorphique de Ta privatif, àeXtyta, je parle, et de luopfhj/orme.

^ Arithmologiey deôpiOp^^ nombre ^ et de Xoyoçi discours,,

la quantité avec la forme. Le sujet de la branche morphoscopique (c^esi-h-diTe/orme-regimdard) est la quantité dans ses rapports avec la forme, celui de la branche alégomorphique {c^ esl'hràÏT^ /(^Tne-non-regardant) est la quantité seule indépendamment des rapports qu^elle pourrait avoir avec la forme.

J^ai laissé à la première branche la dénomination usitée Géométrie, quoiqu'elle n'exprime qu'imparfaitement son sujet ; mais l'idée qu'elle donne n^étant pas absolument faufiise , et la £lignificatiôn qu'on lui attribue habituelle tïlent ne variant pas beaucoup, il m'a paru qu'il n'y aurait pas assez d'avantage à lui en substituer une autre plus expressive. Cette branche renferme la Trigonométrie % ou art de déterminer, d'après certaines données, la quantité d'espace que renferme un triangle ; la Goniometrie % ou art de mesurer le degré d'ouverture d'un angle , etc.

' Trigonométrie^ de rptyciyvoç, triangle^ et de fA^pov, mesure,

« ^ Gomoihétricj de yovfot, angle j «t de /Aifrpov, mesure.

Quant à la seconde branche, on lui. donne quelquefois le nom d'Arithmétique, terme ex* préssif , puisque les différentes modifications de la quantité, indépendamment de la forme , sont celles dont est susceptible le nombre, en grec ÀfSfjLoç. Mais, comme on a le plus souventrestreint le sens du mot Arithmétique à une des branches seulement de cet art-et-science , )^ai cru qu'il serait mieux de lui substituer, dans le cas actuel , le mot Aràhmologie.

Lorsqu'unequantité est désignée par un seul chiffre ou par un seul rang de chiffres, quelque long qu'il puisse être, pourvu qu'il ne soit pas interrompu, la valeur de cette quantité est regardée comme connue par ellemême; car toute conception qu'on en peut avoir est transmise à l'esprit d'une manière directe.

Lorsqu'au contraire une quantité est désignée par deux ou plusieurs chiffres ou rangs de chiffres séparés par d'autres espèces de signes , la valeur de cette quantité n'est pas encore connue directement ; elle ne l'est pas assez pour les usages pratiques, jusqu'à ce que cette expression composée soit transformée ou comme traduite

en une expression simple formée d^un seul rang de chiffres sans Tintervention d^autres signes. Toute opération d'Ârithmologie a pour objet de remplacer une expression composée par une expression équivalente simple, comme je viens de le décrire.'

V* Division, de PArithmQlogie en Arîthmor logie gnostosymbolique ^ ouÂrithmétique, et en Arithmologie agnostosymbolique ^ ou Algèbre.

Pour la désignation des nombres, on a trouvé dernièrement un avantage considérable à se servir j outre les chiffres, et même quelquefois

^ Les fractions vulgaires, lorsqu'elles sont réduites à leurs ternies les plus simples possibles, doivent êlre regardées chacune comme un chirfre. Ou pourrait , au reste , les réduire en chif&es qui se placeraient à la suite du r^tng de npmbres entiers ei^ se servant de fraction^ déçimaljes.

^ Gnostosy^mhoUque j de^vcoorb;^ connu ^ et de ovjui^oXqy, signe.

. ^Àgnoslosjrmboliquey de Vaprwatif^ieyHùo^^connu^ ^1 de ^i(U[&Xoy, ^%ne.

au lieu des chiffres, de signes d'une autre espèce qui ne varient pas dans leur signiBcation selon leur ordre relatif comme le font les chiffres. On a, depuis long-temps, tiré des lettres de Talphabet ceux de ces signes qui peuvent être traduits en signes numériques ; mais comme ils ne peuvent transmettre à Tesprit, d'une manière directe , Tidée de la valeur d'un nombre , sans une opération ultérieure qui les transforme en un seul chiffre ou rang de chiffres, on peut dire que la valeur de ces signes est inconnue. De là, cette division de l'Arithmologie en gnostosymboUque (c'est-à-dire à signes connus)^ et en agnostosymboUque (c'està-dire à signes inconnus), suivant que l'on se sera servi, pour l'expression des nombres , de chiffres seulement, ou qu'on aura employé en même temps ces signes inconnus. La première branche est celle qui est désignée le plus souvent par le nom d!* Arithmétique. La seconde a reçu le nom à'^ Algèbre ^ moi dont l'origine arabe est enveloppée d'un nuage qu'il serait difBcile de dissiper; mais son usage étant bien établi , il est devenu par cela même en quelque sorte expressif, et il n'y aurait pas beaucoup d'inconvénient à continuer de l'employer J)OW la cjjésignation de cette branche.

