I. Physique générale. Dans toutes les sciences
(|ui ont précédé la plij'siquo générale, ie monde élait considéré dans son ensemble; celle-ci examine en détail les propriétés des corps inorganiques dont se compose ce vaste ensemble; et quelle que soit l'analogie qui exi.ste entre elle et Turanologie, ce caractère suffit pour tracer entre deux sciences, d'ailleurs si voisines, la ligne de démarcation qui les sépare , et distingue en même temps l'embranchement des sciences mathématiques de celui des sciences physiques. L'homme se propose ici un nouvel objet de recherches, et acquiert en même temps un nouveau moyen d'investigation : jusque là borné à la simple observation, il pourra désormais y joindre l'expérience.
2. Technologie. La technologie est distinguéede la physique générale , en ce que , dans cette dernière , nous n'éludions les corps que pour connaître leurs propriétés et les phénomènes qu'ils nous oflrent, tandis que, dans la première, c'est pour découvrir l'utilité qu'ils peuvent nous procurer, et les moyens par lesquels nous les approprions à nos besoins.
3. Géologie. La distiiicliûn de la physique générale et de la géologie est suffisamment déteiminée , par cela seul que la première considère les corps en général , et que la seconde les étudie seulement comme faisant partie du globe terrestre. Cette distinction, quand on en vient au détail , est cependant sujette à quelques difficultés , et c'est ce qiu m\i en-
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gagé à la préciser, en disant que l'étude des propriétés et des phénomènes que présentent les corps partout et eu tout temps , est Tobjet de la physique générale 5 tandis que l'étude comparative des modifications dont ces propriétés et ces phénomènes sont susceptibles en divers lieux et en divers temps , est ce- i lui de la géologie.
En effet, il appartient à la physique générale de dire que l'aiguille aimantée se dirige vers le nord, en déclinant plus ou moins, soit à l'est, soit à l'ouest; que la pression atmosphérique fait équilibre à une colonne de mercure sujette à varier par un grand nombre de circonstances j que l'eau s'évapore , se condense en nuages, et retombe en pluie ; que les diverses substances dont se compose le sol sur lequel nous marchons sont ordinairement disposées en couches sensiblement parallèles, et plus ou moins inclinées , etc. Mais c'est à la géographie physique de dire quelle est la déclinaison de laiguille aimantée, la hauteur moyenne du baromètre, la quantité plus ou moins grande de pluie qui tombe dans les différens lieux et les différens temps ^ et c'est à la géonomie à nous apprendre quelle est. dans ces divers lieux, ' la nature et l'inclinaison des couches dont le sol est iformé. De mènie la météorologie, tant qu'elle considère d'une manière générale des phénomènes atmosphériques, n'est qu'une division de la physique générale j mais quand elle s'occupe des différences que
ces phénomènes présentent en divers lieux, elle appartient à la géographie physique.
4. Oryctotechnle, L'oryctotechnie est séparée de la géologie par le même caractère qui distingue la technologie de la physique générale. La géologie étudie les matériaux du globe terrestre, seulement dans le but de les connaître; et l'oryctotechnie dans celui de nous procurer ceux que réclament nos besoins.
Quant à la distinction de la technologie et de l'oryctotechnie, elle est sujette à une difficulté relali- Yement au point précis où l'une cesse et l'autre commence. La technologie a pour objet de transformer les corps de la manière la plus avantageuse, pour les approprier à nos besoins ; celui de Toryclotechnie est de nous procurer les substances minérales sur lesquelles s'exercent les arts. Pour les substances qui , comme les pierres , la houille, l'ardoise, le peroxide de manganèse et plusieurs autres , sont livrées à l'industrie dans l'étal même où elles sortent de la carrière ou de la mine, cette difficulté n'existe pas j les travaux d'extraction appartiennent à l'oryctotechnie^ l'emploi qu'on fait de ces substances , à la technologie. Mais lorsqu'il s'agit des métaux, par exemple , il faut les retirer des minerais qui les recèlent, par des travaux plus ou moins compliqués , et qu'on peut regarder comme des transformations qu'on fait subir aux matières tirées de la terre, pour commencer à