‹ Essai sur la philosophie socialeChapitre 2 sur 6 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

L'homme a perdu la foi en lui-même ; mais il la retrouvera, et avec elle les grands élans, les volontés opiniâtres et fortes, Ténergie que donne la certitude du but. Formes passagères de l'humanité, les sociétés doivent périr ; quand le manteau est usé il tombe; alors, sous une forme plus belle, radieuse d'avenir et de vérité, l'humanité apparaît à ceux qui, la croyant perdue à jamais, l'avaient lâchement reniée.

Laissons donc les morts enterrer leurs morts, et saluons avec espoir cette aube nouvelle qui se lève, gage d'un nouveau jour !

Les grandes époques le furent parce qu'elles ont cru au progrès, c'est-à-dire à l'homme et à ses destinées. Nous y croyons, et c'est pourquoi nous avons pris la plume. Puisse notre conviction ranimer chez quelques-uns le brasier qui menace de s'éteindre dans tant de nobles cœurs, et décider des voix plus éloquentes que la nôtre , plus écoutées et plus dignes de l'être, à stimuler l'œuvre sainte de la civilisation!

Page 1