‹ Essai sur la philosophie des sciences, ou, Exposition analytique d'une classification naturelle de toutes les connaissances humaines (volume 3)Chapitre 28 sur 42 · ZOOLOGIE · texte numérisé non relu

ZOOLOGIE

^Zoologie éeémentaire .

ZOOGNOSIE.

Zoographie.

Anatomie animale* Zoonomie.

Physiologie animale.

Observations. Le lecteur a sans doute reconnu ici une nouvelle application des quatre points de vue qui se sont déjà présentés tant de lois , et il n’a pu méconnaître le point de vue autoptique dans la zoographie ; le point de vue cryptoristique dans l'anatomie animale; le troponomique (1) dans la zoonomie, et le cryptologique dans la physiologie animale, où en étudiant la formation et les fonctions des organes, on s'occupe parla même de ce qu’on peut appeler les causes de la vie.

(1) Il est presque inutile de remarquer que ce ne sont pas des comparaisons quelconques , mais seulement celles qui ont pour objet d'établir des lois générales , des classifications naturelles , ou des règles pour déterminer dans chaque cas les méthodes qu’il convient d'employer, qu’on doit considérer comme constituant le point de vue troponomique ; en sorte que quand après avoir décrit dans le plus grand détail , soit pour les caractères extérieurs, soit pour les organes internes , un animal comme le type d'un embranchement , cl’une classe , d’un genre , on se borne , au lieu de décrire les autres de la même manière , à en signaler les différences a\ec le premier, on ne fuit que de lu zoographie ou Je. i’uiulomic animale , et non de lu zoononuc.

ni) -

§ IV

Sciences du troisième ordre relatives à l’utilité ou à l'agrément que nous relirons des animaux aux travaux et aux soins par lesquels ne nous procurons les matières premières tirées du règne animal.

La zoologie nous ayant fait connaître les animaux en eux-mêmes , il nous reste à les étudier sous le rapport des avantages qu’ils peuvent procurer à l’homme.

a. Énumération et définitions.

i . Zoochrésie. La première science qui se présente ici a pour but dé faire connaître , d’une part, les procédés par lesquels on obtient , on nourrit , on rend propres aux différens services que nous pouvons en retirer, les animaux qui nous sont soumis ; de l’autre , ceux par lesquels nous nous procurons les espèces sauvages qui peuplent la terre , les fleuves ouïes mers. Ainsi, la nourriture des troupeaux et des animaux domestiques de toute espèce , jusqu’aux oiseaux dont le chant nous récrée; l’éducation des abeilles et des vers à soie, la chasse et la pêche , la pi'éparation des matières animales pour les amener à l’état où elles sont livrées au commerce et à 1 industrie , et les moyens de les conserver jusqu’à cette époque , sont également compris dans cette science que j’appelle zoochrésie , de y.füo-n , usage , action de se servir.

2. Zoorisliq ue. Une seconde science du troisième ordre relative au même objet, comprend tout ce qui se rapporte à la détermination des profits et des pertes qui peuvent résulter d'une spéculation sur les animaux, soit réalisée , soit simplement projetée, comme d’un troupeau, d’un liaras , d’un rucher, d'une magnanière, d’un étang, de l’affrètement d'un navire pour la pêche de la morue ou de la baleine, etc. De même que l’évaluation d’un champ qu on se proposait de louer ou d’acheterfaisaitpartie de la cerdoristique agricole, de même la détermination de la valeur des animaux qu’on est dans le cas d’acheter pour quelque usage que ce soit , et , par conséquent, les signes auxquels on reconnaît leur âge , leurs forces , leurs défauts , etc. , appartient à la science pour laquelle j’ai fait le nom de Zoorislique.

3. OEcionomie. Pour compléter nos connaissances relatives aux procédés d’éducation des animaux, de préparation et de conservation des substances qu’ils nous fournissent, procédés qui souvent sont si différens selon les temps et les lieux, il faut comparer ces divers procédés , dans la vue de choisir les meilleurs; c’est ce qui peut se faire de deux manières : l’une, purement expérimentale , consiste à partir des résultats obtenus , et à déduire de cette comparaison des règles d’après lesquelles on puisse se diriger dans le choix de ceux qui offrent le plus d’avantages. J’ai donné à celte science le nom d 'ce~

— II7

cionomie , du grec oUtils, domestique , que j’entends ici des animaux, et dont je me suis servi, parce que, hors le cas d’une volière ou d’une ménagerie , il n’y a guères que les animaux domestiques qui puissent être l’objet des comparaisons et des améliorations dont elle s’occupe.

4- Thre/jsiologie. L’autre manière de comparer les divers procédés , pour choisir les meilleurs , consiste à en prévoir les résultats sans en faire l’essai , en étudiant les causes des phénomènes physiologiques qui ont lieu dans l’organisation des animaux , suivant les manières diverses dont on les nourrit et dont on les soigne. Outre les avantages d’une marche qui dispense d’une multitude d’essais infructueux, on y trouve celui d’être conduit, par la théorie, à la découverte de nouveaux procédés ou de nouvelles combinaisons des procédés connus. Les effets généraux de toutes les circonstances qui influent sur la nutrition des animaux, telles que la diversité des alimens solides ou liquides, la température, le degré d’humidité des lieux où ils vivent, les effets de la castration, etc., sont les principaux objets de cette science , à laquelle j’ai donné le nom de threpsiologie , formé de 6pe'4"f > action de nourrir , d'élever.

b. Classification.

Ces quatre sciences renferment toutes les connaissances relatives à leur objet spécial indiqué plus

haut, et composant une science du premier ordre, que je nomme ZOOTECHNIE. La zoochrésie réunie à la zooristique , sous le nom de zootechnie élémentaire , en seront le premier degré ; et le second, la zootechnie comparée, se compose de l’œcionomie et de la threpsiologie.

Voici le tableau de ces sciences.

Scitnoe du ordre. ( Science» du 20 ordre. I Sciences du 3« ordre-

Page 1