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sans feuilles:
ACOTÎLÉDONÉE& APHYLLES.
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lëret sur CAUCIïl
lïOUVELLE CLASSIFICATION. 109
Revenons maintenant à la branche coénoscopiqoe^tpii regarde les proprîëtés^wimi/e^, c'està-dire appartenant à tous, ou du moins à la pkis grande partie, des êtres qui en font le sujet. La division de cette branche devra donc être basée sur la nature des propriétés qu'on prend en ^ considération, ou sur le point de vue soiui le-* quel on envisage les êtres. Ainsi lions en réparerons d'abord tout ce qui regarde les changements qu'ils ont subis dans les temps passés , et nous établiroips la
X Vir Division ♦. de la Coénozoologiè en Coénozoologie profthénoscopique ' ou Prosthéno*zoologie , et en Coénozoologiè paronoscopique ^ ou Parofiozoologie.
La Prosthénozoologie ou Histoire animale
qu^Ils appellent méthode analytique. Il est à regretter que cette méthode , si commode pour les recherches des espèces, n'ait pas encore été étendue à la distribution de toutes les plantes connues.
' et ' Prosthénoscopique et Paronoscopique. Voy. page 100, notes I et 2.
IIO NOUVELLE CLASSIFICATION.
renferme tout ce qui regarde la manière dont quelques animaux se sont multiplia et répàndils sur notre globe , ainsi que tout ce que nous pouvons connaître de ceux qui en ont entièrement disparu. G^est à cette dernière partie de la Prosthénozooloigie qu^on a donne, depuis peuple nom de Paléozoologie ^. Le mot Oryctognosie ^ est quelquefois synonyme de la Paléologie, mais elle est prise plus souvent dans une acception un peu moins étendue.
XVIIl* Division, de la Paronozoologie en Paronozoologie mérizoscopique^ ouMërizozoologie, et en Paronozoologie amërizoscopique. 4
Dans la première branche, qu'on étudie beau-
* Paléozoologie , de iraAatbç , ancien , de Çwov , animal^ et de Xoyoç, discours . :"
^ Oryctognosie y de opuxrbç , enfoui ou fossile^ et de yvc^iç, connaissance.
^ Mérizoscopique , de ^upeÇo» , je distribue , et de oxoir^, je regarde.
4 Amérizoscopique^ de l'a privatif, de ^i^td Je distribue, et de <7xoiréb> , je regarde.
coup maintenant , sous le nom de Géographie animaïe^ on considère la position relative des animaux dans les différentes parties de notre globe. La seconde branche a reçu plus particulièrement le nom de Physiologie animale , et re* garde les différents organes ou parties des ani* maux considérés relativement à leur structure, leurs fonctions, etc.
La grande importance pour nous de la connaissance de notre propre corps relativement à celle des autres animaux m'engage à établir ici la
XIX« Division , de la Paronozoologie amérizoscopique en Paronozoologie anthroposcopique ' ou Anthropologie , et en Paronozoologie alogozooscopique ^ ou Alogozoologie.
L^ corps humain se présente à nos observations dans deux états différents , quHl est im-
» ArUhropascopîque , de av6p«iroç, homme , et de <7xoir/ci>, je regarde,
^ Alogozooscopique^ de âXoyov Kjm-i^ animal^ à Topposîtion de rhomme , et de (ncoiréo) , je regarde.
112 JHOVYfJLLK CLASSIFICATION.
portant d^ëtudîer séparément : d'abord en' état de santé, ensuite en état de maladie. De là la
XX* Division, de T Anthropologie en Anthropologie hygioscopique ' ou Organologie v humaine, et en Anthropologie nososcopique ^ ou Nosologie ^ humaine .
XXI^ Division , de TOrganologie humaine en Organologie harmoscopique ^ ou Anthro-
' Hjrgioscopique , de xr^Aç 9 en santé ^ et de cxoir&> 9/e regarde»
* Organologie^ de %avov, Oi^ane, et de Myoç, dàcours.
^ Nosoêcopique , de voaoç , maladie , et de oxoma> ^je regarde.
^ Nosologie, de v6aoç, mcUadie^ et de X^ç, discours. Ce mot est déjà reçu dans la langue médicale , ainsi que VAn" thropologie , VAnatomie, etc. Ces branches font partie de celles qu'on réunit sous le nom de Sciences Médicales ou de Hygiastique. Voyez ce mot à la Table alphabétique, où j^ai indiqué la place que doivent en occuper les différentes branches.
* Harmoscopique, de âpfiibç, structure, et de attoKw , je regarde.
NOUVELLE CLASSIFICATION. Il3
pographie', et en Organologie cinésioscopique * DU Anthropodynamique. ^
La première branche regarde la structure et la forme de3 organes de Thomme , et a reçu quelquefois le nom à^ Anthroposomatologie : la seconde traite de leurs fonctions et de leur action réciproque / principes qui constituent essentiellement la propriété appelée vie.
XXI1« Division, de F Anthropographie en Anthropographie stéréoscopique 4, et en Anthropographie hygroscopique ^ ou Hygrôtologie.
> Anthropographie ^ de âvOpuiroç, homme ^ et de ypo^K.», je décris.
3 Cinësioscopique^ de %im<Tiq ^ mouvement, et de erxoir&o je regarde,
^ Anthropodymmdque^ de £vOp«i>iroç, homme, et de Wvaluç, force y pouvoir j action.
4 Stérëoscopique , de orcpcbç^ solide , et dé oxoir&» , je regarde.
^ Hygroscopique , de wypbç, liquide, et de <7xoim> , je regarde.
il4 NOUVELLE CLASSIFICATION.
Cette division est fondée sur le degré de consistance des parties du corps humain. Les organes solides font le sujet de la première branche, qui a reçu plus particulièrement le jttom peu expressif îïjinatomie ' : on pourrait donner à la seconde , qui traite des organes liquides ou humeurs^ la dénomination monoépique à" Hygroiologie'^.
Ces deux branches devront être subdivisées selon la nature des organes qui en font le sujet: ainsi les médecins divisent TÂnatomie en Osieologie ^ et enSarcoIogie 4; et celle-ci en Myologie^^ Splanchnologie ^, Angiologie 7, Névrologie ^,
' Anatomie , de àvocrofiT} , dissection.
^ Hjrgrotologie , de ûypoTai , humeurs , et de Xoyoç , dis^ cours.
5 Ostéologie^ de oorcov, 05, et de Xoyoç, discours.
4 Sarcologie ^ de dàpÇ, owpxbç, chair ^ et de Xoyoçy discours.
^ Myoîogie^ de ySjç^ fjiulç, muscle^ et de Xoyoç discours.
^ Splanchnologie ^At aià&f/y^r^ entraiiles^ et de Xoyoç, discours.
7 ^ngiplogie , de oyycTov, vmsseau , et de Xoyoç, discours.
8 Névrologie , de vwpov, nerf, et de Xoyoç, discours*
JDermjclogie'' ^ elTri^hologie^. Presque toutes les branches d'Organologie, qui se rapportent aux différents organes du corps humain , ont aussi reçu des noms particuliers , tels que Cephalalogie ^, Cardiologie 4, Cranologie ^, Hématologie ^, Chylologie 7, et une foule d'autres qu'il serait trop long d'énumérer ici.
L'Alogozoologie peut suivre la même distribution que l'Anthropologie, et ses branches pourront être désignées par des noms analogues ; ainsi j'ai établi, dans la Table, les divisions suivantes :
' Dermologie^ de ^tp^a, peauy et de X^oç, discours.
^ Trichologicy de rot^^ trpt^ç , poil^ cheveux , et de X^oç, discours.
3 Céphalalogie , defxe^aXvj , tête , et de X^oç , discours.
4 Cardiàlogie, de xop^ta, cœur, et dfe Xoyoç, discours.
^ Cranologie y de xpovcov, crâne ^ et de X<5yoç, discours.
^ Hématologie y de aîjma, aîfiftToç, sang^ et deXiyoç, dis* cours,
7 Chylologie , de yyXhç^ chyle^ et de Xoyoç, discours.
Il6 NOUVELLE CLASSIFICATION.
XXIII* Division, de FÂlogczoologie en Alogozoologie hygioscopique ou Zoorganologie , et en Alogozoologie nososcopique ou Nosozoologie.
XXIV* Division, de la Zoorganologie en Zoorganologie harmoscopique ou Zoorganographie, et en Zoorganologie cinésioscopîqiie ou Zoorganbdynamique , ou, pour abréger, Zoodynainique.
XXV Division , de la Zoorganographie en Zoorganographie stéréoscopique ou Zootomie , et en Zoorganographie hygroscopique ou Zohygi»otologie.
