‹ Essai sur la philosophie des sciences;Chapitre 44 sur 70 · rOGNOSIB · texte numérisé non relu

rOGNOSIB

l The'odice'e.

Observa Tio's. Il résulte de ce que nous avons dit jusqu'ici sur le point de vue autoptique, que si dans les sciences cosmologiques il réunit tout ce qui nous est immédiatement connu par l'évidence mathématique ou par l'observation extérieure, que cette observation soit faite par nous-mêmes ou par autrui, il faut , pour connaître les faits dont se compose le même point de vue dans les sciences noologiques , avoir recours à cette vue intérieure appelée par Loke réflexion, et désignée aujourd'hui sous le nom bien plus conyenable de conscience, quand il s'agitde notre propre pensée ; et au témoignage des autres hommes, lorsqu'il est question soit de la leur, soit de tout ce qui est relatif à la formation et au développement des sociétés humaines. Or, c'est par la conscience de notre propre pensée , ou par ce que les autres hommes nous apprennent de ce qu'ils pensent eux-mêmes , que nous connaissons immédiatement les diverses manières dont l'esprit humain conçoit les substances. L'ontothétique, qui a pour objet de décrire ces diverses manières sans les comparer ni les juger, présente donc le point de vue autoptique de l'ontologie. Les recherches relatives à l'existence de l'intelligence suprême , qui nous est révélée par le spectacle de ses ouvrages et par la nécessité qu'il y ait une cause à tout ce qui est fini, variable, susceptible de commencement et de fin , offre évidemment le point de vue cryptoristique de la même science dans la théologie naturelle. Quant à l'hyparctologie où il est question d'établir les lois de l'action réciproque de l'âme et du corps , la distinction de la substance matérielle et de la substance immatérielle , et les

Page 1