partie de cette science où Ion s'oecûpe des mouvcmens réels
11 est inutile que j'entre ici dans de plus amples développemeus sur ce sujet; que je dise qu'un traité de physique générale élémentaire , destiné à Tenseignement , doit contenir d'abord lâ physique expérimentale, et ensuite la chimie, tandis que dans un ouvrage complet sur la même science, fait pour être consulté au besoin par ceux qui en font l'objet de leurs travaux , il pourrait entrer dans le plan de l'auteur de confondre les deux sciences dn troisième ordre dont elle se compose , en réunissant à l'article de chaque corps l'exposition de ses propriétés physiques, de sa forme primitive , quand il est susceptible de cristalliser , du nombre et de la proportion de ses élémens , etc. Dans un tel ouvrage, par exemple, les propriétés électriques de la tourmaline , que personne ne peut songer à ne pas - corn* prendre dans la physique expérimentale, seraient réuuies à là détermination de la manière dentelle cristallise et de sa composition chimique. Un ouvrage fait sur ce plan n'appartiendrait ni à la physique expérimentale, ni à la chimie , mais bien à la science du second ordre que j'ai nommée physique générale élémentaire. Ne serait-ce pas parce qu'on sentait le besoin d'avoir un mot pour désigner l'ensemble de cette science , qu'on a récemment imaginé, contre 1 etymologiè et l'usage universellement adopté jusqu'alors , de donner au mot chimie une
telle extension qu'on y comprit, tout ce qui est dù ressort de la physique générale élémentaire , ainsi que je l'ai remarqué * pages a 06 et 207.
Il me reste maintenant à expliquer ce que j' a? cru devoir ajouter aux tableaux partiels répandus* dans tout cet ouvrage, lorsque je les ai réunis étt un tableau généra] > pour rendre ce dernier plus Utile, et en faciliter l'intelligence.
D'abord, j ai cru devoir assigner à tous les grotH pes de vérités qui y sont énumérés et dénommés,' des signes consistant dans une lettre, dans un nombre, ou dans la réunion, soit d'une lettre avec Un nombre , soit de deux lettres , de manière à ce que ces signes fussent de même nature ou de nature différente, suivant quë les groupes correspondais étaient de même ordre ou ; d' ordres diflerens, et à ce qu'ils Indiquassent, én même temps, la place qu'occupe chaque groupe, tant dans la classification de toutes nos connaissances, que dans les groupes plus étendus où ils se trou* vent compris» Voici comment je m'y suis pris pour atteindre ce but. : f . •»
J'ai désigné les quatre isous-règnes parles quatre premières majuscules A, B, C, D, les huit embran» chemens par les chiures romains de l à VIII, et les sous-erabranchemens par les seize premières lettres* de l'alphabet romain. Jusque-là , l'esprit est assez familiarisé avec le numéro d'ordre de chaque lettre dans l'alphabet , pour qu'on voie sur^champ
que, par exemple,, l'embranchement VI est- le second des deux embranchemens du sous - règne C, et que le sous-embranc^ement 1 est le premier des deux sous- embranchemens compris dans l' embranchement VI , et le troisième des sous - embranchemens compris dans le sous-règne C. Mais si j'avais continué à n'employer ainsi qu'un seul signe , pour désigner les sciences de diflërens ordres , il serait devenu à peu près impossible, yu la, multiplicité des divisions, de reconnaître facilement les rap-r ports, semblables qui existent entre des groupes d'un ordre inférieur , soit les uns à l'égard des autres. , soi}, relativement aux groupes plus étendus dans, lesquels ils sont compris. C'est ce qui m'a déterminé à attribuer à chaque science des signes formés par la réunion, d'une des quatres lettres A, B, C, D, de l'alphabet majuscule , avec un nombre ou une lettre, italique. Cette notation m'a été suggérée par la distinction essentielle , expliquée pages i*8, 129 , qui se trouve entre les quatre '. sous -règnes, et qui est si naturelle et si frappante , qu'une fois qu'elle a été saisie , elle ne peut plus sortir de la mémoire. Alors , je n'ai plus eu qu'à marquer la, place de chaque science du premier ou du second ordre dans le sous-règne auquel elle appartient, de la même manière que j'avais exprimé- la place que chaque embrancher ment ou chaque sons-embranchement occupe dans l'ensemble de nos connaissances, avec cette seule
différence <Jeme servir de chiffres arabes , au lieu de chiffres romains , et de lettres italiques au lieu de lettres eu sorte que le chiffre V désignant
le cinquième embranchement de cet ensemble , et la lettre h le huitième sous-embranchement , B 5 indiquât la cinquième science du premier ordre du qecond sous-règne r et B h , )a huitième science du second ordre du même sous-règue.