CJO NOUVELLE CLASSIFICATION.

Pour reveniiT & la Poiosomatologie , on peut considérer la malière , rojet de cette branche : 1^ dans rétat où Ta laissée la nature avant ancone opération de la part de Thomme ^;

' Il se présente ici une dî£BcoIté qu^on éprouvera plus ou moins dus toute divinon d'entités logiques oa imaginaires , c'est la presque impossibilité de tirer la'figne qui en distingue nettement les deux branches; car, pour étudier les objets dans Fétat où nous les présente la nature , si le secours de Fart humain n'est pas toujours absolument nécessaire, du moins il facilite cette étude. Pour connaître, par exemple, la structure intérieure d'un animal, il (aut nécessairement le disséquer, et même pour en connaître la forme extérieure , il faut savoir en décrire les parties, afin de les comparer avec les parties correspondantes d'autres animaux. Dans le cas actuel cette diScnlté se dissipera jusqu'à un certain point si l'on se rappelle ce que j'ai dit sur les rapports respectifs des mots art et science» On pourrait expliquer la distinction entre F Antbropurgie et la Phjsiurgie , en disant , que l'art de la Phjsiurgîe est Vart d'observer les propriétés des corps dans leur état de nature , et la science ou connaissance des propriétés qu'ils possèdent dans le même état, c'est-à-dire avant que Fart humain ne les ait modifiés dans le but de les adapter plus directement à son usage; et que dans FÂnthropurgie , dont Fobjet est de produire ces modifications , on peut distinguer deux arts et deux sciences , tons il est vrai intimement liés Fun à l'autre à chaque pas que Fon (ait dans leur étude. Ce sont, i* la science des moyens qu'il

NOUVÉlilE CLASSIFICATION. 91

2® par rapport aux modifications qu'elle éprouve de la part de Fart humain guidé par la science humaine. De là la

VI® Division, de la Poiosomatologie enPoiosomatologie physiurgoscopique' onPhysiurgie, et en Poiosomatologie anthropurgoscopique ' ou Âniftropurgie.

La dénomination Histoire naturelle est en usage, comme synonyme de la Poiosomatologie

faut employer pour produire les modifications en question , et Tart d'apprendre ou de connaître ces moyens ; 2* la production de ces modifications, et la connaissance des propriétés et des phénomènes que cet art met au jour. Dans la Physîaifgie, la science étant plus apparente que Fart, cette branche a été rangée presque toujours au nombre M^ sciences. L'Anthropurgie au contraire a été placée le plus souvent au nombre des arts , la science étant dans ce cas d'une moindre importance que l'art correspondant.

' Physiurgoscopique^ de f6ffiç, nature^ de ^>yov, ouvrage, et de atardfdyje regarde,

^ Anthropurgoscopique j àe SeS^wçQç ^ homme ^ de ^ov, ouvrage , et de (mnhù , je regarde.

physiurgoscopique. C^est à cause de sa mes*expression totale , dont j^ai déjà démontre les inconvénients pratiques, que je lui ai substitué le mot Physiurgie.

La seconde branche de la Poiosomatologie a reçu les dénominations encore plus mésexpressives Physique et Philosophie nalurelk^ prises chacune dans un des différents degrés d'étendue qu'on leur a donnés. Je les remplace de même par le mot Anthropurgie.