La Goénophytologie sera partagée comme la Coénozoologie ; j'ai pourtant prolongé moins les ramifications de la première de ces branches, puisque l'étude des plantes est, peut-être, moins importante pour nous que celle des animaux.
Les noms étant aussi partout analogues à ceux que je viens d'expliquer, je vais simplement énumérer ici les divisions suivantes , que j'ai conservées dans la Table.
XXVI* Division , de la Goénophytologie en Goénophytologie prosthénoscopique ou Pros-
thénophytologie , c'est-à-dire Histoire végétale^ et en Coénophytologîe paronoscopique ou Paronophytologie.
XXVII* Division y de la Paronophy tologie en Paronophytologie mérizoscopique ou Mérizophytologie, et en Paronophytologie amérizoscopique ou Phytorganologie.
XXVIIP Division , de la Phytorganologie en Phytorganologie harmoscopique ou -Phytographie , et en Phytorganologie cinésioscopique ou Phytodynamique.
Revenant maintenant à l'Ànthropurgie, nous établirons la
XXIX« Division , de TAnthropurgie en Anthropurgie holodymanique ' ou Dynamique^»
' Holo dynamique , de oXoç, en entier ^ et de ^xtvaiuç j poU" sfoir^ forccy propriété.
^ Dynamique y de ^uvajuitç. Cette dénomîaatîon , dans le langage ordinaire, est opposée à la Statique, et l'on regarde quelquefois les deux comme désignant des branches de la Mécanique. Mais ce dernier mot est alors pris dan^ttae. acception
Il8 NOUVELLE CLASSIFICATION.
et en Ânthropurgie stoéchiodynaniique * ou Chimie^
L'art humain ne peut modifier les corps considérés en masse qu'au moyen du mouçement.
C'est cette dernière propriété qui fait le sujet de la première branche de l'Ânthropurgie. Cette branche a été désignée par le nom de Dynamique ; celui de Mécanique lui a été également donné , mais il est plus souvent restreint à une partie seulement de cet art-et-science.
La branche stoéchiodynamique a pour sujet les modifications que l'homme fait éprouver aux parties élémentaires des corps, ainsi que les propriétés qui leur sont données au moyen
beaucoup plus étendue que celle qui lui est naturelle. Les propriétés qui font le sujet de la Statique appartenant aux êtres avant qn^ls aient subi aucune modîficatTon de la part de rbomme , cette branche d^art-et-science se trouve nécessairement ooniprise dans la Physiurgîe.
» Stoéchiodynamique^ de crotx'^ToVf partie élémenteiire^ et de HmifHÇyforce^ propriété.
* Chimie , mot dérivé , par les uns^ de l'arabe ; par les autres, de yufA^*
NOUVELLE CLASSIFICATION. I IQ
de ces modifications. Cette branché, depuis long-temps designée par le nom de Chimie^ comprend la composition, décomposition, et recomposition des corps.
XXX* Division , de la Dynamique en Dynainique abarysomatiqae •, c'est-à-dire corps-im'pondéroèks-regardant ; et en Dynamique barysomatique ^, ou corps-pondérables regardant.
Les corps impondérables connus ou supposés sont au nombre de quatre : la lumière, le calorique, le fluide électrique, et le fluide magnétique. La partie de la Dynamique qui regarde les deux premiers a reçu le nom d'O^ tiqxÂe, Les deux autres n'entrent dans le domaine de la Dynamique qu'en tant que leur production ou leur modification derriaTident des opé-^ rations mécaniques, telles que la friction, etc.
XXXI« Division , de la Dynamique abaryso-
' Abarysomatique j de Va privatif, de ^açniÇypesanty et de fâfia, corps.
a BarysonuUù/ue^ de ^opirç ^f^^tfr^^ ^t de o%mi, corps.
matique en ëchoscopique ' ou Acoustique ^, et en anéchoscopique' ou Mécanique. 4
La première branche regarde lesvîbrations des corps, c*est-à-dire l'espèce de mouvement qui produit la sensation du son. A la seconde se rapportent toutes les autres espèces de mouvemenl que rhomme peut communiquer ou modifier.
Tout Tobjet de la Mécanique se réduit à la résolution du problème suivant :
Un corps étant mis en mouvement par un premier moteur quelconque y construire un appareil qui communique à un autre corps ce mouvement, dont on modifie la direction, la continuité ou le degré de vitesse selon Tobjet particulier que Ton a en vue, et cela avec le moins de perte de force possible.
' Ëchoscopique , de vx!>Çj son , et de oxoir&>, /e regarde, ^ Acoustique , de iowiiWy entendre.
^ Anéchoscopîquej de Y a privatif, de S^^ç^ ^^^i ^^ ^^ oxoir6iy je regarde.
^ Mécanique , de f«9x^» machine*
Cet appareil, quel qu^il soit, est ane machùie^ en grec //.nx^y^y ^^ 1^ le nom de Mécanique donne à cette branche d^act-et-science.
Pour rendre cette définition plus claire, et pour en bien faire sentir l'exactitude , il paraît nécessâre d'examiner ici, avec quelques détails, les principes sur lesquels elle est fondée, les idées qu'on entretient à ce sujet étant souvent confuses et inexactes.
Il existe dans la nature un certain nombre de causes de mouçement dont les unes agissent continuellement, sans aucun secours de la part de l'homme , et dont les autres demandent une opération préalable de l'art-et-science hum'aine pour les mettre en action. Ces causes de mouvement sont appelées ^ri^m/i^rs moteurs. On trouvera dans la note ci-dessous^ une liste de celles dont on a déjà fait usage , ou qui pourraient être employées en Mécanique avec plus ou moins d'avantage . '
' Ces premiers moteurs sont : '
1® \4Exerii0n animale , y compris VExertion humaine. Ce premier moteur est le plus fréquemment usité.
L'action de ces différents moteurs est constamment opposée par Faction contraire^ directeou indirecte, et plus ou moins forte, d'une
2* La Croissance végétale* Malgré les effets qu^on lai voit produire 9 tels que le soulèvement de pierres, le reoTersèment de mars , etc. , par la croissance de racines d'arlires, ce moteur agit avec tant de lenteur qu'il serait trop (ûble pour être employé avantageusement par le mécanicien.
3° Le Vent, Employé avec grand avantage dans les monlins à vent , les voiles des vaisseaux , etc.
4.^ La Chute d'eau. Elle provient de Uattraction de gravité, *et fournit une grande force.
Dans les autres cas où Ton fait agir Tattraction de gravité, comme dans la machine à enfoncer les pilotis , le toarne-bro« che, etc., elle ne donne aucune augmentation de pouvoir; il faut toujours une opération préalable d'un autre moteur agissant en sens contraire avec une force au moins égale.
y Mouvements d* Elasticité ou Attractions et Répulsions élastiques. Toutes les fois que Fou considère Uattractîon de cohésion, et la répulsion correspondante, comme moteurs ^ elles reçoivent le nom à' élasticité ^ quand on ne regarde que la résistance qu'offre cette espèce d'attraction , elle est appelée Attraction de cohésion. L'élasticité de la vapeur d'eau agit avec une grande force dans la machine appelée , pour cette raison^ machine à vapeur. L'explosion de la poudré à canon est aussi produite par l'élasticité des gaz qui se dégagent par sa décomposition. Dans ces deux cas , il ne faut qu'une opération chimique peu importante pour Caire agir ce moteuri
OU plusieurs de ces causes de résistance appelées attractions. Le degré de résistance qu'un mo-
mais il n'en est point ainsi pour Félasticité d^un ressort; il faut , pour le monter , Taction préalable d^un autre moteur qui lui soit au moins équivalent en force.
6* Mouvements de capillarité. Ils proviennent de Tattraction capillaire, et sont si Êiibles qu^ils seront toujours à peu près inutiles au mécanicien. Le gonflement d^une éponge 9 par Fabsorptlon de Teau , est un exemple de mouvement produit par ce moyen.
7° Mouvements électriques ^ et i° Mouvements magnétiques. Ce sont encore des moteurs dont Futilité est à peu près nulle , à cause de la dépense de force qu'il faut pour les mettre en action, et qui est au moins égale à la force qu^on gagnerait par leur moyen.
