‹ Essai sur la pathogénie de la laryngite tuberculeuseChapitre 14 sur 24 · COMTE · texte numérisé non relu

COMTE

donna une amélioration de l’état général, mais l’expectoration resta toujours bacillifère. En juin, les lésions laryngées restèrent stationnaires; la radiographie montra un pneumothorax pas très efficace, un poumon gauche inchangé. Le dernier examen laryngé montra des cordes rouges, boudinées, la petite ulcération persistante, la disparition des lésions de l’épiglotte, mais l’aryténoïde gauche semble œdématié.

QGbs. 17. M. D.., 35 ans. Tuberculose bilatérale à prédominance droite ayant débuté en mars 1936 par une hémoptysie. L'état général était grave, l’expectoration abondante et riche en bacilles ; de plus, le malade était atteint de polynévrite éthylique. La radio du 5 juin 1937 montra, à droite, des lésions ulcéro-nodulaires extrêmement importantes dans les deux tiers supérieurs du poumon ; à gauche, des nodules dont certains très calcifiés à la partie moyenne du poumon. Le 21 juin, à l’examen systématique du larynx, on trouva une laryngite latente : monocordite droite prédominante à la partie postérieure.

L'état général s’améliora à la fin du mois de juin, mais la toux resta fréquente et l’expectoration abondante. Le dernier examen laryngé montra une légère aggravation de la lésion préexistante.

.. Obs. 18. M. B.., 40 ans. Tuberculose pulmonaire à prédominance gauche ayant débuté cliniquement en mai 1936. L’expectoration était très peu abondante, mais la bacilloscopie positive. La radiographie du 27 mai 1937 montra, à droite, des lésions ulcéro-nodulaires des deux tiers supérieurs du poumon ; à gauche, quelques nodules disséminés dont certains au sommet, image de scissurile.

Le 5 juin, à l’examen systématique du larynx, nous

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découvrîimes une laryngite absolument latente : éversion de la bande ventriculaire droite masquant en partie les cordes qui sont intactes. La radiographie du 22 juin ayant montré une amélioration des deux côtés, on institua un pneumothorax gauche qui se révéla efficace. Cependant, le 6 juillet, l'examen laryngé montrait une aggravation des lésions avec les deux cordes boudinées et rosées.

Obs. 19. — M. Le G..., 38 ans, maneuvre. Tuberculose pulmonaire bilatérale à prédominance droite dont le début clinique parut être marqué par une expectoration abondante riche en bacilles, et, d'emblée, une dysphonie très accusée. A l’examen, en juin 1937, le malade parut très fatigué et amaigri. La radiographie du 8 juin 1937 montra, à droite, des lésions ulcéro-nodulaires très marquées dans toute la moitié supérieure du poumon et une zone opaque à la partie moyenne près de la paroi ; à gauche, petits nodules ulcérés, assez peu nombreux et disséminés. Le 15 juin, l’examen laryngé décela une infiltration de la corde droite sans ulcération et une rougeur de la corde gauche. Au dernier examen la dysphonie avait encore augmenté sans dysphagie, et cependant les lésions laryngées n’avaient pas évolué.

Il est à noter que le malade contracta la syphilis en 1933. Celle-ci fut traitée, et pendant son séjour à l’hôpital, les réactions sérologiques furent toutes négatives.

Obs. 20. - Mme C.., 41 ans, mécanicienne. Sa maladie débuta en décembre 1936, par un amaigrissement considérable et par une toux fréquente et une expectoration abondante. La radio du 18 février 1937 montra un poumon droit normal, à gauche, une grande caverne sousclaviculaire, corticale, ainsi que de nombreux nodules

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ulcérés, et une opacité marquée du cul-de-sac pleural. L'état de la malade s’aggrava progressivement, et, au début d’avril, apparurent de la dysphonie et une légère dysphagie. Cependant l’examen laryngé laissa penser à une laryngite catarrhale.

Le 14 avril 1937 on institua un pneumothorax gauche que la radiographie révéla partiel.

