‹ Essai sur la numismatique des rois de BithynieChapitre 14 sur 28 · Cambridge (d'après Leake · texte numérisé non relu

Cambridge (d'après Leake

46 a. Tête casquée de Pallas à droite.

i^ BAZ TTP. Victoire marchant à gauche avec couronne et palme.

jE8.

Paris (M. 42).

46 6. Même droit.

i^ BA2.TTP. Victoire en marche à gauche, tenant

dans la main droite aplustre, dans la gauche un socle de trophée* (une croix). Devant elle, les bonnets des Dioscures et les monogrammes 23 et 24.

jE 7.

Cabinet Imhoof (Imhoof ZN. 1, 138, pL IV, 13). Berlin.

16 c. Tête casquée de Pallas.

4 BAinP. Trophée.

Mionnet {Suppl. n*» 4) d'après Sestini.

17. Tête barbue d'Héraclès à droite, i^ BAînP. Trophée (ou palladium?).

JE 1 7, (pi. VI, fig. 9).

Cambridge. Berlin (àeilràgej 18 SI, p. 84, mal décrit).

En présence de cette multiplicité de pièces et de types, d'autant plus singulière que la monnaie de bronze disparaît presque complètement sous les règnes suivants, il m'est difficile de croire que nous ayons ici une monnaie vraiment royale, circulant dans tout le royaume : la perturbation amenée par un tel système eût été trop grande. La seule hypothèse plausible me parait être que nous avons affaire ici, sauf peut-être pour les types 10 et 11, à des monnaies purement locales^ frappées, il est vrai, au nom du roi, et peutêtre par ses officiers, mais exclusivement destinées à circuler dans le ressort de telle municipalité importante. En d'autres termes, la situation monétaire des villes bithyniennes — soit conquises, soit fondées par les rois — aurait été assez semblable, au m* et au

1 Ces attributs de Kiké se retrouvent sur les statères d'or d'Àntigone !•'' seulement (Imhoof).

n* siëclei i ce qu'elle fut un peu plus tard sous la domination romaine. La seule différence c'est que sous le régime romain le nom des villes autorisées à émettre des monnaies de bronze figure sur leurs pièces en toutes lettres, tandis que, sous les Prusias, on n'y lit que le nom du roi. Nous pouvons néanmoins, dans la plupart des cas, arriver à déterminer la provenance de nos différentes pièces : il suffit pour cela de comparer leurs types à ceux des villes bithyniennes à l'époque romaine, où la présence du nom de la cité enlève toute incertitude.

En suivant cette méthode, nous attribuerons avec une grande vraisemblance :

A Nicomédie, et peut-être à Prusa, les types 12 (Zeus) ;

A Nicée, et peut-être à Tium, les types 13 (Dionysos) ;

A Apamée et à Chalcédoine les types 14 (Apollon) ;

A Bithynium les types 15 (Hermès)*.

Le type 16 (Pallas-Victoire) appartient peut-être aussi à Nicomédie ; il figure sur des monnaies de cette ville au nom du proconsul Carbon.

Quant au type 17 (Héraclès), je l'attribuerais à Cius-Prusias, pendant le court intervalle où cette ville, conquise par Philippe V de Macédoine et donnée par lui à Prusias P' (203), n'avait pas encore obtenu, grâce à la protection romaine, une situation privilégiée. En 196, en effet, les Romains intercédèrent en faveur de Cius ", et il est à croire que leur intercession

i La fondation de cette ville était attribuée à des Arcadiens de Mantinée, et l'on prétendait qu'Hermès était né à Mantinée (Pausaniat, VIII, 9). s Tite-LiTe, XXXIII, 30.

fut écoutée, car on (rouve ensuite des monnaies autonomes de bronze, de cette ville, avec la légende

nPOYllEflN TflN nPOZ eAAAllHIetlatêted'Hercule, mais sans nom de roi.