9° Mouvements d* expansion et de contraction de solides. Ces mouvements sont causés par des variations dans le degré de cbaleur ou dans le degré d^humldlté. Les premiers sont trop faibles pour être utiles. Quant aux autres , FExpansion par humidité du bois, par exemple, est employée souvent pour détacher les pierres à meules et autres grosses pierres.
lo* Mouvements d'expansion ^ et de contraction de liquides. Ils sont causés par des variations dans le degré de cbaleur, et paraissent encore à peu près inutiles au mécanicien ; les mouvements thermométriques en offrent un exemple. >
1 1° Mouvements aérohariques ou barométriques , pro-^
teur peut vaiiïcre dans un temps donné est appelé \à force de ce moteur.
L'attraction de gravité étant la seule de ces attractions qui agisse d'une manière régulière est aussi la seule qui peut servir de mesure à la force d'un moteur. Ainsi la force d'un moteur est en proportion , soit du poids qu'il élèvera à une certaine hauteur dans un temps donné, soit du temps qu'il mettra à élever à cette hauteur un poids donné, soit de la hauteur à laquelle il élèvera un certain poids dans un temps donné ; car le moteur qui élèverait un quintal à un pied de hauteur dans une minute serait absolument de la même force qu'un autre qui élèverait le poids d'une livre à cent pieds de hauteur dans le même temps , ou qui élèverait cent quintaux à un pied de. hauteur dans cent minutes, en supposant toujours que, dans chaque cas, toute la force du moteur agit d'une manière convenable pour produire cet effet.
venant des variations dans la pressure atmosphérique. On faisait voir ^ il y a une quarantaine d^annëes , dans le musée de Coxe , le prétendu mouvement perpétuel d'une pendule qui se montait au moyen des variations d'un gros baromètre.
Tout ce que peut faire la Mécanique , c'est de modifier la direction , la vitesse ou la continuité du mouvement de manière à ce que le moteur perde le moins possible de sa force ; car toujours il en perdra par la friction, qui a plus ou moins lieu dans la machine la mieux construite»
XXXII* Division , de la Chimie en Chimie embioscopique "" ou organique , et en Qiimie abio* scopique ou inorganique .
XXXIIP Division, de la Chimie organique en Chimie zooscopique ou animale , et en Chimie azooscopique ou végétale.
La Chimie inorganique renferme tout ce qui regarde la production des substances impondérables, en tant qu'elle a lieu par la décomposition des corps dont ces substances font partie, ainsi que leur modification et leur réunion avec d'autres corps. Cette branche renferme aussi la considération des moyens de composer, de décomposer et de recomposer les différents corps
' Embioscopique ^ abioscopiquCf zooscopique elazooscopique. Voy, ci-dessus pag 96, lo^ et io5, notes.
pondérables inorganisés. La Chimie organique au contraire se borne à la décomposition, la structure des corps organisés étant beaucoup trop compliquée pour que Tart humain puisse jamais espérer de l'imiter.
Jusqu'ici, dans la division de F Anthropurgie , nous avons considéré la manière dont agit l'art humain. Maintenant il se présente un autre point de vue sous lequel on peut envisager le même sujet, savoir si les produits de cet art-et-scîence sont ou ne sont pas déjà appliqués aux usages ordinaires de la vie par le moyen d'arts-etmétierset de manufactures établies commercialement. Dans le premier cas , la division est basée sur la nature du sujet de la science ; dans le second, sur celle de lobjet de l'art.
XXXIV® Division , de l' Anthropurgie en Anthropurgie anapirique ' ou Anapirologîe, et en
' Anapirique , de âva'rrctptxbç expérimentaL Le mot empirique y depuis long-temps introduit dans nos langues, avait bien dans son origine la même signification ; mais il a été long-temps restreint à la désignation d^une secte de médecins qui se conduisent par Texpériencc seule sans le se-
NOUVELLE CLASSIFICAlTION. 127
Ânthropurgie catasta tique * ou Technologie ^
La première de ces branches a été quelquefois désignée par le nom mésexpressif l%/fo5ophie eccpérimentale. Le mot Technologie que j'ai conservé à la seconde branche est déjà très usité.
Cette division de TAnthropurgie est fondée sur la nature de l'objet de l'art comme la 29* Test sur la nature du sujet de la science. L'objet de la Technologie est la préparation ou confection d'objets applicables immédiatement au but de procurer le plaisir ou le bonheur, ou de préserver contre la douleur ou le malheur. Celui de r Anâpirologie est la recherche des moyens de faire ou de préparer de nouçeaux objets qui
cours d'une portion suffisante de science. Il renferme donc une espèce de blâme qui le rend impropre à Tusage actuel. Le mot anapirique que je lui ai substitué était aussi en usage parmi les Grecs.
' Catastaliqiic ^ de xa7ao7aTixoç , regardant ce qui est éubli.
^ Technologie , de t^^wj , art , et de Xoyoç , discours.
puissent s'appliquer à ce but , ou bien de faire subir à ceux qu^on emploie dëjà de nouçeffes modifications qui les rendent plus propres au même but.
On voit donc que cette 34* division n^estpas subordonnée à la 29*, mais qu^elle lui est coor* donnée, c'est-à-dire que toutes les deux sont faites sur le même ensemble, mais puisées dans de différentes sources. Chaque branche de la dernière peut donc également renfermer une partie de la Chimie et une partie de la Dynamique. Malgré cette irrégularité, j'ai cru devoir insérer cette double division dans mon tableau, vu son utilité pour la pratique, et parce que les dénominations sont déjà établies pour en désigner les branches. Il est vrai qu'à mesure que les produits de la première branche deviennent des objets de commerce , ils passent continuellement dans le domaine de la seconde ; mais la justesse des dénominations qui leur sont données n'en reste pas moins toujours la même. '
' On pourrait (aire une troisième division de TAnthropurgie en prosthénoscopique ou temps-passé-regardarU , et en paronoscopique ou temps-présent-regardant : la première branche renfermerait TArchéologie , ou ce qui
Si Ton avait occasion de continuer la subdivision de4'Anapirologie'ou Philosophie expërimentale, cette branche pourrait être, comme TAnthropurgie en général, partagée, selon la nature des moyens employés dans l'exercice de l'art, d'abord tnh oïodynamique et en stoéchÙHfynamùfue^ et ainsi de suite, comme on le voit cirdessus, page 1 17.
Quant à la Technologie , la subdivision bifurquée de cette portion si importante du champ ontologique serait susceptible d'une grande extension ; mais cette opération m'entraînerait trop loin de mon but actuel et alongerait trop la table générale pour que je puisse y réunir le résultat de cette opération. Je vais donc seulexogint indiquer quelques unes des sources variées âe division, par la combinaison desquelles il ^rait facile de se frayer des chemins , en tous sen§, à travers le vaste champ de la Technologie. *
regarde les antiquités , ce nom désignant les produits des arts usités chez les anciens. La seconde branche se diviserait comme ci-dessus.
* M. Bentharo s'était borné à exposer dans une note quel-
l3o NOUVELLE CLASSIFICATION.
La première division pourrait être basée sur la considération de la propriété à^ être en vie y propriété qui appartient à quelques uns des êtres dont s^occupe le technologiste, et non aux autres. Cette distinction me paraît d'autant plus convenable, que Faction de Fart humain s'exerce d'une manière très différente sur ces deux classes d'êtres. A l'égard des êtres vivants, le pouvoir de l'homme se borne à leur éducation , c'est-à-dire à faciliter indirectement telles opérations de la nature , qui peuvent cofi* tribuer au but général de la Technologie ; car toute opération de la part de l'homme qui aurait pour objet direct de changer la forme ou la nature de ces êtres détruirait pour l'ordinaire leur vie et les exclurait ainsi du sujet de ces branches. Les corps , au contraire , qui rentrêfit dans la seconde classe , celle des êtres non vivants, peuvent éprouver des modifications de-lsl part de l'homme d'une manière bien plua dî-
ques unes de ces sources de division. J^ai cru devoir développer cette partie en l'insérant dans le texte 5 mais je n'ai pas été assez assuré de la justesse de mes vues pour oser réunir au tableau général la division systématique de ce champ si vaste et si compliqué.
NOUVELLE CLASSIFICATION. l3l
recte, puisqu^un changement dans leur forme n^entraînerait pas nécessairement d'altération dans leur nature et que leur décomposition ne les priverait pas des caractères qui distinguent la classe dont ils font partie. Ces deux branches de la Technologie , quoiqu'elles soient si généralement étudiées et pratiquées -séparément, n'ont point encore reçu de noms distinctifs fixes et appropriés. On s'est bien servi quelquefois des termes Agriculture ^ Agronomie^ Economie ftirule , pour désigner la branche d'art-etscience qui a pour sujet l'éducation de tous les êtres vivants, à l'exception de l'homme, tant les animaux que les plantes ; niais dans ces cas, la signification ordinaire et naturelle deC es mots, celle des deux premiers. surtout, a été considérablement étendue. Quant au troisième, outre vson inexpressîon, il a l'inconvénient d'être aus^i biépique. On poiirrait appeler J5/o/?/c?/î^' U branche qui regarde les êtres vivants, et le nom de Somaturgie * serait peut-être assez bien adapté à Vautre.