VU® Division, de la Physiurgîe enPhysiurgie exocosmoscopique ' ou Uranologie ^, et en Physiurgie épicosmoscopique^ ou Epicosmologie.<

^ Exocosmoscopique , de IÇ , dehors , de xoopç , noire monde , et de oxoireci) , je regarde,

» Uranologie , de ovpavbç , ciel , corps céleste , ^et de X^oç, discours,

3 Epicosmoscopique^ de M, 5ur, de xoo;pioç, notre terre ^ et de mtMtixùjje regarde,

^ Cette division de la Physiurgîe est parfaitement exhaustive, puisqa^ on ne peut nommer d^art ou science physiurgîque

NOUVELLE CLASSIFICATION. qS

J^ai dëjà observé que tous les corps, dans leur état naturel, peuvent être assez bien partagés, relativement à leur importance pour

qui ne soii compris dans Fune on Faatre de ces deux branches ; et pour les êtres mêmes qui font le sujet de cet artet-scîence, cette division est tout aussi distincte; rien de ce qui est sur terre lie pouvant être en même temps au dehors de la terre *^ Mais il n'en est pas ainsi de Tart-et-science qui en traite , puisqu'il j a de certaines propriétés, comme Vétcndue^ le mouvement , etc., qui appartiennent également à l'une et à l'autre classe. Il serait facile d'obvier à cet inconvénient en divisant la Phjsiurgie d'abord en coénoscopique (c'est-à-dire regardant les propriétés appartenant en commun à tous les êtres en état de nature)^ et en idiosco'^ pique (c'est-à-dire regardant les propriétés particulières à chaque classe de ces êtres ), et ensuite en sous-divisant la branche idioscopique comme ci-dessus en exocosmoscopique etenépicosmoscopique. Il en est de même de chaque division faite d'après la nature des êtres. Mais alors , dira-t-on^ pourquoi ne pas toujours exprimer cette division dans la table? C'est que par sa fréquente répétition elle l'^longerait beau« coup; inconvénient plus grand que celui que l'on éprouverait pat son omission, vu que la division est toujours exhaustive et qu'on a rarement besoin de traiter séparément des prO'priétés communes aux deux branches de la division sans

* Par le mot terre j^entends toute la masse de matière qui la com" pose, soit solide, soit liquide, soit en état de gaz.

94 noiWelle classification.

nous, en deux classes, dont l^une comprendrait notre terre seule , et Tautre tout le reste des corps dont nous pouTons avoir connaissance^ et qui ont reçu le nom de corps célestes^ en grec uranos. La Physiurgie , ou science qui en traite, serait donc aussi divisëe en deux braoçhes, dont la première comprendrait tout ce qui regarde notre terre considérée isolément , sans aucun rapport au reste de Funivers ; la seconde aura les corps célestes poor sujet, y compris ce qui regarde notre terre considérée comme corps céleste.

La. première branché est très bien désignée par le mot usité Uranolagie. Elle comprend Y Astronomie^ ^ qui dans son acception vulgaire lui est quelquefois synonyme, mais qui semble restreinte plus souvent et avec plus de justesse à la partie posologique , qui traite de la dis-

traîter -en même temps de celles qui sont particulières à chacune. Il est des cas pourtant où j'ai cru convenable d'exprimer cette division ; c'est , i** dans celui de TOntologie, 2* dans r Anorganologie , 3^ Zoologie , et 4° Phytologie.

' Astronomie , de «rrpov, étoile^ et de véfAOç , loi.

I90Uy£LL£ CLASSIFICATION. §5

tance respective et des mouvements des corps célestes ; V Uranagraphie^ ^ c'est-à-dire tout ce que nous connaissons ou que nous supposons de leur forme et de leur composition^ y compris Tapfiareiice qu'ils présentent à nos yeux ; la Cosrmil^ùtde^ ou Thistoire de \tvHv formation, connue ou supposée, la Cosmologie^ ^ mot qui, tout impropre qu'il est à cet usage, sert souvent pour désigner ce qui regarde notre terre considérée comme corps céleste, branche que Ton pourrait appeler TJranologie cosmologique,

•VHP Division, de TEpicosmologie en Épicos-

' Vranographie^ de oûpovbç, cielj et de ypaL(f»>,je décris.

^ Cosmogonie y de xoo/jlûç, univers on monde, et de )>ov9ç, origine, formation. Le mot xocpç eo grec , mundus en latîn, monde en français, a été appliqué indistinctement à tout l'univers et à notre monde en particulier; je crois qu^il serait convenable de le restreindre à la dernière acception. Le mo^ oupov^ç en grec, univers en français, désignerait Tensemble des corps célestes. La Cosmogonie serait donc appelée Uranogénie.

^ Cosmologie, de xo(T|uioç, monde, et de Xoyoç, discours.

g6 NOUVELLE GLASSIFICATIOM.

mologîe abioscopique ', ou Anorganologie^, et en Epicosmologie embioscopique ou Ëmbio^ logîe.