L’affection laryngée persistant, l’examen du 31 mai 1937 montra une infiltration diffuse de tout le larynx qui paraissait sale. L’état général resta mauvais, et, au début de juin, un nouvel examen laryngé fit vois des cordes œdématiées et ulcérées à leur bord libre, les aryténoïdes œdématiés avec une muqueuse extrêmement rouge, et une trachée qui paraissait atteinte également. La symptomatologie était complétée par l'existence de la dysphonie, de la dysphagie et d’une douleur à la pression latérale du larynx. La radio du 17 juin 1937 montra un poumon droit toujours normal, et, à gauche, un collapsus insuffisant de la caverne ainsi qu’une réaction liquidienne modérée. Le dernier examen fut pratiqué le 19 juillet et montra une aggravation des lésions laryngées avec des cordes extrêmement ulcérées, un gros œdème des bandes ventriculaires, un nodule sur le bord libre de l’hémi-épiglotte gauche, une ulcération interaryténoïdienne d’assez grande dimension, par contre, lœdème des aryténoïdes avait diminué.

Obs. 21. —— Mme B..., 42 ans. Tuberculose pulmonaire bilatérale à prédominance gauche. Il semble que la maladie débuta il y a trois ans et qu’en janvier 1937 il y eut un épisode aigu. En février, l'examen des crachats fut positif. En mars, l’expectoration devint très abondante.

Dès son entrée en avril, la malade avait une cordite bilatérale. La radiographie du 23 avril 1937 montrait, à

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droite, des nodules ulcérés sous-claviculaires, à gauche, une grande caverne corticale à la partie moyenne, et dans les deux tiers supérieurs du poumon, de nombreux nodules ulcérés. Les examens radiologiques, jusqu’en juillet, ne laissèrent voir qu’une légère accentuation de la caverne du poumon gauche. Le 7 juillet, on découvrit de petites ulcérations buccales à fond atone. Le dernier examen laryngé montra une cordite bilatérale avec ulcération du tiers postérieur de la corde gauche, une petite ulcération entre les extrémités antérieures des cordes, un œdème des bandes.

Obs. 22. —— Mme D.., 27 ans. Tuberculose pulmonaire bilatérale à prédominance droite, ayant débuté en mai 1936. Elle fut envoyée dans le service après avoir été opérée d’un abcès froid anal. L’expectoration était particulièrement riche en bacilles. La radio du 16 juin 1936 laissa voir, à droite, quelques nodules à la partie moyenne du poumon et une ébauche de scissurite inférieure ; à gauche, de très rares nodules sous-claviculaires. Le 31 juillet 1936, la radiographie montra une aggravation de la tuberculose avec une accentuation des nodules à droite, et, à gauche, un début d’ulcération des nodules préexistants. L'état général était mauvais, la toux fréquente et l’expectoration abondante était bacillifère. Le 14 novembre 1936, on fit une nouvelle radiographie et on vit que les lésions droites étaient stabilisées, mais que dans le poumon gauche une caverne s'était développée (4 cm.). Par suite de l’augmentation de la caverne on décida d’un pneumothorax gauche en décembre. Ce pneumothorax resta incomplet.

Le premier examen laryngé, le 22 janvier 1937, montra une cordite bilatérale avec des cordes boudinées, dépolies, une trachée suspecte. Les divers examens ra-

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diographiques de janvier à mai ne décelèrent aucune aggravation des lésions et cependant, en février, la malade eut une pelvi-péritonite bacillaire. Le 22 mai 1937, on constata une légère accentuation des lésions droites. On fit une section de brides qui n’améliora pas le collapsus. Le 15 juin, à l’examen au miroir, le larynx avait pris un aspect presque normal, les cordes encore un peu boudinées étaient en voie de réparation. Pourtant, à ce moment, l’état général était mauvais, et l'examen radiologique devait montrer l’apparition de deux cavernes sous-claviculaires à droite.

Obs. 23. Mlle C.., 27 ans, ouvrière métallurgiste. Tuberculose pulmonaire paraissant avoir débuté en 1929. Dès son entrée on constata un état général mauvais, une température oscillante aux environs de 40°, et déjà (avril 1937), on nota une dysphonie marquée ainsi qu’une légère dysphagie. La malade avait contracté la syphilis et présentait un Wasserman particulièrement positif.

L'examen radiologique du 23 avril 1937 montra les lésions suivantes : au poumon droit, des nodules confluents dans la région moyenne, dessinant un triangle à base corticale, des lésions sous-claviculaires paraissant excavées ; au poumon gauche, une caverne (2 cm.) à la partie moyenne, ainsi que des nodules ulcérés disséminés dans tout le champ pulmonaire. A la même époque, l'examen au miroir laissa voir des cordes rouges, boudinées, des aryténoïdes et des bandes légèrement œdéma- Lices.