* Biopédie , de j3c9ç , vie , et de traj^efa , éducaiiopu
* Somaturgie , de «rSfjux , corps , et de epyov, ouvrage^ travail,
*if
l32 NOUVELLE CLASSIFICATION.
La Biopédie se diviserait très naturellement en Antkroposomaiopédie \ en Zoopédie^^ et en • Phytopédie ^. L'Ânthropûsomatopédie ne comprend que l'éducation du corpsde Thomme, tout ce qui regarde son esprit appartenant aa domaine de la Pneumatologie ; elle se divîse en Prophylactique i ou art de préserver la santé, et en Thérapeutique ^ ou art de rétablir la santc. La Prophylactique renferme la Cosmétique ^ ou art d*embellir le corps : la Thérapeutique se divise en Thérapeutique mécanique ou Chirurgie 7, et en Thérapeutique chimique, La Phy-
* Anthroposomalopédie , de av9pw7coç , homme , de <7c5/Jia 9 corps, et de irofedeux , éducation.
^ Zoopédie, de C«^ov, animal ^ et de iratdetoc, éducation. Le mot Aiogozoopédie serait plus exact, mais trop long.
3 Phylopédicj de fnroif , plante, et de itàiidà , éducation,
^ Prophylactique , de -Tcpo'fuXacrc-co ,ye préserve.
5 Thérapeutique , de ^epaiccuo) ,7e guéris.
^ Cosmétique , de xo^fMa) , j'embellis.
7 Chirurgie, de ^^ctp, mam^ et de cpyov, ouvrof^e, travail.
NOUYELUE CLASSIFICATION. l33
topëdie a été plus particulièrement appelée Agriculture ' ou Agronomie , et renferme aussi le Jardinage. Plusieurs branches de la Zoopédie ont aussi reçu des noms particuliers : ainsi le Manège est l'art de dresser les chevaux , V Hippiatrique ^ est l'art de les guérir , VArt vétérinaire comprend la guérison des maladies de tous les animaux en général ; ainsi de < suite.
Les différentes branches de la Somaturgie sont très variées, quoique souvent très rapprochées ; elles se confondent même dans un grand nombre d'opérations. Leur division, d'après le principe bifurqué, tout utile qu'elle pourrait être, deviendrait, en même temps, un travail long et difficile. Ce champ, d'ailleurs, s'accroît dans une proportion plus grande , peut-être ,
« Agriculture , de agcr, champ, et de cultura^ culture.
^ Agronome , de ôypjiç , champ , et de yofioç , loi.
^ Hippiatrique^ de nriro? , cheval^ et de tarpcx*} , médecine.
l34 NOUVELLE CLASSIFICATION.
que toute autre partie du domaine de TOntologîe; car, tous les jours, Thomme approprie à son usage de nouveaux objets, ou bien fait ëprouver de nouvelles modifications à ceux dont il se sert déjà.
Une première source de division de la Soma- .turgie pourrait se tirer de la considération de l'emploi plus ou moins immédiat que l'on peut faire de ses différents produits. Sous ce point de vue, la matière brute et le travail achevé sont les deux extrêmes, entre lesquels il existe une infinité de degrés intermédiaires. Avant qu'un objet puisse donc être utilisé immédiatement par riiomme, il faut qu'il passe par un nombre plus ou moins considérable de ces différents degrés, et qu'il subisse un nombre correspondant d'opérations successives. Lorsque le but d'une branche de la Somaturgîe est la confection d'un objet qui ne demande qu'un petit nombre de ces opérations, quelle que soit d'ailleurs sa proximité à l'utilité, cette branche reçoit, dans le langage ordinaire, les noms à! Art industriel ou à^Art et Métier. Lorsqu'au contraire le nombre de ces opérations nécessaires à la confection de l'objet est considérable , et qu'elles sont toutes regardées .
NOUVELLE CLASSIFICATION. l35
comme appartenant à ia mênie branche, et rassemblées dans le même établissement, l'ensemble de cefe opérations, ainsi que rétablissement où elles se font, reçoivent le nom de Mamifa^cture ou de Fabrique '.
Parmi les branches somaturgiques dont les produits sont applicables immédiatement au but général de la Technologie , et qu'on pourrait qualifier de branches pjimaires ou du premier ordre, on peut distinguer celles dont les produits sont employés au soutien de la vie et à Tentretien de la santé, et celles dont l'objet est de garantir le corps humain contre tout ce qui peut le mettre dans un état de peine ou de malaise corporel "" ou de lui procurer un plus grand degré d'aise corporelle.
! Il n'existe point de terme dans la langue française qui désigne indistinctement tout établissement destiné à Texercice d'une branche de la Technologie. Le russe est même peut-être le seul qui offre cet avantage. Dans cette langue , le mot'isawoû^, avec Taddition de Tadjectif approprié à chaque cas , peut s^appliquer tout aussi bien à un haras de chevaux qu'à la i)Outîque du savetier , ou à la manufacture la plus compliquée.
? Qn dit d'ordinaire peine physique lorsqu'on parle de
l3C NOUVELLE CliASSJFICATlON.
Sous la première de ces branches se rangerait : 1^ la Sitiosceuastique ' ou préparation d'aliments, renferma^nt la Ciiisine, l'Art de prépa,rer les boissons et liqueurs, l'Art du Boulanger, du Pâtissier, etc.; %"" la préparation des médicaments , qui sont chimiques ou mécaniques. Les premiers font le sujet de la branche appelée Pharmacie ou Pharm.cu:eutique\ La préparation des médicaments mécaniques renferme l'Art du bandagiste , etc.
Qn pourrait diviser la seconde classe de branches primaires de la Somaturgie d'après la nature de leur objet, qui est, ou de garantir contre le maJcUsey ou bien de procurer Vaise corporelle. Cçtte distinction, qu'on pourrait exprimer par les termes 04ynoihétique et Hédo-
la petne corporelle par opposition à la peine morale on mentale^ mats cette expression est très inexacte, Tesprit étant une production tout aussi naturelle que là ms^tière.
*. Sitiosceuastiqiie\f de oTra, cdiment^ et de axerj^tûyjc prépare,
^ Pharn^zceutùfue , de ^appueeurcxTir dérivé de ^d^i|Mpeoy , tuécUcamenL
NOUVELLE CLASSIFIGATIOI^. l^J
msiique % est moins exacte et précise , il est vrai , quMl ne serait à désirer , puisque la peine et le plaisir n^étant que des termes relatifs, Tab-*. sence de Tune est ordinairement suivie de la présence de l'autre. Cependant leurs propor-^ tions respectives dans Tobjet des deux branches dont il s'agit maintenant pourront peut-être autori|ser l'emploi de cette considération comme source de division dans ce cas , comme dans celui de la Pathoscopie, dont je parlerai plus bas.
Pour la subdivision de la branche Odynothétique , il faut considérer la source de la peine ou malaise ^ contre lequel il s'agit de se garantir. Si cette peine est physiurgique ou causée par la nature, on doit rapporter à la branche correspondante de la Somaturgie la construction des aèrisy tels que maisons, parapluies, habillements , etc. , et celle des paratonnerres ,
■ Odynothétique et ffédonistigue, Voy. plus bas, pag^ 1 59, notes 1 et 2.
^ Il est évident que je ne parle ici que de la peine corporelle , tout ce qui a égard à la peine morale ou spirituelle se rapportant à la Pneomatologie.
l38 . NOUVELLE CLASSIFICATION. ^
parasols , paravents , et ainsi de suite. Si la peine ou le malaise est anthropurgique ou artificiel, on doit y rapporter la construction d'armes offensives et défensives, l'art militaire, celui des fortifications, etc. A la branche Hédonistique , dont le but est simplement de procurer ou d'augmenter l'aisé, on doit rapporter la confection de tous objets de luxe, ameublements, ornements, instruments d'Optique, etc., ainsi que IdiPhonique ou Phonotechnie^ qui comprend la fabrication d'instruments de Musique.
Quant aux branches secondaires de la Somaturgie , leur but ne peut être que la confection d'objets nécessaires ou utiles à l'opération des branches primaires. Ces objets se partageraient assez bien en deux classes , les instruments et les matériaux; division qui slappliquerait, surtout, aux branches mécaniques; car, dans les branches chimiquesi, les deux classes se confondraient trop souvent pour que leur distinction puisse être avantageuse.