Cette division est fondée sur la propriétë ap^ pelëe vie^ que ne possèdent pas les corps faisant le sujet de la première branche, et que possèdent, au contraire, ceux qui font le sujet de la seconde.

11 règne une grande confusion dans les termes employés à la désignation des branches d'artct-science qui ont pour sujet les corps privés de vie ou inorganisés. Pour exprimer la Physiurgie abioscopique en général , on s'est servi quelquefois du terme Minéralogie^^ quelquefois

* Abioscopique^ de l'a privatif, &t Scoç, we, et de «otréwi, je regarde,

^ Anorganotogie , die l'a privatif, de Spyavov, organe ( ce nom étant donné aux différentes parties des corps vivants), et de X^oç, discours. <

3 Minéralogie y de niineralia , minéraux , et de Xoyoçy discours.

è^ cexai\àff Grëologie \ de Cosmologie, ou même d^ Géol^iosie "^ ; mais» dans ces cas , on a beaucoup étendu Igt significâtioi; ordinaire de ces mots. Pour ëvîter les inconvénients de ces 'variations, î^ai donné à celte branche le nouveau nom àkiénorgandogie^

IX« Division, de F Anorganologie en Anorg»nologie coénoscopique^ ou Coénanorganologîe, et «n Ailorganologie idioscopique 4 ou Hiaéralogie.

Dans la première branche de cette, division , on considère les propriétés générales des corps ^organisés ; dans la seconde on ne considère que les propriétés distinctives des espèces. Le terme Minéralogie ^ que j'ai adopté pour la secc^ide branche, n^est pas bien expressif; mais étant déjà en usage, j^ ai cru convenable de le laisser.

< Géologie j de yÇj, terre , et de X«yoç , discours, ^ Géognosiej de fUj terre, et de yvwciÇy connaissance, ^ Coénoscopique, Voyez page 77, note i.

^ Idioscopique. Voyez page 78, note. i.,.

g8 NOUVELLE CLASSIFICATION.

La subdivifiion de la Minéralogie m^traînerait trop loin du but de cet ouvragé. f|l aérait facile d^adapter le système bifu)g|ué aux classifications existantes des différents minérale, gistes ; à celle de Berzélius , par exemple , basée sur les propriétés chimiques des minéraux.

^ X^ Division, de la Coénanorganologie en Coénanorganologie aéroscopique "^ ou Âérologle, et en Coénanorganologie anaéroscopique* ou Cosmologie.

La première branche renferme tout ce qui regarde Voir ou mieux V atmosphère ; ce mot désigne tout Tensemblef des corps en état dé gaz, qui^ ayant moins de densité, et, par conséquent, une moindre gravité spécifique,^ se tiennent à l'extérieur de la masse de substapces solides ou liquides* désignée plus particulièrement sous le nom de cosmos ou monde.^ On comprend aussi sous le nom à'almosphère

' Aéroscopigue^ âe dwjp^ air ou atmosphère^ et de aiumitd f je regarde,

* Anaéroscopique j de la privatif, de %, et de fnoitiia.

NOUVELLE GLASSlFlCATIpN. 99

les corps solides ou liquides toutes les fois qu^ils sont mêlés ou comme suspendus dans l'air ; par exemple , les nuages , les corps météoriques ou pierres du ciel , etc. L'Aérologie renferme V Aérostatique^ ^ qui regarde les propriétésr de l'air ré.sultant de l'attraction de gravité ; YAérographie*^ ou description de la forme, de la profondeur, etc. , de la masse atmosphérique ; la Météorologie ,. ou art-et-scierice des météores', nom donné aux différents phénomènes qu^on observe dans l'air, tels que les vents, la chute de la pluie, de la neige, des pierres du ciel, etc. ; la Népïiélognbsie^^ ouconnaisssâace de ce qui regarde les nuages et brouillards.

La G)énanorganologie anaéroscopique ne

* Aérostatique , de «ip, air , et de <rraT«bç, en état de repos.

^ Aérographie, de àip, air^ et de ypa^^», je décris,

^ Météore^ de fttri(àpoçy élev*é.

^ Néphélognosie , de vcye'X*? , nuage , et de ftwjt^ , coii" naissance.