Le 24 mai 1937, une nouvelle radiographie montra une accentuation des nodules à droite, l'agrandissement de la caverne et la création de deux petites cavernes à gauche. Cinq jours après, l’examen laryngé fit observer des cordes rouges, avec sur la corde droite une légère perte de

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substance, l’ædème des aryténoïdes, ainsi qu’un état velvétique de la muqueuse inter-aryténoïdienne. A la mijuin, les lésions pulmonaires s’étaient encore étendues, les lésions laryngées en avaient fait de même, provoquant un gros œdème des aryténoiïdes.

Obs. 24. Mme B.., 48 ans, femme de ménage. Tuberculose pulmonaire bilatérale depuis l’hiver de l’année 1935. En décembre 1936 son état général était touché, son expectoration était riche en bacilles, elle avait, à droite, une caverne, et à gauche, des nodules. En février 1937, apparition de la dysphagie sans dysphonie. Au moment de son hospitalisation, la malade était dans un état médiocre, elle toussait et crachait beaucoup.

La radiographie du 1° mai 1937 montra au poumon droit une caverne sous-claviculaire, de nombreux nodules disséminés dans le champ pulmonaire ; au poumon gauche, des nodules ulcérés plus marqués encore, et un reliquat de pleurésie. L’examen laryngé du 18 mai 1937 permit de voir : une infiltration avec ulcération du bord gauche et de la face laryngée correspondante de l’épiglotte, une large ulcération bourgeonneante et creusante de l’aryténoïde droit et de la partie adjacente de la bande, la muqueuse est de cnuleur pâle. Il n'existait qu’une dysphagie légère. Une semaine de plus, et, à ces lésions, s’ajoutait un œdème de laryténoïde droit. La radiographie du mois de juin montra une accentuation légère et bilatérale des lésions pulmonaires. Le dernier examen laryngé fut pratiqué fin juin, il permit d’apereevoir une légère ulcération au milieu de la corde gauche. Pour la première fois, la malade éprouvait une légère dysphonie.

Obs. 25. — M. M... 63 ans, cantonnier. Tuberculose pulmonaire bilatérale ayant débuté en 1934. Dès cette

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époque, une dysphonie accentuce, un amaigrissement, de la toux marquèrent le début, seule l’expectoration fit défaut. Le malade resta dans un état à peu près stationnaire jusqu’en mars 1937, date à laquelle la maigreur devint extrême, la toux fréquente, l’expectoration abondante. On nota également une dysphonie très accentuée, une dysphagie intermittente. L’examen du 14 juin 1937 montra une laryngite infiltro-ulcéreuse diffuse à prédominance vestibulaire et à tendance sténosante ; il existait des ulcérations pâles et légèrement végétantes de l’épiglotte droite dont le bord libre apparut comme rogné, infiltration pâle des deux aryténoïides surtout à gauche, infiltration des cordes dont l’abduction était très limitée.

La radiographie qui fut faite trois jours après montra des nodules confluents avec une image de scissurite à la partie moyenne, des nodules à la partie supérieure avec une petite ulcération sous-claviculaire, quelques nodules disséminés dans le reste du champ pulmonaire ; à gauche, des nodules ulcérés dans le 1/3 supérieur du poumon ainsi qu’une petite caverne sous-claviculaire. Le malade mourut 15 jours après.

Obs. 26. — M. B.., 34 ans, machiniste. Tuberculose pulmonaire bilatérale. Depuis 7 mois le malade était fatigué, l’expectoration avait augmenté, et 2 mois après les troubles laryngés firent leur apparition, se décelant par des picotements laryngés, la voix voilée, une légère gêne à la déglutition. L’atteinte de l’état général justifia son hospitalisation. Crachats très riches en bacilles. La radio du 22 mai 1937 donna les résultats suivants : à droite, caverne sous-claviculaire, nombreux nodules ulcérés dans le 1/3 supérieur du poumon ; à gauche, de très nombreux nodules dans le 1/3 supérieur et une caverne

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para-hilaire. L’examen laryngé du 20 juin montra que toute la muqueuse du larynx était rouge, la corde droite avait une petite ulcération sous-jacente, aspect velvétique de la muqueuse inter-aryténoïdienne., L’examen radiologique du 25 juin laissa voir une légère aggravation des deux côtés sans que l’on puisse dire qu’un des côtés avait plus évolué que l’autre. L’examen laryngoscopique du 19 juillet permit d’observer également une accentuation des lésions : la muqueuse des deux bandes est particulièrement rouge, d’autant qu'elles sont te siège d’un œdème marqué ; les cordes sont roses et boudinées, l'aspect velvétique de la muqueuse inter-aryténoïdienne persiste.