Après avoir classé géographiquement nos bronzes, il resterait à les classer chronologiquement, c'est-à-dire à les répartir entre les deux Prusias. C'est là une tâche à peu près impossible, car les variations de style, dans un espace si court, et surtout pour des pièces de bronze d'un travail assez négligé, ne sont guère appréciables. Toutefois; dans certains cas, la comparaison des monogrammes avec ceux des monnaies royales proprement dites peut fournir un principe de classement plausible, sinon certain. Ainsi le monogramme 5 des incertaines à la tête de Zeus, identique au n* 3 bis de Prusias II, permet d'attribuer à ce règne une, au moins, des pièces de Nicomédie. Les n*** 7, 8, 9, 10, 11 des incertaines (Dionysos=Nicée) sont pareillement identiques aux n"' 30, 31, 21, 26, 29 du même roi. Le n** 19 (Hermès-Pallas=Bithynium) reproduit aussi le n* 27 de Prusias II.

Au contraire, le nM7 (ApoIlon=;Apamée) est identique au n"" 14 de Prusias P', etc.

Enfin les types 10 et 11, que je considère comme des monnaies royales, appartiennent probablement, l'un à Prusias I*' (le fer de lance figure sur le bronze de son père Ziaélas), l'autre à Prusias II (l'aigle sur foudre a été introduit sur les tétradrachmes par ce prince). Ce dernier type peut aussi appartenir à Nicomédie * .

i Voir l'aigle sur foudre à Nicomédie chez Eckhel, H, 429.

n* siècle, i ce qu'elle fut un peu plus tard sous la domination romaioe. La seule différence c'est que sous le régime romain le nom des villes autorisées à émettre des monnaies de bronze figure sur leurs pièces en toutes lettres, tandis que, sous les Prusias, on n*y lit que le oom du roi. Nous pouvons néanmoins, dans la plupart des cas, arriver à déterminer la provenance de nos différentes pièces : il suffit pour cela de comparer leurs types à ceux des villes bithyniennes à l'époque romaine, où la présence du nom de la cité enlève toute incertitude.

En suivant cette méthode, nous attribuerons avec une grande vraisemblance :

A Nicomédie, et peut-être à Prusa, les types 12 (Zeus) ;

A Nicée, et peut-être à Tium, les types 13 (Dionysos) ;

A Apamée et à Chalcédoine les types 14 (Apollon) ;

A Bithynium les types 15 (Hermès)*.

Le type 16 (Pallas- Victoire) appartient peut-être aussi à Nicomédie ; il figure sur des monnaies de cette ville au nom du proconsul Carbon.

Quant au type 17 (Héraclès), je l'attribuerais à Cius-Prusias, pendant le court intervalle où cette ville, conquise par Philippe V de Macédoine et donnée par lui à Prusias I" (203), n'avait pas encore obtenu, grâce à la protection romaine, une situation privilégiée. En 196, en effet, les Romains intercédèrent en faveur de Cius *, et il est à croire que leur intercession

i La fondation de cette ville était attribuée à des Ârcadiens de Hantinée, et Ton prétendait qa'Hermès était né à Mantinée (Pausaniai, VllI, 9). s Tite-Live, XXXIII, 30.

fut écoutée, car on Irouve ensuite des monnaies autonomes de bronze, de cette ville, avec la légende

nPOYIIEnN THN nP02 GAAAIIHI et la tête d'Hercule, mais sans nom de roi.

Après avoir classé géographiquement nos bronzes, il resterait à les classer chronologiquement^ c'est-à-dire à les répartir entre les deux Prusias. C'est là une tâche à peu près impossible, caries variations de style, dans un espace si court, et surtout pour des pièces de bronze d'un travail assez négligé, ne sont guère appréciables. Toutefois, dans certains cas, la comparaison des monogrammes avec ceux des monnaies royales proprement dites peut fournir un principe de classement plausible, sinon certain. Ainsi le monogramme 5 des incertaines à la tête de Zeus, identique au n" 3 bis de Prusias II, permet d'attribuer à ce règne une, au moins, des pièces de Nicomédie. Les n''* 7, 8, 9, 10, 11 des incertaines (Dionysos=Nicée) sont pareillement identiques aux n" 30, 31, 21, 26, 29 du même roi. Le n** 19 (Hermès-Pallas=Bithynium) reproduit aussi le n* 27 de Prusias II.

Au contraire, le nM7 (Apollon=Apamée) est identique au n® 14 de Prusias I", etc.

Enfin les types 10 et 11, que je considère comme des monnaies royales, appartiennent probablement, l'un à Prusias I" (le fer de lance figure sur le bronze de son père Ziaélas), l'autre à Prusias II (l'aigle sur foudre a été introduit sur les tétradrachmes par ce prince). Ce dernier type peut aussi appartenir à Nicomédie*.

i Voir l'aigle sut foudre à Nicomédie chez Eckhel, IT, 429.