ÏOO NOUVELLE CLASSIFICATION.

peut regarder que la massq compacte de corps inorganisës , solides ou liquides, appelée tçrre et mer , et à laquelle le mot grec cosmos a été plus particulièrement restreint. Cette branche pourrait donc garder sans inconvénient le nom de Cosm^ologîe, qui, iîiisi'que celui à'^Jlerologie, est déjà èh usage.

XP Division, de la Cpsmologie'èn Gosmolqgie prostllénoscopique' ou Prostbénocbsinologie, et en Cosmologie paronoscopique' ou Paronocosmologie.

Cette division est fondée sur la distinction entre le temps passé et le temps présent, distinction sur laquelle nous reviendrons plusieurs fois, et qui pourrait même s'étendre presque à toutes les branches de l'arbre ontologique. Msris, ici encore, quelque distantes que soient les idées

" Prosthénoscopique^ de irpoa^ev, passéy au temps passée et de oxoTrcb) , je regarde,

^Paronoscopique , de iropwv, présent^ et de (ntmétû» Prosthénochronoscopique et Paronochronoscopique seraient plus expressifs , mais trop longs.

NOUVELLE CLASSIFICATION. IQl

'présentées àVespTitj^zrlesmots présent et passé, on ne peut tirer de ligne fixe qui en sépare, les parties les plus rapprochées ; le temps présent n'étant littéralement qu^un point qui change à chaque instant pour ne faire qu^une portion du temps passé, et, comme le point géométrique, n'est, pour ainsi dire, qu'une;* entité imaginaire qui le termine. Il faut donc s'écarter, dans ce cas, du sens littéral, et comprendre dans le temps présent le temps nécessaire pour que Ic^ idées que nous transmettent les différents êtres se forment dans notre esprit. On peut rendre plus claire cette distinction entre la branche de tout art-et-science qui regarde le temps passé et celle qui regarde le présent, en disant que le sujet de la première est la comparaison d'un événement oubd'un état de choses avec ceui^qui l'ont précédé ou suivi, et que le sujet de la seconde est la comparaison entre les événements ou les états de choses qui ont lieu ou que nous croyons avoir lieu au moment où nous nous en occupons.

La Prosthénocosmologie renferme la Cos" rnogonie, divisée en Géogénie et en Hydrogénie; \2L,PaJéologie ou Archéologie cosmologique, etc. AToyez , pour l'étymologie et la signification

ÎO^ NOUVELLE CLASSIFICATION.

de ces mots, la Table alphabétique à la fin du. volume.

XII® Division, de la Paronocosmologie en ParoQQCosmologie coénoscopique , et en Paronocosmologie idioacopique. ' •

La première braiicfae, qui a été appelée Cosmographie * , traite des propriétés générales de notre monde ^ sans regard à Fhistoire de sa formation, à sa position, à ses mouvements relativement aux corps céleste», at aux propriétés qui servent à distinguer ^t sa division générale en solide et en liquide, soit les différentes divisions qu^on en a faites selon la nature des substances qui la composent. La Cosmographie a donc pour strjet la fornie extérieure de la terre , sa division en degrés de longitude et latitude, en zones, etc.

XIIP Division, de la Paronocofl^oiologie idio^

' Coénoscopique eildioscopique, /^q;^, pages 77 et 78.

H Cosmographie j de xJofMç , monde, et de y^émptù^ je décris.

NOUVELLE CLASSIFICATION. lo3

scopique en Paronocosmologie st^réoscopique ' ou Géologie ^, et en Paronocosmologie hygroscopique ^ ou Hydrologie. 4

£a Géologie AjlTerme Fétude de la Mruc*»

tare générale de la masse de matière solide appelée terre (par opposition à reau)^ c*estàniire Tétude de la proportion^ de la position^ de Ja forme et de la composition relatives des différentes masses appelées^ iertams granit' tiquèSy calcïurrss f etc. 9 branche plus particulier rendent distinguée ^ dans le langage brdinaire , sous les noms de Géologie et de Géognosiey et qui, quoique distincte, est néanmoins très rapprochée de la Minéralogie. Elle comprend aussi la GéograpHîcf ^, ou description dé^là' sur-

' Stéréoscopique j de orcpcb^, solide^ et de cxoicif^^je regarde,

» Géologie j de yn, terre y et de Xoyoç, discours.

