‹ Essai sur la PérineorraphieChapitre 15 sur 22 · ORNE · texte numérisé non relu

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« ration, dit-il, peut être faite aussitôt après l’accouche- « ment, Sans que la malade témoigne une grande souf- « france » (); il ne craint pas l’inflammation consécutive, la réparation s’y opposant au contraire, si on obtient la réunion immédiate.

Dieffenbach, Danyau, Demarquay et plus récemment MM. Guyon, Siredey et Labbé, dans la thèse de Luizy (1883), acceptent l'intervention immédiate; quant à M. Doléris, il soutient cette opinion avec acharnement. Il semble donc qu'aujourd'hui on soit plus porté à pratiquer larestauration immédiate du périnée, parce que cette opération en évite une autre ultérieure et plus complexe et parce que l’on ferme ainsi la porte aux inoculations.

Remarquons toutefois que même dans le travail de Madame Sarraute (?), qui défend avec tant d’éloquence la réunion immédiate, on voit cette réunion presque toujours manquer dans les cas de déchirure complète du périnée. Ne serait-ce pas, par conséquent, le lieu de se demander, si, dans les observations suivies de succès et invoquées en faveur de la réparation immédiate, celle-ci ne se serait pas faite sans intervention? « Souvent, en effet, une opé- « ration, qu’on avait Jugée indispensable au début, « deviendra inutile après plusieurs mois d’expectation; le « périnée ne se reconstitue pas sans doute, mais la cloison « recto-vaginale se répare et établit une séparation « suffisante entre les deux cavités. L'opération d’ailleurs « ne remédie pas toujours à celui des accidents qui « génent le plus les femmes, l’incontinence des matières « liquides et surtout des gaz. » (°)

De plus, l’état de contusion des parties quiles rend peu

(1) A. Bérard. Dictionnaire en 30 volumes.

(2) Mme Sarraute. Archives de tocologie 1885,

(3) Tillaux, Traité d'anatomie topographique.

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propres à la réunion immédiate et favorise au contraire la tendance au sphacëéle et à la suppuration; lirrégularité de ces parties; l’emprisonnement des caillots; l'écoulement des lochies, qui viendra baigner les surfaces suturées; l’état puerpéral, que peuvent craindre les chirurgiens, ne ‘sont pas des arguments dénués de valeur en faveur de la réparation tardive.

Il est, en outre, des cas oùfl’intervention immédiate n'est même pas à envisager ; c’est lorsqu'il existe une altération des tissus par œdèéme et varices, par infiltration ecchymotique ou sphacèle et lorsque la plaie a été longtemps soumise au contact d’écoulements putrides, comme dans le cas de putréfaction fœtale; c’est encore lorsque l'état général est défectueux par suite d’hémorrhagies graves ou d'attaques éclamptiques très violentes et rapprochées.

Outre la restauration hâtive et la restauration tardive du périnée, on peut pratiquer la suture immédiate secondaire quelques jours après la production de la déchirure. MM. Nélaton et Schwartz conseillent d'attendre que la plaie bourgeonne; ils font alors le grattage avec une curette tranchante et suturent. M. le professeur Verneuil a préconisé la réunion immédiate secondaire même dans les cas anciens. Il se sert alors du thermo-cautère pour pratiquer l’avivement et fait les sutures à la chute des eschares. Il ne faut pas confondre ce procédé avec la cautérisation angulaire de la déchirure, analogue à celle que J. Cloquet pratiquait pour les fissures palatines, et qui à pu, dans quelques cas, être utilisée pour diminuer une division étendue de la cloison recto-vaginale. Monsieur S. Pozzi s’est servi plusieurs fois de ce procédé avec su

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Si les deux méthodes de réunion immédiate et immédiate secondaire entrent de plus en plus dans la pratique, comme la tendance s’en fait généralement

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