Les derniers Nicomède.

On a vu que Prusias II eut pour meurtrier et pour successeur, en 149 * avant J.-C, son fils de premier lit, Nicomède If. Ce prince est appelé Epiphane par les médailles et les inscriptions ' — surnom déjà porté par Ptolémée V et Antiochus IV; Licinianus nous apprend qu'il se nommait également EvergiiCy comme ses contemporains Antiochus VU, Ptolémée VIII, Pylémène P', Mithridate IV \ Son règne, qui se prolongea pendant plus d'un demi-siècle, fut une suite de tentatives d^agrandissement déjouées les unes par l'ingratitude des Romains, les autres par la perfidie de ses alliés. Dans la guerre d'Aristonic (133-429), les troupes de Nicomède figurèrent du côté des Romains ; il réclama pour son salaire la grande Phrygie, déjà convoitée par ses prédécesseurs; mais le consul Aquillius vendit cette province à Mithridate Evergète, roi de Pont, et IcTsque les ambassadeurs de Nicomède portèrent plainte à Rome, le peuple romain trancha le difKrend en confisquant la province litigieuse (121).

* Zonaras IX, p. 46S» donne seal la date, mais elle est conGrmée par d'autres témoignages indirects; ainsi Gaton, qui raiUa l'ambassade envoyée pour réconcilier Prusias et son fils, mourut en 149. (Gicéron, Brutut^ iS ; Pline. XXIX, 4.)

s G. I. G. 2279 (Délos). Dans les autres inscriptions où ce roi est mentionné, il ne porte pas de surnom. {Bull, corr, llell., IV, 488; VI, 337.)

5 Licinianus, éd. Bonn., p. 37. Gf. Revue numismatique, 4887, 2« tri m. : Mithridate Eapator et son père, '

Environ dix-huit ans plus tard, Nicomède se vengea des Romains en leur refusant ses contingents contre les Cimbres ; vers la même époque, il se ligua avec Mithridate Eupator pour la spoliation de ses voisins. Les alliés s'emparèrent à frais communs de la Paphlagonie et de la Galatie, mais ils se brouillèrent au sujet de la Cappadoce, qu'ils désiraient tous deux. Nicomède gagna d'abord son rival de vitesse : il mit la main sur la Cappadoce et épousa, de gré ou de force, la reine régente Laodice ; mais bientôt Mithridate chassa les Bithyniens, restaura son neveu Ariarathe VII Philométor, puis tua ce prince, trop peu docile, et mit à sa place son propre fils» Ariarathe (IX) Eusèbe Philopator (100). Tous les efforts de Nicomède, soit pour ramener en Cappadoce le second fils d'Ariarathe VI et de Laodice, soit pour faire reconnaître la légitimité d'un prétendu troisième fils, échouèrent : en 96, les Romains enlevèrent la Cappadoce à Mithridate et la Paphlagonie à Nicomède, qui y avait installé son propre fils sous le nom de Pylémène II *.

Peu après ces mortifications, Nicomède II mourut, peut-être de mort violente % laissant le trône à son seul fils légitime, le Pseudo-Pylémène, qui prit le nom, désormais consacré, de Nicomède (III) ^ Les auteurs et les inscriptions^ le connaissent sous le surnom de Philopator; on verra que sur ses médailles

< Poar les révolutions de Cappadoce et la jastificalion des dates, voir Rois de Cappadoce, p. 16, 49 et 60.

s Licinianus, p. 37 : Senemortuo^ ineertum an vcneno. Cf. Pline, VIII, 61.

' Strabon, Xli, 4, 2 : no>Xol (tûv BiOuvtxôâv éaTt/Écav) c*6(i(ovv(j(d; (Iavo- {jiàaOriaav, xadântp nTo).e(iaToi, cià r^v tcO OpcoTOv 66|av. Il y a là un peu d'ciagération.

