XI IX
5°. J’ai egalement conservé th, ch dans les mots, qui, en grec, s’écrivent par 0 , ^ ; si ce n’est dans mécanique , où l’usage a depuis longtemps proscrit Y h ;
6°. Dans les noms en iç , gén. ew? , et 10; dans le dialecte ionien, l’euplionie m’a fait préférer ce dernier, comme j’y étais autorisé par l’exemple dumot physiologie , universellement adopté et formé du génitif ionien quo-ioç, et non du génitif ordinaire tpùo-eaç ; mais dans les noms neutres en eç, de la même déclinaison , j’ai suivi l’analogie des composés grecs, tels que Tê/^oXêT»ç , Ttu%o<popoç , où toc, contracté en aç a été tantôt élidé, tantôt changé en 0. On sait que cette substitution, dans la formation des mots composés, de la lettre 0, élidée ou contractée devant une voyelle, au lieu de la dernière syllabe des génitifs terminés par ç, est de règle générale dans la langue grecque; c’est ainsi qu’on y a formé les mots Tt%voAoyta. , Tt^vap^îM , ^e/po/xavTêiot , , etc.
On ne sera pas surpris de ce que je suis entré dans les détails précédens , si on fait attention que la nomenclature est une partie essentielle de toute classification. Je crois qu’on ne le sera pas non plus, en lisant cet ouvrage , des discussions qu’on y trouvera fréquemment sur la place que doivent occu-
per* , dans la classification naturelle des sciences , les vérités et groupes de vérités qui pourraient, à cet égard, présenter quelque difficulté. Ces discussions font une partie essentielle de la science même qui a pour objet de déterminer tout ce qui est relatif à cette classification; et je crois qu’il aurait été extrêmement avantageux pour les progrès des sciences naturelles , que tous ceux qui ont proposé , soit des classifications fondées sur la nature réelle des êtres, soit des cliangemens aux classifications existantes , eussent exposé avec le même soin les motifs qui les avaient portés à adopter ces nouvelles classifications , ou à faire ces changemens aux classifications admises , au lieu d’énoncer seulement , comme on l’a fait trop souvent , les résultats d’un travail dont on négligeait de faire connaître les détails.