Obs. 27. - M. Pr.…., 24 ans, manœuvre. Tuberculose pulmonaire depuis 1933. En 1934 on lui créa un pneumothorax droit qui fut abandonné en mars 1935, puis repris en avril 1936, et enfin abandonné définitivement en décembre 1936. A cette époque apparurent des lésions discrètes du côté droit. En mai 1937, le début de laryngite fut marqué par une dysphonie qui devait augmenter encore au cours de l’évolution. Le malade présentait une température oscillante, un amaïigrissement considérable, une toux fréquente et une expectoration abondante. La radiographie du 18 mai 1937 montra à droite une caverne incomplètement collabée par le pneumothorax, à gauche de graves lésions constituées par trois cavernes et de nombreux nodules.

L'examen laryngé du 18 mai décela une infiltration de la corde droite, une légère atteinte de la corde gauche ; dix jours après, il y avait une ulcération de la partie moyenne de la corde gauche avec une infiltration plus marquée de sa partie antérieure, les aryténoïdes étaient rouges et avaient un peu augmenté de volume,

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la muqueuse des cordes était rouge. La radiographie du 23 juin 1937 montra un poumon droit un peu aggravé, une extension beaucoup plus considérable des lésions à gauche. Le dernier examen laryngé, pratiqué le 19 juillet, fit noter une augmentation de la dysphagie et montra un gros œdème des aryténoïdes, les deux cordes étaient blanchâtres, épaissies, avec des ulcérations en coup d’ongle, les bandes étaient légèrement œdématiées.

Obs. 28. — M. G.., 26 ans, nettoyeur. Tuberculose pulmonaire bilatérale qui semblait avoir commencé au mois de décembre 1936. Dès son entrée, le malade paraissait gravement atteint. La radiographie du 9 avril 1937 fit voir à droite une caverne (3 cm.) au milieu d’une agglomération de nodules qui occupaient les 2/3 supérieurs du poumon, quelques nodules moins nombreux dans le reste du champ pulmonaire ; à gauche, de petites cavernes sous-claviculaires et quelques nodules ulcérés. La radiographie du 25 mai 1937 montra à droite une extension des lésions parenchymateuses et une bande de liquide remontant à la moitié du poumon ; à gauche, pas de changement.

L'examen laryngé pratiqué systématiquement chez ce malade, qui ne présentait aucun symptôme laryngé, révéla une muqueuse rouge sombre avec un aspect de cordite bilatérale. La radiographie du 23 juin 1937 fit voir une aggravation des lésions avec à droite une caverne du volume d’une mandarine, à gauche un aspect multialvéolaire du 1/3 supérieur du poumon. Le dernier examen laryngé du 19 juillet montra une cordite bilatérale à prédominance droite, la muqueuse ayant gardé sa coloration rouge.

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Obs. 29. —— M. G..., 40 ans, ajusteur. Tuberculose pulmonaire bilatérale depuis novembre 1936. Dès cette époque, le malade éprouvait des picotements dans la gorge et la voix était voilée. A son admission, en mai 1937, on notait un amaigrissement important, une toux peu fréquente, une expectoration abondante riche en bacilles. La radiographie du 15 mai 1937 montra à droite une caverne parahilaire (2 cm.), quelques nodules dans la moitié supérieure du poumon ; à gauche, une caverne apicale (3 cm.) avec de nombreux nodules dans les 2/3 supérieurs du poumon.

L'examen laryngé, en mai, montra une infiltration diffuse de l’épiglotte, des aryténoïdes, des bandes et des cordes. La radiographie du 17 juin 1937 fit observer une accentuation des lésions avec à droite un agrandissement de la caverne, ainsi que le développement de nombreux nodules confluants à l’apex ; à gauche, une augmentation de la caverne apexienne, ainsi que du nombre de nodules qui s’ulcèrent. Le dernier examen du larynx montra un œdème considérable de l’épiglotte avec des ulcérations sur le bord libre et la face laryngée, un œdème des bandes ventriculaires, une corde droite rouge et arrondie, alors que la corde gauche semble normale.