Aucun objet ne peut servir au but auquel il est destiné, avant d'être arrivé au lieu convenable à son emploi. L'importante série des moyens
NOUVELLE CLASSIFICATION. iSg
de transport devra donc se ranger parmi les in* struments somaturgiques, etpourraitse subdiviser en instruinents^£:re5 ou stationncdres , savoir, chemins, canaux, etc. , et en instruments mobiles ou machines de transport. Cette classe en comprendrait encore trois autres , les T^oitures ou machines de transport terrestres, les Vaisseaux ou machines aquatiques , et les Ballons ou machines aériennes. Une autre distinction qu'on pourrait établir dans ces cas, c'est entre la construction des machines de transport, et l'application des moteurs physiques à leur mise en action. Ainsi, dans le cas des machines aquatiques, cette dernière branche a reçu le nom de JNaçigation. La plupart des moteurs physiques dont j'ai donné le détail ci-dessùs, en parlant de la Mécanique , sont aussi applicables au but dont il s'agit actuellement.
Les matériaux sur lesquels le technologiste opère se divisent naturellement en deux classes, les débris des êtres organisés^ et les corps pri" çés de toute organisation. Cette distinction me semble autorisée par la différence dans la manière dont l'art humain agit dans les deux cas. Les corps qui ne servent à leurs buts qu'en tant qu'ils conservent leur organisation de-
l4o NOUVELLE CLASSIFICATION.
mandent une opération distincte, destinée à résister à l'influence des objets extérieurs, qui tendent toujours à les détruire : opération bien moins importante et souvent inutile dans le cas des corps inorganisés.
Les débris d'êtres vivants proviennent d'ani* maux ou bien de plantes. De là, la division de la branche de Somaturgie qui regarde leur préparation et modification, en deux classes, qu'on pourrait appeler Zoogénurgie '• et Phytogérmrgie \
Les principaux corps zoogènes qui jusqu'ici ont été soumis à l'opération de Fart humain sont : lo Osseux y tels que 05, corne ^ içoire, écaille^ coquille y coraux^ etc. ; liP Membraneux ^ tels que crins, pelleteries^ boyaux^ etc. ; ^^ Filamenteux: i/^ cuirs, poils ^ laines, soies j etc. ; 4*^ Charnus ou Graisseux : huiles et graisses animales. Parmi les
' Zoogénurgie, de ÇSov, animal, de ycvopat , pros^eniry et àetpyov y travail.
3 Phytogénurgie, de yur^v , plante, de ymftat^ provenir, et de f^w-, travail.
NOUVELLE CLASSIFICATtOK. l4l
phytogènes on peut distinguer : i^ les corps Idgneux et Corticaux : bois^ écorces^ osiers, pailles^ etc.; a® les Filamenteux :fils^ cotonsy etc. ; Z^ les Gommo-résineux ; gommes , caoutchou^ résine^ poix , etc. ; 4° les Liquides, tels qu^ huiles essentielles et fixes , esprits , etc.
L^opération de l'art humain sur \ts corps inorganisés, ou V Anorgcmurgie % est mécanique ou bien chimique, selon que le but est d'en modifier la forme où la nature. La première classe se subdiviserait encore en deux autres , suivant que les corps qui en font le sujet sont en état liquide ou solide. La première branche a déjà reçu le nom di Hydrotechnique , et renferme \ Hydraulique et X Architecture hydraulique; à la seconde branche on devra rapporter les arts du Lapidaire, du Tailleur de pierre y du Sculpteur en pierre et en marbre, etc. , X^forgerie de ^minéraux et un grand nombre d'arts ana-
' jénorganurgie y de l'a privatif, de ^pyovôv , of'gane, et de Ipyov , ouvrage. A cette branche doH aussi se rapporter Fextraction d^alkalîs et diacides végétaux et animaux, ces substances n^étant produites que par la désorganisation des torps dont elles proviennent.
l^^ NOUVELLE CLASSIFICATION.
lègues. La vitrification, la fabrication de teintures^ de saçons, la prëparatioti de ciments, l'd/onte Qlcomposition de mâaux^ serviront d^exemple de branches chimiques de FAnorganurgie.
Pour revenir main tenant à la Pncumatologie.
nous établirons la
XXXV* Division , de la Pncumatologie en Pncumatologie nooscopique ' ou Noologie, et en Pncumatologie anooscopique ^ ou Anoopncumatologie.
Le terme Noologie désigne bien la première branche , qui ne considère l'esprit que par rapport à la partie intellectuelle de la machine animale , y compris ses différentes opérations et facultés détaillées ci-dessus chapitre U; comme, par exemple*, la perception, la mémoire, le jugement, lercusonnement, etc. Cette
' Nooscopique , de vooç , âme ou esprit humain , et de oxoireco ,je regarde.
^Anooscopique^ de Ta privatif , de yoo^ j esprit , et de axomtô , je regarde.
|^^A««jHU»>^£dU
NOUVELLE CLASSIFICATION. l43
branche a aussi reçu les noms â! Idéologie * et de Logique j pris tous les deux dans leur accep- ' tion la plus étendue.
XXXVI* Division, de la Noologie en Noologîe prosthaioscopique ou Histoire noologique, et en Noologie paronoscopique ^ ou Parononoologiè.
La première branche comprend THistoire ou Chronologie des connaissances humaines, c'està-dire des pi:ogrès qu'a faits jusqu'ici l'esprit humain dans l'exploitation du vaste domaine de la pensée et de l'action.
XXXVI? Division, de la Parononoologie en Noologie plasioscopique ^ ou Logique <, et en
. ' Idéologie y de i^éa^ idée , et de Xoyo^ 9 discoures
^ Prosthénoscopique et Paronoscopique. Voyez page 10O9 notes I et 2.
. K Plasioscopique , de irXovtc ^ JbrmiHion , et de àxo-Kwi i je regarde*
^ Logique , de Xoyixn , dérivé de Xsyca , je parle.
l44 ' NOUVELLE CLASSIFICATION.
Noologie coénonésioscopique ^ ou Coënoné- «iologie.
A la Noologie plasioscopique , c'est-à-dire formation'-regardant ^ se rapportent Fart de penser et la science correspondante, qui traite de la formation seule dès idées , sans égard à leur communication. L'idée que différents auteurs ont attachée au mot Logique n'a jamais été aus^i fixe et déterminée qu'on pourrait le désirer ; mais , dans tme au moins de ses accep* tions , ce mot est synonyme de la Noologie plasioscopique. La branche coénonésioscopi^ que , qui regarde la communication des idées , est désignée quelquefois par le terme Elocution et Belles-JLeiires.
La Coénonésiologie a pour but la communication simple des idées, ou bien son objet est d'influer en même temps sur les affections. De là, la
XXXVIIP Division, de la Coénonésiologie en
I Coénonésioscopique, de xotittûvttû j je communique ^ et de cTxom'w , /c regarde.
nM^Mi ■ É^fifcr' • m» I r - '^
Coénonésiologie aplodidactique ' ou Grammaire, et en Coënonésiologie pathégérétique "> ou Rhëlorique.
Si la signification ordinaire du mot Grammaire ^ n'a pas toujours exactement la même étendue que celle de la Coénonésiologie aplodidactique, elle s'y trouve du moins comprise. Quant à la Coénonésiologie pathégérétique , elle est la même que la Rhétorique dans Taccepticm ordinaire de ce mot.
On doit rapporter à la branche aplodidactique ou à ia Grammaire les règles relatives aux rapports fixes qui ont toujours lieu entre
* Aplodidactiqae^ de âirXuç , simptemerU^ et de ^efaxrtxbç? qui instruit.
» Palhégérétitjfue , de iroGoç, passion^ et de cyccpo) , j'excite.
3 Griunmaire , de ypapfwt , écrit ^ lettre. On a înippoprement étendu quelquefois la signification de ce mol à tout ouvrage destiné à enseigner quelque branche que ce soit d*art-et- science ; ainsi on a dit , Grammaire de Géographie , GramnuUre de Mécanique , etc.
lO
r46. NOUVELLE CLASSIFICATION.
les mots employés pour la communication de la pensëê , quels que soient , d^ailleurs , le but et Toccasion de la communication et là nature des pensées communiquées. Elle regarde l'expression poétique ou l'art de la Versification ^u^i-bien que Fexpression en prose. A la Rhétorique * se rapportent les règles relatives au choix à faire de mots , ou de combinaisons de mots, lorsque le but de la communication est d'influer sut les affections , soit dans un état de tranquillité, soit dans cet état de force et de trouble que Ton appelle passions.