^ G. I. 6. IV, 68j5 d : ^OonàTcop t6 ostSrepov cl; BiOuviav xaiOOùv l€(x

il conserva l'effigie et le surnom, EpiphanCy de son père. Les débuts du nouveau règne furent marqués par des tragédies domestiques, et en 91 un frère bâtard de Nicomède III, Socrate le Bon (Chrestos), s'empara du trône avec Tappui de Mithridate : pendant son court règne, cet usurpateur s'intitula, comme ses prédécesseurs, Nicomède (IV) Epiphane S Le roi légitime, réfugié à Rome, fut ramené dès l'année suivante par les Romains, et Mithridate fit même assassiner son protégé Socrate. Mais en 89^ l'agression des Bithynieus contre le Pont déchaîna la première guerre mithridatique, qui coûta de nouveau son royaume à Nicomède. Vaincu à la bataille de TAmnias (88), U reprit le chemin de l'exil, et laBithynie fut incorporée au Pont. En 85, après les batailles de Chéronée et d'Orchomène, les préliminaires de Déhum, bientôt confirmés par l'entrevue de Dardanus, stipulèrent la restauration de Nicomède; il fut effectivement rétabli dans son royaume par un légat de Sylla, Curion (84), et y régna dix ans en docile ser-

9(Xcu9ev* Cette inscription n'a pas un caractère officiel; sur l'inscription détienne, Bull, corr, ^W/.»IY, 188, antérieure, il est vrai, à son avènement, notre nicomède ne prend pas de surnom.

A Ceci résulte non seulement de ses monnaies (voir plus loin}, mais de deux textes des auteurs : i^ Memnon, c. 30, appelle l'usurpateur : Nicomède Chreitot; 2» Le Périple du Pseudo-Scymnus [Geog. min. Didol, I, 196) est dédié à un Nicomède qui a régné quelque temps après rexlinclion do la dynastie de Pergamc (voyez v. 16 suiv.), c'est-à-dire à Nicomède III ou iV ; or, Chrestos me semble clairement désigné aux vers 50 suiv. :

ifùi 8*àxoi3<i>v 5Î0TI tûv vOv PacriXeoïv (Aovo; 6aoiXtxfjv XPHSTOTHTA npoafépeiç.

Déjà Dodwell avait reconnu l'allusion ; elle est aujourd'hui confirmét par le témoignage de Licinianus, suivant lequel Socrate fut élevé à Cyzique ; or, précisément Pseudo-Scymnus rappelle (v. 59 suiv.) le culte de son patron pour l'Apollon de Cyzique (Didyméen).

viteur du Sénat. Il mourut en 74 *, lëguant par testament ses États au peuple romain, dont il se regardait comme raffranchi. Il avait cependant été marié deux fois : d'abord à sa propre tante paternelle, — une fille de second lit de Prusias II, — ensuite à Nysa, fille et héritière d'Ariarathe VI de Cappadoce ; mais le premier mariage fut court et stérile; quant à la seconde reine, accusée, peut-être à tort, par son beau-frère Socrate, elle dut être mise à mort : on verra plus loin que ses deux enfants ne furent pas considérés comme légitimes '.

Après la mort de Nicomède III, la Bithynie fut ré« duite en province par les Romains. Conquise par Mithridate en 73, elle lui fut arrachée Tannée suivante et définitivement organisée par Pompée, en 66.

Je suis entré dans ces quelques détails sur les derniers Nicomède, parce que leur histoire a reçu un supplément de lumière par la découverte des fragments de Licinianus, dont Clinton n'a pas pu profiter. Je n'ai tenu aucun compte, dans cet exposé, d'uoe phrase difficile d'Âppien, qui termine son histoire sommaire des derniers rois de Bithynie. Voici cette phrase * :

* Eulrope, VI, 6.

s Licinianus, p. 37 : Nicomedes.., sororem patrU ducit uxorem,,, post {quant ^) mortua est morbo an dolo, Ifisam Ariarathù Cappadoeum regii filiam accepit, Hanc Socratet ad regem refert hélium contra fratrem ineitaviae. Excepttu a rege munificCf etc. L'accueil fait au calomniateur prouve le succès de la calomnie. La reine Nysa est encore mentionnée dans la lettre de Mithridate à Arsace (Salluste, Kritz ; IV, SO, 9) : Cum filius Pfysae quam reginam appellaverat (Nicomedes) genitut haud dubie euet. En se servant des termes quam reginam, etc., qui font penser à une mésalliance, Salluste a sans doute confondu la Nysa, femme de Nicomède III, avec une autre Nysa, femme de Nicomède H ; celle-ci, était, en effet, une danseuse. (Mcmnon, c. 30, combiné avec Justin, XXXVIU, 5.)

