‹ Essai sur la philosophie des sciences, ou, Exposition analytique d'une classification naturelle de toutes les connaissances humaines (volume 3)Chapitre 34 sur 42 · TI · texte numérisé non relu

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Sciences du troisième ordre relatives à l'application des vérités dont se compose la physique médicale , à la conservation de la vie et de l'état normal des fonctions organiques auquel on a donné le nom de santé.

11 ne suflit pas d’avoir étudié en eux-mêmes les divers moyens d’agir sur l’organisation , et de connaître en général les effets , soit utiles , soit nuisibles , produits par l'emploi de ces moyens, il faut savoir quel est, dans les diverses circonstances qui peuvent se présenter, l’usage que doivent en faire les hommes , soit pour eux , soit pour les animaux qu’il leur importe de conserver; et d’abord nous les employons dans deux buts tout à fait differens, suivant que nous nous proposons de conserver la santé d’individus actuellement bien portans, ou de rétablir celle d’individus malades. Dans le premier cas . le seul dont il sera question dans ce paragraphe, on doit surtout recourir aux moyens qu’étudient la diététique et la phrénygiétique ; dans le second , ces deux sortes de moyens doiventencore êtreemployés, mais il faut presque toujours y joindre ceux que décrit la traumatologie et la pharmaceutique. De plus , leur application à la conservation delà santé ne saurait être la même pour les différons individus ; elle dépend entièrement des diverses modl-

fications de l’organisme , auxquelles on a donné le nom de tempéramens , des différences qu’établissent entre eux Page , le sexe , l’état où ils se trouvent, la diversité des races et une foule d’autres circonstances. Les mêmes exercices , les mêmes régimes que beaucoup d hommes peuvent supporter sans aucun inconvénient, peuvent être très-nuisibl es pour d’autres ; et ceux qui peuvent seuls conserver la santé de certains individus , ne sont plus pour d’autres d’aucun avantage. L’étude de ces dif— fé renees est donc indispensable pour pouvoir déterminer l’emploi des moyens auxquels il convient de recourir pour la conservation de la santé. S’il s’agit d’individus malades, cette même étude est encore nécessaire; mais il faut y joindre celle de toutes les maladies dont ils peuvent être affectés, celle des moyens généraux qui doivent être employés dans le traitement de chacune de ces maladies, la connaissance des signes auxquels on les reconnaît et du traitement qui convient à chaque malade; delà les sciences dont nous nous occuperons dans les deux paragraphes suivans. Passons a l’examen des sciences dont nous devons traiter dans celui-ci.

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