Lés mots et combinaisons de mots regardés com^m^e* propres à ce but sont nommés dans les livres à'' m^ïTxxcûon figures de Rhétorique; mais, dans îè^ tîstcs^ ijue l' on don ne de -ctn ^Ègures, on. en voit beaucoup qui s'appliquent plutôt à l'imagination qu'aux affections, et on en trouve d'autres encore qui , sans se rapporter ni à riiné rti à l'autre dè^ces deux classes, sont regardées comme propres à la communication simple de la pensée , par le moyen A'^ associa-
« Shétorique, de p^Twp, orateur. Voyez ci* après dans le texte.
NOUVELLE CLASSIFICATION. l'47
tians indirectes, c^est-à-dire par des idées accessoires associées à Tidée principale.
Les rapports que j^ai établis ci-dessus eatre les mots Grammaire et Rhétorique paraissent être ceux que leur ont donnés tous les auteurs , depuis le plus ancien des G^ecs dont les ouvrages nous restent, jusqu^à nos contemporains. Mais ces rapports sont bien différents de ceux qui doivent avoir eu lieu originairement entre ces deux mots , ou du moins entre leurs racines primitives. Le mot Rhétorique vient du verbe fim^ {rhéô),je coule, qui, dans quelques uns de ses dérivés ( non dans tous ) , désigne cette espèce de flux que Ton a nommé parole. Il n^a donc pu être donné d^abord qu^aux seuls signes audibles^ de la communication des idées ;.et, par le mot Grammaire (Aeyfâi^»^ graphô^ j'écris), on n'a dû entendre que les signes visibles et tangibles.
Ainsi, à en juger d'aprçs les étymologies in-
' Audibles. J'ai été encore obligé d^introduire ce mot , paisqu'il o'ten existe poiat qui rende mon idée, et qu'une périphrase n'aurait pas la pcécîsîon nécessaire dans ce tas.
lO.
contestables de ces deux mots , la Rhétonque a dû être , avant Tinvention des signes visibles, le terme qui désignait Tart de communiquer la pensée dans toute son étendue, et à quelque but qu^oii rappliquât. De même, lorsqu'on eut inventé les signes visibles , on a dû donner d'abord au mot Grammaire la même signification illimitée, en ne la faisant différer de celle du mot Rhétorique que par la nature des signes employés par ces deux branches.
Voici quelle me paraît être la cause de cette déviation importante des significations originaires , tant absolues que relatives , de ces deux dénominations. Avant que Fusage des lettres eût été introduit parmi les nations grecques, . la forme qu'elles avaient adoptée dans leur constitution politique avait déjà établi Thabitude de parler devant un auditoire nombreux , sur des sujets très compliqués, en prolongeant considérablement leurs discours ; firap ( rhêtor) devînt donc le nom par lequel on désignait Thomme qui s'engageait plus particulièrement dans ce genre^d'occupation .
Mais, en s'adressant ainsi, sur de tels sujets, à de pareils auditoires , Torateur ne pouvait
NOUVELLE CLASSIFICATION. l49
manquer de trouver de nombreuses occasions où il lui importait d^exercer autant d'influence que possible sur les affections ou même sur les passions , soit directement , soit par le moyen de Timagination. C^est ainsi que la Bhétorique^ c'est-à-dire le langage du Rhéteur ou Orateur public , vint à ne plus signifier le discours en général, mais le discours considéré comme s'adressant directement ou indirectement aux affections ou aux passions.
Quant aux rapports particuliers qui doivent toujours avoir lieu entre les membres d^une phrase, on n'a pu s'en apercevoir qu'après que Fart exercé par l'orateur public eut été en usage depuis un temps plus ou moins considérable, et que les signes inventés pour rendre permanentes les idées transmises par les signes audibles et fugitifs eurent aussi été établis depuis quelque temps. Avant cette époque , il était certainement impossible qu'un homme, quelque vastes que fussent ses connaissances, pût embrasser dans son esprit tout l'ensemble des mots dont se composait lé langage de ces peuples, au point de pouvoir les séparer et les distribuer dans les huit ou dix classes nommées collectivement parties du discours. Cette en-
l5o NOUVELLE CLASSIFICATION.
treprise était trop difficile pour être exécutée, ou. même projetée, dvant que Fintroduçtion de signes permanents eût donné le moyen de présenter les mots à Tcpil et à Tesprit pendant un laps de temps assez long pour que Tintelligence pût les saisir dans toutes les combinaisons dont ils sont susceptibles.
C'est ainsi qu'à mesure que l'art de l'éducation faisait des progrès, lorsqu'on enseignait à connaître la signification et à tracer la forme des caractères visibles, on y a ajouté peu à peu les règles relatives à la nature de ces rapports de signification , selon lesquels tous les mots qui composent une langue sont distribués dans les différentes ^Affii^^ du discours^ et le terme Grammaire fut à la fin transféré en entier à cette dernière branche d'instruction.
On a divisé la Grammaire en Orihoépie ou art de bien parler, et en Orthographie ou art de bien écrire ^ distribution qui semble au premier abord distincte et complète ; mais en l'examinant d'un peu plus près , on peut aisément voir qu'elle est loin de posséder l'uue ou l'autre de ces qualités.
NOUVELLE CLASSIFICATION. l5l
D^abord , les règles les plus importantes de la Grammaire , celles qoi établissent lesrapport^ mutuels que doivent avoir entre elles les parties élémentaires d'une phrase , et qu'on a ra,pportées exclusivement à TOrthoëpie, s'appliquent tout aussi bien aux expressions rendues par des signes visibles, qu'à celles qui ne le sont que par des signes audibles. Ensuite la Pantomime^ manière très différente de communiquer nos idées, a été entièrement oubliée dans cette distribution.
^ Ainsi il me paraît qu'on aurait dû diviser la Grammaire en deux branches, dont la première regarderait l'expression par mots, quelle que soit la* nature des signes eipployés , et dont la seconde aurait pour sujet le geste ou la pantomime, considérés comme moyen de communication.
A FégardLde l'expression par mots, on pourrait encore adapter ici la distinction en coéwlscopique et en idîoscopïque^ sur laquelle je suis revenu si souvent. La première de ces branches regarderait les rapports que doivent toyjpurs avoir les mots entre eux pour que l'expression des idées soit claire et exacjte , çjt fcenfçmerdit
iSa NOUVELLE CLASSIFICATION.
le3 divisions connues sons les noms ^Klymologie, de Syntaxe et de Prosodie. A la seconde se rapporteraient les règles particulières à chaque espèce de signes. S'ils sont audibles, la branche de Grammaire à laquelle ils se rattachent recevra le nom expressif ai Orlhoépky mot qui serait dans ce cas synonyme de Prononciation. SMls sont visibles ou tangibles, c'est à \ Orthographie ou Ecriture qu'on devra les rapporter.
UOrthoépien^ me paraît pas susceptible d'autre division que de celle qui serait basée sur la différence dans les langues qu'emploient les diverses races d'hommes pour l'expression de leurs pensées. Quant à V Orthographie y on pour rait en établir une autre, basée sur l^étendue du sens attribué à chaque signe ; l'Ecriture se partagerait en symbolique et en syllabique, suivant que chaque signe désigne seul un mot ou une pensée entière y ou qu'il ne puisse transmettre d'idée qu'au moyen de sa réunion avec plusieurs autres. C'est dans ce dernier cas que les règles de l'Ecriture ont reçu plus particulièrement le nom di Orthographe on Orthographie. Alphabet étant le nom donné à la collection des lettres employées dans une même langue, l'Ecriture
NOUVELLE CLASSIFICATION. l53
^yllabique a aussi reçu le nom d^Ecriture alphabâique.
Parmi les différentes espèces d'Ecritures, tant syllabiques que symboliques, employées jusqu^à présent, les plus remarquables sont lesEcritures
\^ Idiéthnographiques^ ou nationales^ qui sont ou alphabétiques , telles que celles de nos langues européennes , ou symboliques^ telles que les Écritures chinoises et hiéroglyphiques;
a* Sténographiques^j inventées dans le but d^écrire avec la rapidité de laparole;
3« Cryptographiques^ ou stéganographiques^^
* Idiéthnographi(/ue y de tAbç, ^^ particulier^ de t9voç, nation j et de ypéixfta^ j'écris,
* Sténographique ^ de ^reviç, serré, et de ypaff<ù, j'écris. Différents auteurs ont donné à cette espèce d'écriture les noms de Brachy graphie , de Tachygraphie , de Graphodromicy à'Okygraphie^ de Logographie^ eic, , qui tous ont à peu près la même dérivation.