3 Âppien, Mithridate j 7.

rd jxèv dih BiOuv&v Sade €l;^e* xal eT tw Tnoviifi ndivroc Trpofjuzôetv,

xAxùvoç teOde (il vient de parler de Nicomède III Philopator) etepo; Nixojxindinç 'Pwfjtoiwç niv ap;pîv èv SiaOïnxmç

ditéhmv. D'après cette phrase, il semble que Nicomède III, au lieu d'être le dernier roi de Bithynie, ait eu pour successeur son petit-fils, Nicomède (IV ou V), lequel aurait légué ses États aux Romains. Quoique celle opinion ait été défendue par quelques historiens modernes, la chronologie s'y oppose absolument. Le fils de Philopator, né entre 96 et 92 (sa mère Nysa est condamnée vers cette année), avait au plus vingt ans en 74; s'il avait lui-même un fils, c'était un enfant au berceau, incapable de faire un testament. Pourquoi d'ailleurs cet enfant aurait-il succédé à son aïeul, per salluTHy omissomediOy alors que l'existence de son père est attestée à cette date par Salluste?

Il faut donc nous en tenir à Topinion qui résulte naturellement de tous les autres textes * et de la logique même des événements : le testament de Philopator en faveur des Romains n'est que le couronnement de toute une vie de fidélité ou de platitude. Quant à la phrase d'Appien, c'est sans doute une interpolation due à quelque lecteur oisif et inintelligent qui aura voulu compléter les indications de son auteur sur les destinées du royaume de Bithynie. Trouvant un peu plus loin (ch. 71) la phrasn : Nixoinhdovq «pti T«6vewroç «Trai^oç (erreur) xal vov ^pyyi"^ Pwfjiatoiç àTroXwr^v- Tcç, — il se contenta de la démarquer, sans faire attention que le dernier Nicomède était précisément

1 Par exemple, Ânopélius, c. 34 : Nicomedes^ socius et amicus populi Eotnanif in cujus amicUia prima setate Caetar fuit, qui moriens tesiamento tt ipte populum Romanum keredem desiffnavit (MSS : diiuisit.)

celui dont Appien venait déparier, le fils et successeur de Nicomède II. Reste enfin à mentionner un texte du chronographe Syncelle * qui compte en Bithynie huit rois, à partir, sans doute, de Zipœlès : or, Zipœtès, Ziaélas, deux Piusias et trois Nicomède ne font que sept. Mais probablement Syncelle — ou plutôt sa source, Denys — comptait dans le nombre l'usurpateur Socrate *.

Les médailles des deux Nicomède (trois en comptant Socrate) qui ont régné de 149 à 74 avant J.-C. sont, pour la plupart, des télradrachmes attiques aux types suivants :

18. Têle diadémée et imberbe, à droite, i^. BA2I- AEnZ I EniOANOYZ NIKOMH AOY sur trois lignes verticales. Zeus stéphanophore debout à gauche; dans le champ, aigle sur foudre. Au-dessous du foudre, monogramme et date.

Ar8 (et au delà).

^ p. 276 G et 315 D. Il est inutile de discuter un autre texte manifestement corrompu d'Àppien (Mith. 2) qui compte en Bithynie quarante-neuf rois !

s Je profite de cetle occasion pour rectifier une opinion émise dans les BoU de CappadocCf p. 17. Je crois actuellement que les sept rois de Gappadoce comptés par Diodore (Syncelle) sont Ariaramne, Ariarathe flI-V, Oro pherne et Ariaralhe Yl-VII, car Ariarathe YIII n'a pas régné et les deux premiers Ariarathe n'ont pas porté le titre de rois.

Variétés connues.

Sans date au avec une date effacée :

Monogramme n* 5 '. — Paris (vente Cîousinéry).

— n* 6. — Milan (ancienne collection

deModène)'.

— n* 7. — Mionnetsup. 12 (douteux).

t La pièce est fruste en bas à gauche ; il y avait place pour une date. Le monogramme est peut-être identique an n* 8, les deux ronds pouvant être des soufflures accidentelles.

s Je ne connais cette pièce que par les notes de H. Waddington. Il en est de même de tontes celles de cette collection, ainsi que celles de Turin, Copenhague et Pétersbourg.

Pièces datées :

lil/0

ANP BNP

CNP ZNP

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AIP

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