‹ Essai sur la pathogénie de la laryngite tuberculeuseChapitre 10 sur 24 · HN RE · texte numérisé non relu

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la muqueuse de l'étage supérieur du larynx et de la gouttière pharyngo-laryngée ; l'artère laryngée inférieure (artère moyenne pour Poirier) irrigue la muqueuse de l’étage inférieur, l’artère laryngée postérieure (artère inférieure pour Poirier) se distribue à la muqueuse de la face postérieure du larynx.

Nous n’avons pu disséquer qu’une seule pièce que nous devons à l’obligeance de M. Hovelacque. Cette préparation très finement injectée était un larynx de fœtus. Voici ce qu’il nous a été permis d'observer l’artère laryngée supérieure (Planche IV, 1) est de beaucoup la plus importante. Après avoir traversé la membrane thyro-hyoïdienne, elle se divise en trois branches de calibre égal :

1° Une branche antérieure satellite du bord supérieur du cartilage thyroïde.

2° Une branche postérieure (Planche IV, 2), qui se dirige obliquement en bas, en dedans et en arrière, cheminant appliquée contre la face antérieure de l’arvténoïde ; après un trajet assez court, elle change de direction, enjâmbe le bord supérieur de l’aryténoïde, puis descend sur le versant pharyngien. De cette artère naissent trois collatérales de calibre relativement considérable. Ces collatérales se terminent en un plexus très riche sur la face antérieure de l’aryténoïde (cette région correspond à l'extrémité postérieure de la corde).

3° Une branche inférieure qui se divise très rapidement en deux rameaux terminaux. Le rameau supérieur a une direction oblique en bas et en avant,

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il irrigue toute la région sus-glottique au-dessus du bord libre de la bande, ainsi que la partie latérale de l’épiglotte ; enfin il s’anastomose avec le rameau inférieur. Le rameau inférieur, de calibre plus important que le précédent, décrit une courbe à convexité regardant en bas et en arrière : il donne, tout en cheminant contre la face profonde du cartilage thyroïde, des branches artérielles se détachant à intervalles réguliers. Il se termine en s’anastomosani avec l’artère laryngée inférieure au niveau de l’espace thyro-cricoïdien antérieur. De cette anastomose part un rameau artériel vertical, ascendant et médian, qui chemine sur le ligament thyro-épiglottique à la hauteur de l’extrémité antérieure de la corde vocale.

Les branches des autres artères laryngées n’offrent à considérer que de très grêles artérioles sous la muqueuse de l’étage inférieur du larynx.

Les extrémités des cordes sont ainsi très richement vascularisées. La bande ventriculaire se trouve sur la ligne de démarcation entre les deux territoires des branches principales de la laryngée supérieure. De cette disposition anatomique l’on pourrait déduire un argument en faveur de la détermination des lésions par la voie sanguine.

III, — Epithélium de la muqueuse du larynx

Nous avons cherché quelles étaient les caractéristiques de l’épithélium chez l’adulte. D’après Poirier, un épithélium plat stratifié recouvre la surface interne du larynx en sa portion sus-glottique, les

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cordes vocales, la face interne de l’apophyse vocale, la face interne, la face postérieure et les replis de l’épiglotte.

On observe souvent une minceur plus grande de lépithélium de la corde.

Le reste du larynx est recouvert d’un épithélium cilié analogue à celui de la trachée. Il est à noter qu’on peut constater une certaine variabilité d’étendue de lépithélium pavimenteux aux dépens de l’épithélium cilié.

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