^ Cryptographique , de xpmrrbç , caché , et de ypa^ , ^ Stéganographique , de crtyociikç , caché , et de ypoftt..
l54 NOUVELLE CLASSIFICATION.
employées dans les communications secrètes quand on ne veut être compris que par la personne à qui Ton s'adresse ;
> 4*^ Télégraphiques^ ^ At^ûnéts à transmettre
les idées avec promptitude à de grandes distances.
En considérant TEcriture sous l'aspect du moyen employé pour tracer les signes , on peut encore la diviser en ckéirographique^^ g^yp" tique 3 et typographique 4. Sicile est syllabique, ces trois espèces ont reçu les noms à^ Ecriture^ de Glyptique et di Imprimerie. Sicile est symbolique , on les appelle Peinture , Sculpture et Gracure 5.
' Télégraphique^ de t^Xc, loini «t de ypwfKéJ' écris. ^ Chéirographique , de ^^ , nudn , et de ypocifta , f écris. 5 Ofy'ptique^ieyi^sltfptù, je grave.
^ Typographique, de r(ynoç^^ure ou caractère , et de y^ipiû, j'écris. Outre ces trois moyens, on a encore imaginé d^exprimer des mots par des' nœuds, par des tailles, etc.
^ Ces trois mots otft "pcnirtant une acception beaucoup
NOUVELLE CLASSIFICATION. l55
Ces différentes considérations m'ont fourni les
XXXIX« Division, de la Grammaire en Grammaire logophrasoscopique' ou Orthologie ', et en Grammaire mimophrasoscopique ^ ou Pantomime 4.
XL* Division, de TOrthologie en Orthologie coénosymboloscopique ^ ou Coénortholo-
plus étendue , paî&que l'objet de ces trob arts a^est pas seulement de communiquer des idées, mais encore de plaiJT^ç .9W^ sens. Voyez plus bas , à la Pathoscopîe.
' Logophrasoscopicfue , de Aoyoç, mot , de y paatç, exprèsnon , et de çicoir&>, je reggrde.
» Orthologie, de 6p9bç, correct j et de Xoyoç, discours,
^ Mimophrasoscopique^ de fttfAéofiiac, imiter par geste ^ de fpéfftçy expression y et de a%ièn(iià^ jie regarde.
^ Pantomime, de irîç, irayr^ç, tout, et de ^{fAcofioec , imiter /E7ûr geste.
* Coehosymboloscopiqne , de xqcvIç , e/i commun^ de oujtA^oXov, signe, etdeoxoir^? 7^ regarde.
l56 NOUVELLE CLASSIFICATION.
gie, et en Orthologie^ idiosymboloscopique ' ou Idiorthologie.
XLI^ Division , de la Coénorthologie en Coénorthologie épopoioscopique ' ou Prosodie , et en Coénorthologie anépopoioscopîque^.
XLIIe Division, de la Coénorthologie anépopoioscopique en logopbioscôpique 4 ou Etymologie ^ , et en logotassoscopique ^ ou Syntaxe 7,
' Idiosymboloscopique , de i^cbç , en particulier , de «î^6oXov , signe , et de ^xoTréc» , je regarde,
* Epopoioscopique j de tfiroç, vers y de Ttotttù ^ je fais j et de oxoireo , je regarde,
^ Anépopoioscopique ^ de l'a privatif, de frcoç, vers, de "Kotétùjjejais, et de axoirca» jje regarae,
^ Logopoioscopique , de Xoyoç , r/io^ , de irotwi) , ye fais , et de oxoiréu , je regarde,
^ Étjrmologie, de frufioAoyca 9 dérivé de frujùwç , vrai, et de Xéye» , ye parle,
^ Logotassoscopique , de X^oç, mo^, de ra^ot», 7^ /ne^ e/i ordre , et de axm'Kua tje regarde,
7 ^ntoore , de oitv , ensemble , et de too^cj 9 y'e metsjsn ordre.
NOUVELLE CLASSIFICATION. iS/
XLIII« Division , de Tldiorthologie en Idiorthologie âcoustosymboloscopique ' ou Orthoépie^, et en Idiorthologie optosymboloscopique ^ ou Orthographie 4, et
XLIV* Division , de l'Orthographie en Orthographie symbolique ^, et en Orthographie syllabiqué ^.
XLV® Pivision, de TAnoopneumatologie en Anoopneumatologie thélématoscopique 7 ou
< Acoustosymboloscopique^ de ôxouorbç, cuidible^ deaùfi." ^oXov, signe , et de axoizitù , je regarde,
* Orthoépie , de èpÔbç 9 correct y et de firofAac. , je parle.
^ Optosymboloscopique , de èirr^ç , visible , de o^^oXov , signe j et de oxoiccw , je regarde,
^ Orthographie , de ôp9bç, correct^ et de ypéixpdijj^ écris.
* Symbolique , de oupÇoXov , 5^/ie.
^ Syllabique , de cruXXafôj , syllabe^ où lettre.
7 Thélématoscopique^ de OAvj/ia , volonté, Êiculté de la volonté, en opposition aux facultés intellectuelles, f 1 manque à la langue un adjectif correspondant au substantif volonté^ le mot volontaire ayant reçu une acception toute différente.
l58 NOUVELLE CLASSIFICATION.
Ethique % et en Ânoopneumatologie alégoUiélématique *' ou Pathoscopie ^.
Tout ce qui est du domaine de la Pneumatologie anooscopique , et qui n'a aucun rapport avec la volonté ni avec l'influence que cette faculté pourrait avoir sur nos actions, ne peut regarder que les sensations. Ainsi le mot de Pathoscopie désigne bien cette branche d'art* et-science. Le mot Ethique^ par lequel je désigne la Pneumàtologie thélématoscopique , doit être pris dans l'acception la plus étendue qu'on lui ait donnée.
La Pathoscopie regarde l'influence qu'exercent les produits des autres branches d'art-etsciencê sur nos sens, soit pour produire les sensations agréables, ^it pour détruire celles qui sont pénibles. i
* Éthique^ de cOoç , mœurs,
* Alégolhélématique ^ de Ta privatif, de Xéyfa ^ je parle , ^t de Oé^ajpa, volonté.
5 Pathoscopie , de iraOoç , sensations , et de (7xoir/c>> , je regarde.
NOUVELLE CLASSIFICATION. iSg
Cest donc le goût qui fait le sujet de cette branche. Le goût, c^est la science du degré de plaisir que produit telle ou telle opération corporelle ou mentale, et du degré de peine qu'elle détruit : c'est Fart de choisir les objets ou les opérations les plus propres à produire le plaisir et à détruire la peine.
Le sujet de la Pathoscopie est intimement lié à celui de la Technologie; ; le but des deux branches est le même : la différence ne consiste qu'en ce que l'opération de l'une est purement spirituelle ou mentale , et que celle de l'autre est corporelle ou physique.
XLVI« Division, de la Pathoscopie en Pathoscopie hédonisticoscopique ' ou Hédonopathoscopîe , et en Pathoscopie odynothéticoscopique ou Odynopathoscopie.
« Hédonisticoscopique , de ifivtn ? plaisir , et de arxoireo , je regarde,
* Odynothéticoscopique , de h^(yrn , douleur , ri^,\t.i , je pose ou j^ écarte , et de <numm ^ je regarde.
ïGo NOUVELLE CLASSIFICATION.
Ces deux branches , tout distincts que sont leurs points les plus éloignés, semblent se confondre dans leurs parties rapprochées j mais c\est ici un inconvénient qu'il est difficile ou même impossible d'éviter, et qui se rencontrera presque à chaque pas que l'on fera dans la division de tout ensemble logique.
XLVII«,Division, de THédouopathoscopie en Hédopopathoscopie somatique % et en Hédonopatfaoscopie pneumatique ^.
L'Hédonopathoscopie est somatique lorsque l'on considère le corps comme siège immédiat du plaisir: ainsi l'on* doit y rapporter tout ce qui regarde le choix des moyens de retenir le corps dans ce qu'on peut appeler un état à^mse , quant au degré de calorique qu'il contient, etc. ; ainsi que le goût dans le choix des mets, legoût en parfumerie, en boissons enivrantes, ou autres, etc.
' Somatique , de aujiMc , corps.
Pneumatique y de ^nvi^iiçn y esprit.
NOUVELLE CLASSIFICATION. l6l
Le plaisir dont le siège immédiat est dans l'esprit fait le sujet de médonopathoscopie pneumatique : on doit rapportera cette branche les différents jeux j soit gymnastiqucs, soit d^adresse ou de hasard ; ainsi que V Esthétique ou goût en littérature et en beaux-arts, y compris Tart de la composition, en Littérature, Musique, Peinture, Sculpture, etc.
