‹ Essai sur la physionomie des serpens (volume 2)Chapitre 9 sur 26 · DES MOUVEMENS · texte numérisé non relu

DES MOUVEMENS

On ignore justju à présent l'usage de ces vestiges d'extréniilés. Lenr pou de développement défend de supposer qu'ils puissent contribuer à la locomotion. On a avancé (ju'ils seraient d'utilité lors de la co[)ulation : opinion à lacjuelle on ne peut guère opposer le fait que les deux sexes en sont également pourvus. D'autres savans ont soutenu qu'ils servent pour s'accrocher plus fortement aux objets , qu'embrassent les circonvolutions de la queue ou du tronc; ce qui est peut-être de toutes les bypollièses la plus probable.

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Après avoir décrit les organes de locomotion, nous parlerons des divers mouvemens que les serpens sont à même d'exécuter. En repos parfait , ces reptiles aiment à rouler leur corps en spirale, en sorte que la tête seule, qui se Irouve au centre, s'élève un peu au-dessus des autres parties: ayant cependant la faculté de ployer leur corps flexible en mille sens divers, on en rencontre souvent de simplement étendus à terre ou à corps recourbé en contours sinueux. Pour produire le mouvement progressif, le serpent n'a qu'à dérouler son corps; en s'appuyant ensuite sur la queue, en repliant son corps en des sinuosités latérales successives, et en portant à terre les nombreux points de contact qu'offrent les extrémités antérieures des côtes, le reptile est poussé en avant et transporté avec une promptitude, égale aux efforts ou à la puissance des agens de la locomotion. Nous avons déjà observé ci-dessus, que tous les mouvemensprogressifs des ophidiens sont à-peu près exécutés de la même manière, et que ce n'est que la queue qui seconde la locomotion plus ou moins diversement, selon les modifications que sa conformation éprouve dans les

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