Obs. 30. M. R.., 38 ans, valet de chambre. Tuberculose pulmonaire depuis avril 1934. Il lui fut créé un pneumothorax droit qui, quoique incomplet, resta entretenu jusqu’à ces temps derniers, une forte réaction liquidienne justifiant l’admission en mai 1937. Dès le mois d’avril, la symptomatologie laryngée commença par la dysphonie et une légère dysphagie. La radiographie du 22 mai montra à droite un poumon insuffisamment collabé par suite de l’adhérence du lobe supérieur ; du liquide dans le cul-de-sac. À gauche, une exagération de

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l’image hilaire et surtout une ombre suspecte dans la partie moyenne.

L'examen laryngé du 16 juin laissa voir une muqueuse rouge, avec des bandes œdématiées, des aryténoïdes augmentés de volume, un aspect velvétique de la région inter-aryténoïdienne. La radiographie du 29 juin 1937 montra une amélioration, car la tache du poumon gauche avait disparu, le poumon droit restant inchangé. Le dernier examen du larynx confirma cette amélioration du pronostic, car le malade éprouvait une gêne moins grande au point de vue fonctionnel et les lésions laryngées étaient dans un état stationnaire, sauf l’aspect velvétique de la muqueuse inter-aryténoïdienne qui avait disparu.

Obs. 31. —— M. P..., 39 ans, comptable. Tuberculose pulmonaire bilatérale à prédominance gauche depuis mars 1936. Soigné en sanatorium, il dut entrer à l’hôpital en mars 1937. Son état général était mauvais, la toux fréquente, l’expectoration abondante. La radiographie du 24 mars 1937 montra à droite des lésions micro-nodulaires, à gauche 6 petites cavernes parahilaires, ainsi que des lésions ulcéro-nodulaires peu accentuées de l’apex. L'examen du 13 mai 1937 laissa voir une cordite bilatérale prédominante à droile, avec une ulcération bourgeonnante de la corde droite d'aspect polypoïde. La radiographie du 24 juin 1937 ne décela aucune aggravation. Le malade fut traité par l’électrocoagulation et le 19 juillet, il avait une amélioration des signes fonctionnels, mais il présentait une corde droite rouge épaissie, un œdème de la bande ventriculaire droite, enfin une cordite gauche peu accentuée.

Obs. 32. -— Mlle V.., âgée de 18 ans, eut en 1934 une

adénopathie bacillaire cervicale qui récidiva l’année suivante, et à cette époque l’examen radiologique des poumons montra une caverne à la partie moyenne du poumon droit, et cependant l’examen des crachats fut infructueux. Cette caverne devait s’effacer en février 1937 pour réapparaître le mois suivant. Au début d'avril, on créa un pneumothorax droit suivi d’une section de bride. Au début de juin, l’examen radiologique montra à droite un bon collapsus pulmonaire, un poumon gauche indemne. L'examen des crachats révéla alors de très rares bacilles, et il persistait encore 2 à 3 ganglions carotidiens durs et peu volumineux.

Le 24 juin 1937, au cours d’un examen systématique du larynx, alors qu’il n’y avait aucun signe fonctionnel, on constata une rougeur du bord libre de la corde droite. Vers la fin du mois, apparut une dysphonie assez marquée, et un nouvel examen au miroir montra une légère infiltration de la corde et de la bande droites, ainsi que de petites végétations inter-aryténoïdiennes. Cependant la radiographie faite le lendemain ne montra pas d’aggravation de l’état pulmonaire.

Obs. 33. Mme D.., 30 ans, eut en 1933 une lobite supérieure droite qui fut traitée par un pneumothorax.

L’expectoration, après avoir subi des alternatives d’aggravation et de rémission, avait repris à partir de novembre 1936, mais elle n’était ni très abondante, ni riche en bacilles.

En février 1937, la malade éprouva un léger mal de gorge avec otalgie, mais sans dysphagie. En mai, après une aggravation des symptômes marqués par de la dysphagie, on fit le diagnostic de laryngite tuberculeuse évolutive et on institua un traitement au scuroforme. Depuis le 9 juillet, le pneumothorax fut abandonné et

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