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sujet, n'ayant d'autre dessein que de résumer la question. L'étude magistrale que M. le Professeur Verneuil fait, dans la Gazette hebdomadaire de 1862, sur les origines de la périnéorrhaphie nous sera d’un grand secours; et, M.S. Pozzi, dans son Traité de Gynécologie, a si bien abordé l’histoire de cette fopération, depuis ses débuts jusqu'à nos jours, qu'il nous servira de guide et de modèle.
« La première mention de la périnéorrhaphie se trouve « dans un recueil obscur, dont on ne connaît ni l’origine « ni l’époque, ni même l’auteur, mais qui cependant est « antérieur à Ambroise Paré : nous voulons parler de « Trotula. Dans ce recueil se trouvent nettement men- « tionnés,non seulement la déchirure complète du périnée « et sa cause ordinaire, son traitement par la suture et les « soins ultérieurs, mais encore la périnéorrhaphie appli- « quée ;à l’un des accidents consécutifs les plus fàächeux « dela lésion en question, c’est-à-dire au prolapsus utérin. « Cette dernière idée a sombré pendant des siècles, et, « c'est seulement dans le nôtre qu’elle à reparu, sans « qu’on ait mentionné son antique origine. » (!)
C’est à un Français, Guillemeau, disciple le plus distingué d'A. Paré, qu'on s'accorde à décerner lhonneur d’avoir le premier décrit et mis en pratique avec succès la périnéorrhaphie. Tout est consigné dans l'observation rapportée par Guillemeau; et, si on refuse à ce chirurgien d’avoir inventé l'opération elle-même, on ne peut guère lui contester la priorité d'exécution. A. Paré a, en effet, traité la question avant lui; mais, d’après le professeur Verneuil (?), il n’est pas certain qu'il ait fait personnellement la périnéorrhaphie. Malgaigne soutient le contraire et cite même A. Paré Qafin, dit-il, d'appeler l'attention
@) Verneuil, Gazette hebdomadaire 1862.
(@) Verneuil. Loco citato.
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« du lecteur sur le passage, perdu dans un chapitre, où « l’on trouve cependant le premier conseil et la première « exécution de la suture du périnée. »
Deux noms méritent encore d’être mentionnés dans les origines de la périnéorrhaphie. C’est d’abord celui d'un chirurgien assez obscur, appelé Reuling, puis celui d’un accoucheur fort en réputation au XVII siècle, maître Cosme Viardel. Ce dernier réalise la réunion immédiate secondaire et apprend du même coup à ses contemporains que l'opération comporte un assez large délai. (?)
Suit une période de temps assez longue, durantlaquelle la périnéorrhaphie n’est plus guère pratiquée. Au X VIIT® siècle, de La Motte, Smellie, Noël (de Reims), Murenna, Saucerotte, la tentent avec plus ou moins de bonheur.
En 1829, Dieffenbach, en Allemagne, est le promoteur d'une méthode, qui a servi de type à de nombreux procédés et dans laquelle, outre le large avivement de la plaie, il fait sur les côtés du périnée, pour prévenir les tiraillements des parties affrontées, deux incisions parallèles à la ligne de suture. On retrouve plus tard la trace de ces incisions libératrices dans le débridement du sphincter anal de Mercier, de Baker-Brown et de Chassaignac.
Roux, en 1834, perfectionne l'opération de Dieffenbach et l'introduit en France. Il insiste surtout sur les services que peut rendre la suture enchevillée profonde.
Jobert de Lamballe applique à la périnorrhaphie son procédé opératoire des fistules vésico-vaginales, et, le premier en 1845, tente l’autoplastie avec un lambeau pris sur la fesse gauche.
Langenbeck, en 1853, suit l'exemple de Jobert, et avec lui, une méthode nouvelle, la périnéo-synthèse, prend naissance. Cette méthode est basée sur la combinaison
(1) Verneuil. Loco citato.