DU CERVEAU ET DES NERFS
La petitesse du cerveau des ophidiens devient particulièrement sensible lorsque, en choisissant des espèces où les organes de la manducation ont acquis nn grand développement , on compare le volume de cet organe à celui de la tête. En avant, les deux hémisphères se prolongent en se rétrécissant, dans le
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lobule olfactif, de sorleque cette partie est portée sur un assez long pédicule ; on observe à leur face postérieure les lobes optiques, assez grands et passant au dessous des hémisphères pour se diriger vers l'œil et former le nerf qui porte le même nom. Le cervelet, petit organe situé derrière les lobules optiques, est presque d une venue avec la moelle épinière , et n'offre qu'un renflement peu considérable (i). L'extrême délicatesse des nerfs de la tête rend 1 examen ^' ces parties assez difficile. Outre les nerfs olfactif, optique cl auditif, on distingue particulièrement le nerf de la cinquième paire qui envoie ses branches, de même que chez l'homme, à l'œil, à la mâchoire supérieure et à l'inférieure. Le grand nerf sympathique s'entrelace sur tant de points avec les nerfs vagues, qu'il est impossible de tracer avec certitude son origine.
Quant aux facultés intellectuelles, les ophidiens se trouvent évidennnent au même degré que les animaux des deux premiers ordres de la classe des reptiles. On a souvent exagéré la force de régénération dont les organes des ophidiens sont doués; mais il est peu probable qu'elle soit plus grande que chez les Sauriens ou les Chéloniens ; ce qui est certain, c'est que, lorsqu un membre tel que la queue a été mutilé, il ne se reproduit jamais.
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Les serpens n'ont pas l'odorat fin; aussi l'étendue de la membrane muqueuse du nez est-elle peu considérable, vu la
'ï^ Voir: Sy.^v^-es^ Jnat. comp. du cerveau, Allas PI ^^Jig. l'iGet 127; lii et i'33. fig. du cerveau du Naja liaje , de l'aspic et de la vipère fà raies parallèles?)