^ ^ygros€Qpiq|ue , de ùypèç, Mff^àde , et ie «imetw , je regarde,

^ Hydrologie, de u&,)p , eaw, et de Xoyoç, discours,

* Géographie y de yîi, terre^ti de yfA^^ je décris. Voyez à la table alpb«èé»îqtte , àib fio ie cet £0^9 r^xpli-

lo4 V WOUVELI*E CLASSIFICATION.

face extërieure de la terre, de la forme des moi»' tagnes, vallées, plaines, îles, continents y etc.

L'Hydrologie comprend Y Hydrographie % ou descfiption 4e la forme extëAeuve dés masses liquides appelées mers, ririères, lai:s, étangs, etc., y compris leur profondeur; ttVHydrosta^ tique* ^ ou branche d'art-et-science qui regarde les propriétés de Teau résultait de Tattraction de gravité , telles que les courants des rivières , la force des chutes dVau,etc. Les autres pro-* priétés natufelles de Peau appartiennent à la branche à laquelle ^n a plus particulièrement donné le nom à! Hydrologie .

XI¥* Division , de TEmbiologie en Embiologie zooscopique ^ ou Zoologie , et en

m^m-^mmm^^

cation de l'emploi extensif donné à ce mot dans le langage ' ordinaire.

" Hydrographie y de 8Jaip, eon, et de ypéatp^^je décris.

^ Hydrostatique , de u&>p , eau , et de aroirtxbç , en état de repos.

^ Zooscopique^ de Cuovf animal^ c'est-à-dire Are doué de vie animale j et de ewnt» 9 je regarde*

HOUTELLS CLASSIFKÏATION. Io5

Embîologie azooscopii|ue ' ou * Phytologie. >

La première branche, regardant les doués de vie animale, est très bien désignëe pair le nom usité Zoologie. La seconde regarde les êtres doués de vie, mais non de vie animale.

Toute cette classe d^ êtres étant comprise sous le nom de plantes, cette branche aussi est très bien désignée sous les noms existants Phyio^ logie et Botanique ^. Quoiqu'ils soient tous les depi^ bien expressifs, j'ai préféré le premier, le mot Botanique étaift souvent restreint h la partie idioscopique de Tart-ret-science.

Les animaux ainsi que les végétaux peuvent être envisagés sous deux aspects.; d'abord sous celui des propriétés générales , c'est-à-dire qui appartiennent en commun à la plus grande

' Azooscopique ^ de W privatif, de Cé5ov , animal ^ et de oxoirau , je Regarde,

^ Fhjrtologie , de yurbv , plante , et de Xoyoç , discours^

^ BoCanùfue , de ^im , plante.

Io6 ItOUYULE GLASSIFICATIOV.

partie de ces êtres ; ensuite sous le rapport des propriétés particulières aux différentes classes d'animaux et qui servent à les distinguer Tune de l'aiitre. De là les

XV« Division, de la Zoologie en Z0ologie coénoscopique ' ou Coi^nozoologie » et en Zoologie idioficopique ou Idiozoologie.

XV1« Division , de la Phy tologie en Phytologie coénoscojpique ou Coénophy tologie , et en Phytologie idioscopique ou Idiophy tologie.

Les branches coénoscopiques ont reçu^généralement les noms de Physiologie animale et végéiaie^ les branches idioscopiques ont été appelées improprement Zoologie et Botanique proprement dite.

La table systématique ci -jointe n'étant qu'une vue générale des premiers embranchements de l'arbre ontologique, je n'ai dans aucun cas suivi les divisions jusqu'au bout; car un pareil travail, supposé qu'il fût possible,

Coénoscopique et Idioscopàfue, Voy. p. 77 et 78.

\/emi N^ ly page 107.

sans vaisseaux

ii sans

^mbres : membres :

ECTES. ZOOPHYTES.

«eu de corps seulement.

h venait à découvrir des animaaiL à ^s êtres vivants, on rencontre pres- • ces êtres.

JRE DES ÊTRES,

Tableau N" II, page 107.

ou

idylozooscopique.

NDTLOZOOLOGIE est

ou

AphlébozooscopiquQ.

L'APULEBOZOOLOGIE est

ou on

IVJîque^, Énarthrozooscopique 9, Anénarthrozooscopiqoe ;

syn. «yn.

M ENTOMOLOGIE • °. ZOOPHTrOLOGlE ".

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