‹ Essai sur la pathogénie de la laryngite tuberculeuseChapitre 15 sur 24 · ET UE · texte numérisé non relu

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la radiographie montra à droite un pneumothorax collabant bien le poumon, une réaction liquidienne faible. A gauche, des nodules sous-claviculaires ulcérés et quelques nodules disséminés dans le reste du poumon. L'examen laryngé du 19 juillet nous permit d’observer une amélioration des symptômes fonctionnels avec disparition de la dysphagie, et localement, une corde droite presque normale, une corde gauche avec quelques vaisseaux congestionnés, une ulcération inter-aryténoïdienne importante, ainsi qu’un gros œdème des aryténoïdes.

Obs. 34. - Mme R.…., 34 ans. Tuberculose pulmonaire ayant débuté en août 1936. Les lésions siégeaient au poumon gauche, l’on institua un traitement par les sels d’or, traitement interrompu à cause d’accidents graves. Les accidents auriques, en s’aggravant, déterminèrent un syndrome hémorragique et la malade, à son admission, présentait un état général grave avec anémie intense, cependant la tuberculose pulmonaire ne semblait pas aggravée, l’expectoration était peu abondante et peu bacillifère. La radiographie du 9 avril 1937 montrait un poumon droit normal, une lésion ulcéronodulaire sous-claviculaire à gauche. On fit un pneumothorax gauche le 26 avril et la radiographie laissa voir à gauche une caverne (3 cm.) maintenue béante par des brides.

A l'examen laryngé systématique du 24 mai, le larynx était normal. L’anémie céda partiellement au traitement par la méthode de Whipple, et jusqu’en juin les lésions restèrent dans un état stationnaire. La radiographie du 12 juin 1937 décela une aggravation de la caverne, le poumon droit restant toujours normal. Le 15 juin, la malade présenta une légère dysphonie et l’on pouvait affirmer l'existence d’une cordite tuberculeuse gauche.

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