‹ Essai sur la philosophie des sciences;Chapitre 11 sur 70 · CP · texte numérisé non relu

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les approprier aux usages auxquels nous les destijions. Ou serait donc porté à ranger ces travaux dans la technologie^ mais comme, d'un autre côté, ils font aussi partie de ceux qu'il est nécessaire d'exécuter pour se procurer le métal , l'oryctoteclmie les réclame à son tour. Une considération doit décider en sa faveur : c'est qu'on doit, comme nous l'avons remarqué plus haut , placer en général , dans un même groupe j les vérités dont les mêmes hommes s'occupent et qu'il convient dès lors de réunir dans les ouvrages où ils doivent les apprendre. Nous fixerons donc la limite entre les deux sciences du premier ordre dont il est ici question , à l'époque où les substances minérales sortent des mains de celui qui exploite la mine, pour être livrées au commerce et à l'industrie.

J'ai aussi hésité d'abord sur la priorité à donner dans l'ordre naturel à la technologie , ou à l'oryctotechnie. Il me semblait , au premier coup d'oeil, cju'oa devait s'occuper des moyens de se procurer les substances minérales nécessaires aux arts , avant d'étudier ceux de les mettre en oeuvre 5 et alors non seulement l'oryctotechnie , mais les sciences relatives à l'ulililé que nous relirons des végétaux et des animaux, et dont nous parlerons tout à l'heure, auraient du être placées, dans Tordre naturel, avant la technologie j mais je vis bientôt , en y réfléchissant , qu'il n'en était pas ainsi. En effet, on peut comprendre

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tous les procédés relatifs aux arts qui transforment les substances qu'on trouve dans le commerce , sans s'inquiéter des moyens par lesquels ou se les procure , au lieu que c'est la technologie qui fournit à celui qui a des mines à exploiter, tous les instrumens , machines et appareils qui lui sont nécessaires , et dont on ne peut bien comprendre l'usage que quand on a acquis une connaissance suffisante des procédés des arts. Celui qui cultive les végétaux, qui nourrit les animaux, n'a pas besoin de cette connaissance 5 et, d'après ce qui a été dit au commencement de cet ouvrage , cette seule raison suffit pour placer la technologie avant les sciences où l'on étudie les moyens de se procurer les substances de tout genre qu'elle emploie. Or, suivant que ces substances sont minérales , végétales ou animales , les procédés pour les obtenir sont différens , et doivent, par conséquent, être l'objet de sciences différentes; tandis que la même divsion ne saurait avoir lieu dans la technologie, parce que les procédés qu'elle emploie n'offrent aucune différence essentielle , quelle que soit l'origine des substances qu'elle transforme , et parce qu'elle en réunit souvent dans un même ouvrage, qui proviennent de ces différentes origines, comme lorsque le layelier emploie fer, bois et peaux pour la fabrication d'une malle.

b. Classification.

Ces quatre sciences du premier ordre embrassent

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Tensemble des connaissances que nous pouvons avoir relalîvement à leur objet général indiqué plus haut. J'en formerai donc un embrancliement auquel je donnerai le nom de SCIENCES PHYSIQUES, et qui se divisera en deux sous-embranchemens comprenant, le premier, la physique générale et la technologie , sous le nom commun de sciences physiques PROPREMENT DITES*, et Ic sccoud , la géologic et Torvctotechnie , sous celui de sciences géologiques. Les motifs de celte subdivision des sciences physiques sont trop évidens pour avoir besoin d'être expliqués.

Le tableau suivant rendra sensible cette classification :

Embranchement. I Soiis-embranchemens . 1 Sciences du i" ordre.

I SoJis-embranchemens. I

{Physique générale.

Techn

Physiques pbofeiki, ditks

inologie SCIENC. PHYSIQUES. ;

( Géologie

GiOLOClQUïS

Oryclotechnie

Observations. Ici se présente la même remarque que nous avons faite au sujet des quatre sciences du premier ordre , comprises dans l'embranchement des sciences mathématiques. Toutes les recherches du physicien étant fondées sur l'obserTation immédiate des faits , et celle-ci étant constamment la pierre de touche de la vérité des formules qu'il déduit , soit de l'expérience, soit des hypothèses qu'il fait sur la nature des forces des atomes, il est facile d^ reconnaître dans cette science le point de vue autoptique de l'embranchement auquel elle appartient. La technologie a pour but de découvrir Tutilité que nous pouvons retirer de» corps , et les moyens que nous devons employer pour

les approprier à nos bescios; ce sont là autant de problèmes qui constituent le point de vue cryptoristique des sciences physiques. La géologie détermine et compare les changemens qu'éprouvent, en divers lieux et en divers temps , soit les propriétés et les phénomènes que présentent les corps , soit leur disposition à la surface et dans le sein de la terre ; c'est bien là le point de vue troponomique. Enfin , c'est à l'oryctotechnie qu'il appartient d'aller chercher dans le sein de la terre les substances qui y sont cachées, de découvrir les moyens auxquels nous devons recourir pour les en retirer, et de surmonter tous les obstacles que la nature oppose à leur extraction ; point de vue cryptologique relativement à l'objet générai des sciences dont se compose l'embranchement dont il est ici question.

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