Restait à trouver, pour les sciences du troisième ordre , une notatipn qui fît connaître à la fois , et le sous-règne , et la science du premier ordre dont elle faisait partie. Ppur cela , je remarquai que, puisqu'il ne se trpuyait jamais plus de huit sciences du premier ordre dans un même sous-règne , les nombres qu'il fallait joindre aux lettres A, B, C, D, pou» désigner ces sciences , n'étaient jamais formés que d'un seul chiure ; et je pensai qu'on aurait une notation commode pour exprimer les sciences du troisième ordre , en écrivant , à la suite des mêmes let-, très, non plus un nombre d'un seul chiffre , mais un nombre qui en contiendrait deux , celui des di-r zaines marquant le r$ng qu'occupe la sçience du premier ordre, à laquelle appartient celle du troisième qu'il s'agit de désigner, dans le sous-règne, qui les comprend toutes deux , et le chiffre des unités, le rang de la science du troisième ordre dans celle du premier; en sorte que C 5a exprimât , par exemple , la seconde des quatre sciences du troi-n ijjèn^e ordre comprises dans la cinquième science,
du premier appartenant au troisième sons - règne. Quant à la division de toutes nos connaissances en deux règnes , pour laquelle il est moins important d avoir des signes caractéristique*, j'ai pensé que je pouvais me borner à indiquer le premier par un astérisque *, et le second par deux
Indépendamment de ces signes , j'ai ajouté à mon tableau des vers latins par lesquels, conformément à un vieil usage , trop abandonné peut-être aujourd'hui , j'ai cherché à exprimer et à graver ainsi plus facilement dans la mémoire, les objets auxquels se rapportent les vérités comprises dans chacune des divisions de ma classification. Pour marquer la correspondance de ces Vers avec les sciences auxquelles ils se rapportent, j'ai fait usage des signes dont je viens de parler.
Les vers compris sous le titre de Proœmium, expliquent le premier tableau , vis-à-vis duquel ils se trouvent placés. Le premier de chaque colonne indique la division de toutes les connaissances humaines en sciences cosmologiques , ut Mùndum noscas , et en sciences noologiques, ad menteSt referas, et la subdivision de chaque règne en deux sousrègnes ; c'est d'un côté , moles* et <uita* notandœ, les sciences cosmologiques proprement dites , et les sciences physiologiques^ de l'autre, qudb menti? aut gentibiis* insunt, les sciences noologiques proprement dites et les sciences socialès. Les vers suivans exposent la division de chaque sous-règne en deux
embranchemens . Mensura et motus' , voilà les mathématiques ; mox corpora" , les sciences physiques, etc.
Dans les proie go mena , j'ai exposé la subdivision des huit embranchemens , chacun en quatre sciences du premier ordre , telle qu'on la voit dans Je deuxième tableau ; le lecteur reconnaîtra aisément lWithmologîe, la géométrie, la mécanique et Turanologie , dans le vers ,
Jam numéros « , spatium » , tires 3 et aidera 4 noria ;
et ainsi des autres.
Vient enfin le synopsis , que j ai aiusi nommé , parce qu'il offre , sous un même coup d'œil , les dernières divisions de ma classification. Il explique le troisième tableau. Les vers dont il est composé expriment la division de chaque science du premier ordre en sciences du troisième. Ici, les lettres A, B , C , D , rappellent toujours les sous-règnes des deux précédens tableaux, et le chiffre unique qui est en avant des vers , les diverses sciences du premier ordre, comme on les a vues dans le deuxième tableau. Mais il faut remarquer l'artifice des nombres placés comme des exposans à la suite de chaque développement, et toujours composés de deux chiffres. Le premier de ces deux chiffres, celui des dizaines , apprend à quelle science du premier ordre appartient la science du troisième , qui se trouve développée dans la phrase ou partie de phrase
qu'il accompagne ; ainsi , par exemple , dans le quinzième vers de la deuxième colonne :
5 Jam verborum usus 5> etc. ,
le chiffre 5 annonce qu'il s agit de la cinquième science du premier ordre du sous- règne C; c'està-dire , de la glossologie , et le chiffre 1 désigne la première science du troisième ordre de cette science du premier ; c'est donc la lexiographie qui est développée dans le commencement du vers, comme la lexiognosie dans la fin du même vers qu'accompagne le nombre 5* :
Et verbis qu» sit origo , étc:
Ces vers offrent encore un moyen facile de trouver la place qu'occupe dans ma classification une quelconque des sciences qu'elle renferme , et de reconnaître , tout en faisant cette recherche , quelles sont les divisions d'ordre supérieur dont elle fait partie* Soit, par exemple, la Critique littéraire : on se demande d'abord si elle appartient aux sciences relatives ad MUNDUM , ou ad MENTE M ; on voit assez que c est aux dernières, et alors comme te mot mentem porte le signe* , on va au tableau , où l'on voit qu'il désigne le règne des sciences noologiques. On
lit ensuite le premier vers Je la seconde colonne du
Ad ME5TEK ** referas quae menti « att gentibns B 5n»unt* . qui Udicfue lé partage de ces sciences en deux sous-
règnes» Goinjne la Critique littéraire « 'a rien de commun avec les sciences concernait les nations , on voit qu'elle se rapporte au sous-règne C -, le premier tableau apprend que c'est celui des sciences noologiques proprement dites -, et la lettre C renvoie au vers suivant :