DKS OS DU TRONC
égal à celui des vertèbres; enfin, comme les arliculalions écallleuses de la peau correspondent toujours avec les cotes, qui en sont les leviers , il en résulte encore que le nondjre des plaques du dessous des serpens doit être le même que celui des côtes ou des vertèbres. Chacun sait ([ue ce nombre varie non seulement selon les espèces, mais aussi selon les individus, de sorte qu'il existe souvent, dans divers individus de la même espèce, une différence de 3o ou 50 vertèbres de plus ou de moins. Le nombre des vertèbres du tronc, et par conséquent aussi le nombre des côtes, n'excède que rarement 3oo, et ne se trouve jamais au dessous de ioo;les vertèbres de la queue au contraire sont quelquefois réduites à 5, tandis qu on en compte chez d'autres serpens de i5o à 200.
La conformation des vertèbres varie également dans les différentes espèces , quoique toutes soient modelées sur le même type. On y distingue toujours une partie centrale, le corps , qui est armé d'apophyses plus ou moins développées et plus ou moins nombreuses suivant la région du corps, ou selon les espèces. Le corps des vertèbres est le plus souvent ramassé ; mais chez la plupart des serpens d'arbre le diamètre longitudinal de cette partie excède de beaucoup son épaisseur, de sorte que les os du tronc sont, relativement à la taille de ces animaux , beaucoup moins nombreux que chez le reste des ophidiens. Les vertèbres jouent assez librement les unes sur les autres, au moyen d'articulations prononcées et plus nombreuses que dans la plupart des autres animaux. La jointure principale , celle qui se trouve presque perpendiculaire à l'axe de la vertèbre, se compose d'un condyle parfaitement spViérique, séparé du corps de la vertèbre par un étranglement en guise de col; ce condyle est reçu par la fossette creusée dans la partie antérieure <lu corps de la vertèbre suivante: il en résulte un mode d'articulation qui mériterait le nom d'enarthrose dans l'acception la plus étendue, si se§ mouvemens n étaient jias gênés par les