DES EXTRÉMITÉS
recherches en sont absolument dépourvus. Ces organes se trouvant développés à un degré supérieur chez les Boas , et la taille de ces animaux étant favorable à l'examen de parties aussi délicates , on a choisi le type des descriptions de ces organes parmi les espèces de ce genre. Ces vestiges d'extrémités postérieures consistent de chaque coté en nn assemblage de trois pièces osseuses principales, et de^deux petites pièces accessoires, attachées au point d'articulation du tibia et du tarse. L'os terminal, le seul qui paraît en dehors, est en forme d'ongle crochu et revêtu d'une peau dure et écailleuse. On découvre, au moyen d'une incision longitudinale faite dans les chairs au côté de l'anus, que la pièce intérieure, la plus développée de toutes, plus ou moins en S et comparable au tibia,se prolonge avec son bout libre jusque dans la cavité abdominale. La pièce moyenne au contraire, qui représente le tarse, est grosse, courte, un peu arquée et complètement cachée dans les chairs. Les muscles qui meuvent l'appareil que nous venons de décrire, sont d'une construction très simple ; les principaux sont un extenseur, avec son antagoniste, le fléchisseur: tous deux sont insérés près du bout supérieur du tibia et s'attachent à l'os du tarse: l'extenseur à la face antérieure près de l'ongle , le fléchisseur à une apophyse située au milieu de la face postérieure de cet os. Deux autres muscles moins développés, suspendus aux chairs et attachés aux deux petites pièces accessoires du tarse, produisent le mouvement latéral: l'adducteur, qui se dirige vers l'abdomen, est beaucoup plus petit que l'abducteur, dont les fibres se prolongent sur les côtés du dos. On voit chez les Boas,outre ces muscles,un second fléchisseur très petit, situé à la face interne du tibia et du tarse, et contribuant à la mobilité de l'articulation dont jouissent ces deux pièces. L'appareil,représentant les extrémités postérieures chezles autres serpens qui en sont pourvus est,quelques légères modifications exceptées, absolument modelé sur celui des Boas.