‹ Essai sur la PérineorraphieChapitre 17 sur 22 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Avant de décrire la technique opératoire de la périnéorrhaphie, telle que la pratique M. Decès, nous tenons à placer ici les quatre observations inédites que nous possédons. Nous pourrons ainsi donner une idée générale des avantages du procédé, avant d'entrer dans le détail que nous exposerons au chapitre suivant.

Observation I. — Madame D... Louise, âgée de 34 ans, rentrayeuse née à Reims et y demeurant, entre à l’Hôtel-Dieu, dans le service de M. Decès, salle Ste-Anne, n° 14, le 12 mai 1893.

Antécédents héréditaires. — Père et mère bien portants ; 7 frères et sœurs bien portants, 8 autres morts en bas âge de diphtérie, rougeole ou autre maladie infantile.

Antécédents personnels. — Rien de particulier à signaler, sinon qu’elle n'a marché qu'à 4 ans et qu'avant cette époque elle était chétive et souvent malade.

Elle ne présente pas de traces apparentes de rachitisme, quoiqu’elle dise avoir eu les jambes torses vers l’époque où elle a commencé à marcher. Elle a d’ailleurs toujours bien marché depuis ses 4 ans.

Il y a neuf ans, en 1884, elle accouche d’un gros garçon, pesant plus de 3 kilos ; l'accouchement se termine par une application de forceps au détroit supérieur, application qui est faite à cause de la prolongation du travail et du manque de contractions utérines. L'enfant est bien portant, jamais malade ; mais il lui reste sur la tête les traces de compression du forceps. Il n’a jamais eu de convulsions.

En juillet 189%, elle accouche une seconde fois d’une fille, pesant 3 kilos ; l’accouchement se termine comme le précédent, par une application de forceps au détroit supérieur; cette application est faite sous le chloroforme à cause de la longueur de la période de travail, qui a duré

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