La division de la branche odynothétique de la Pathoscopie serait aussi susceptible d^une grande extension. Elle serait basée sur la nature de la source de la douleur à combattre. Ainsi FOdynopathoscopie , comme la branche correspondante de la Technologie , serait divisée en physiurgique et en anthropurgique j suivant que la douleur est causée par la nature ou par Vhomme.
XLVIIP Division , de l'Éthique en Éthique dîcastique% ou Déontologie % et en Ethique
« Dicastûfuej de ^txoÇw, je juge,
* Déontologie, de ^cwv, ^covtoç, ce qu' il faut faire ^ et de Xoyoç, discours. Le mot Déontologie désigne donc Findicatien de ce qu4l convient de faire. L'emploi d'un pareil terme,
ex;égétique'.
L^Ëthiquje dicastique, c'est-à-dire censoriale, apour sujet les différentes actiohsde la volonté, lorsque l'on veut y attacher une expression d'approbation ou de blâme. L'objet de cette branche est d'iddiqucr si telle ou telle action doit ou ne doit pas être faite. Il n'existe point de dénomination qui lui soit appropriée ; on pourrait lui donaer celle de Déontologie,
Dans l'exercice de l'Ethique exégétique ( c'est-à-dire exposàoire ou énonciatiçe ) , en omettsgit toutes ces expressions d'approbation, de blâme, ou d indifférence, on indique seiileineat ce qui a été fait, ce qui se fait 4' ordinaire, ou ce qu'il est probable que l'on ferait dans telles ou telles circonstances.
si jamais il devient général , semble devoir être suivi d^importants avantages dans toutes les parties du champ de TÉthique, dans la Politique surtout , tant intérieure qu'extérieure, où Ton a trop souvent confondu ce qui se fait à de certaines occasions avec ce qui doit :se &ire d^s des cas pareils.
NOUVELLE CLASSIFICATION. , i63
La distinction entre ces deux branches consiste dans la nature de la faculté à laquelle s'adresse le discours. La Déontologie cherche à influer sur la volonté ; TEthîque exégétique ne fait qu'instruire l'esprit.
N XLIX« Division, de la Déontologie en Déontologie polioscopique ' ou Politique ^, et en Déontologie apolioscopique ^ ou Morale.
La Déontologie polioscopique est celle qyi regarde l'espèce de communauté appelée élai politique. Elle a reçu les noms à^ Goupemement et de Politique , dont l'un semble plutôt désigner l'art, et l'autre la science correspondante.
La Déontologie apolioscopique , ou Morale
« Polioscopique y de iroX«ç , état politique , et de vxoiro^ ., je regarde.
• Pratique , de iroXcrexi , dérivé de iroXcç , état polàique,
^ ApoUofcopique , de l'a privatif, de ttoXiç, état politique , et de (7xoir»h> , ;V? regarde.
l64 NOUVELLE CLASSIFICATION.
privée , regarde tout ce qu'il convient à chaque individu de faire , soit pour son propre intérêt, soit pour l'intérêt d'autrui. Cette distinction nous fournit la
L*" Division, de la Morale en Morale autoscopique' on soî-méme-regardard , et en Morale hétcroscopique ^ ou regardant d'autres êtres que soi.
. La Morale doit comprendre aussi la Aeligion et la Théologie privées. Le Gouvernement ou Politique renferme de même la Religion et la Théologie politiques.
LP Division, de la Politique en Politique endoscopique ^ ou miérieurey et en Politique exoscopique^ ou ecclérieure.
' Auioscapique y de ftûrbç, soi-même j eX de otxyKUù^je regarde.
^ Hétéroseopique^ de Srepoç, un autre y et de oxoim» , je regarde.
^ Endoscopique , de Mw , en dedans^ et de ^«xoTré» , je regarde.
^ Exoscopique, de fÇco, en dehors^ et de oxoitm , je regarde.
NOUVELLE CLASSIFICATION. l65
La Politique intérieure regarde la conduite du Gouvernement (c'est-à-dire des personnes qui régissent une communauté politique ) envers les membres de cette même communauté.
La Politique extérieure ou iniemaiionale regarde la conduite d'un gouvernement envers les membres de telle ou telle autre communauté politique.
L'art du Gouvernement s'exerce en établissant des lois^ ou bien en gouvernant d'après celles qui sont déjà établies : de là la
LU® Division, de la Politique en Politiqitb nomothéticoscopique' ou Législation", et en Politique aneunomothéticoscopi^ue ^ ou Administration. *
' Nomothédcoscopique^ de v^ç , loi\ de t^/kic , je pose , et de awidiù^je regarde,
* Législation^ de législation dérivé de Uxy loi, et defero , je porte.
^ Aneunomothéticoscopique, de Va privatif, de v^fAoç, loi, 4e rffln/utc y/e pose , et de çxoir^ , je regarde.
l66 NOUVELLE CLASSIFICATION.
Pour bien sentir cette distinction entre la * Législation et TÂdministration, deux branches qui ne sont que trop souvent confondues, il est nécessaire d^établir une définition claire et exacte du mot kn^ dont on a tant étendu la signification figurée. /
Une loi est l'expression, en termes ordinairement généraux et toujours pî:écis, de la volonté de la personne ou des personnes à qui les membres de la communauté politique pour laquelle cette loi est faite sont , dans le cas en question, disposés à obéir, soit par habitude, ^t par engagement exprès.
Telle est I9 seule acception qu'il convient de donner au motV^/ dans le sens propre; c'est la seule où il désigne une entité réelk; dans toute autre il n'est qu'impropre et figuré, et ne désigne qu'une endté factice. Toutes*les expressions telles que loi naturelle^ loi diçine^ etc. , ne sont que figurées, et toute propositipn où l'on s'en sert comme désignant , des entités réelles sera toujours fausse et délusive.
Dans cette définition, je me suis servi de la phrase en termes ordinairement généraux, ex-
pression inexacte que je ti'ài pu ëriter. On n'a point encore tire la ligne précise qui doit séparer la généralUé des termes d'une loi ^ de la particulanté de ceux d'une ordonnance admi* nisttatiye ; et cette définition m'entraînerait trop loin du sujet qui nous occupe pour que Je m'y arrête en ce moment.
Lin* Division, de l'Administration en Administration éristique " (c'estrà-rdire càntèntieuse ), et en Administration anériistiqûe ■ (c^est-à-dire non-contentieuse ).
L'Administration éristique a reÇu le' nom de Jurisprudence. La seconde branche est PAdhiinistratiôn dans l'acception la plus restreinte et peut-être la plus commune du mot.
Dans l'exercice* de la Jurisprudence, la déci-
'sion du juge est fondée sur sa propre opinion
guidée par ce que l'on appelle la loi commune
' ÉristùfuCj de ipcorlabç, contentieux^
^ Anéristùjuej de Va privatif, et de ipc97(x^ç, contentieux»
l68 NOUVELLE CLASSIFICATION.
OU non écrite, ou bien elle est basée sur des lois écrites. De là, la
LIV« Division , de la Jurisprudence en Jurisprudence autothëtique ' et en Jurisprudence catanomothétique '.
L^Éthique exégétique ou expositoire pourrait suivre les mêmes divisions que la Déontologie, cependant je crois qye la classification suivante serait mieux adaptée à Timportance relative de ses différentes branches.
LV* Division, de TEthique exégétique en Prosthénoscopique ou Histoire éthique , et en
Paronoscopique ou Éthique paronexégétique.
LVI« Division de THistoire éthique en Polioscopique (c'est-à-dire état-poUtique-regar-
' Autothëtique^ de oùx^ç, soi-même j et de Tc9ïîp«,7e pose.
• Catanomothétique^ de x^^à, selon , de vofioç, loi, et de r^fttyjepose.
dant), et en Apolioscopique ( c'est-à-dire étatpolitique-non- regardant ) .
La première branche est ce qu'on appelle d'ordinaire Histoire politùfUje^ et renferme tout ce qu'a eu en vue d'Alembert par les termes Histoire ciçile^ ecclésiastique^ religieuse , ancienne et moderne,
La seconde branche de la Chronologie ap?)- .lioscopique renferme celle qui a reçu le nom de Biojgraphie.
LVII« Division. L'Ethique paronexégëtique devra aussi se diviser en polioscopique et en apolioscopique. La première branche a été beaucoup étudiée , depuis quelques années , sous le nom de Statistique. La seconde renferme l'étude des motifs qui dirigent les actions des individus de l'espèce humaine.