H REVUE SYiNOrnOLE
En (listrll)uant les serpens no n - v eni m e ux en fainill<*s, j'ai particulièrement eu en vue leur manière de vivre, (^es coupes, auxquelles il ne faut attacher aucune importance, sous le rapport de l'organisation, ont seulement été créées dans le but de faciliter la revue des espèces. J'ai établi six familles dans la grande division des serpens non venimeux.
La première famille comprend les Serpens fouisseurs ou le genre unique des Rouleaux: T ORTRIX. On peut leur assigner comme marques distinctives: un corps cylindrique, offrant presque sur toutes les parties du tronc les mêmes dimensions; une queue courte et conique; une tète petite, o])tuse, d'une venue avec le tronc et revêtue de plaques imparfaitement développées; de petits yeux ; des narines étroites; une gueule peu fendue; des caisses trèsramassés; des dents courtes et coniques; enfin, une certaine ressemblance dans l'ensemble des formes avec les Amphisbènes, les Typblops , etc. Les Rouleaux offrent souvent des crocliets à lanus; ils habitent les contrées chaudes des deux Mondes et se tiennent toujours à terre , où ils se creusent des boyaux. On n'en connaît que cinq espèces. — J'ai placé à la tète du genre , le t o r r r i x s c y t a i. e de Surinam , remarquable par son tronc effdé, filiforme et annelé de noir et de rouge; ses yeux sont placés au centre de la plaque oculaire; le tronçon de la queue est assez obtus; il atteint quelquefois jusqu'à 3 pieds; plaques 225 -j- 12. — La deuxième espèce, le tor- TRix RUFA vient de Java et de Célèbes où il forme une variété de climat reconnaissable à ses teintes foncées; plus ramassée que la précédente, elle offre un tronc d'un brun noirâtre irisé, orné de bandes transversales blanches qui deviennent d'un beau rouge sur la tête et sur la queue; elle a la queue très-courte et pointue; dimensions 2 pieds et demi, plaques ipS 4" 6. — L'île de Ceylan nourrit un Rouleau, le T^RTRix MACULAT A, Semblable sous beaucoup de rapports au précédent, mais qui s'en distingue, outre de petites
Jiflereiices tle forme, à sa couleur d'un brun jauuàlre, relevée par un dessin réticulairc noir; il ne dépasse guère un pied en longueur totale et offre environ 190 +- 6 plaques. — LE R Y X , quatrième espèce du genre Tortiix, liahlte les terrains sablonneux qui s'étendent depuis l'Egypte jusque dans flndoustan : elle a le tronçon de la queue ramassé et obtus; toutes les parties sont revêtues d'écaillés assez petites; le museau est coupé obliquement au bout; l'œil offre une prunelle perpendiculairement alongée; elle atteint jusqu'à 2 pieds et demi, et présente 195 -h 20 plaques. Aux Indes, cette espèce forme probablement plusieurs variétés constantes, mais dont on n'a pas encore bien étudié les traits distinctifs. — Très voisin de l'Eryx est le pseudo-eryx, origfinaire de la Nouvelle Hollande: il se distino^ue de celui-là par une queue plus longue et prenante, par un corps plus gros et plus comprimé, par des lames abdominales et frontales plus développées, enfin par le nombre des plaques qui est de 200 +60. — La sixième espèce, le xéno peltis, offre un tronc moins cvlindrique que les précédentes, sa queue est plus développée et conique, il est dépourvu de crochets à l'anus, et les plaques de la tète se rapprochent de la forme normale; un beau bleu noir fortement irisé réfléchit de toute la surface de l'épiderme polie ; la tête est blanche dans les jeunes ; taille 2 pieds; plaques 1754-28. Patrie: les îles de Java, Sumatra et Célèbes. — Vient enfin Ictortrix boa, espèce rare, découverte à la Nouvelle Irlande: elle a à-peu-près les formes générales du Xénopeltis, mais ses lèvres sont creusées de fossettes comme dans les Boas, et le corps est entouré d'anneaux alternes de noir et de blanc; on lui compte 200 + 44 plaqwes.
La deuxième famille des ophidiens non-venimeux est celle des Serpens lombrics: elle est composée du genre unique GALAMARIA. Ce sont de petits serpens terrestres ^r dont le corps, presque constamment cvlindrique en forme de
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ficelle, est leiniiné par une queue le plus souvent courte et conique. La tête est, dans la plupait, d'une venue avec le ti'onc , et revêtue de plaques dont celles du museau sont ordinairement moins nombreuses que dans les serpens des genres suivans. Les Calamars offrent très iréquennncnt des teintes irisées, et le rouge domine quelquefois sur les parties inférieures. Les plaques du dessous sont rarement nombreuses. Ils habitent les climats chauds ou voisins des tropiques, et se trouvent dans Tun et l'autre monde. -- Une des espèces les plus remarquables est le c a l. l u im b r i g o i d e a , très rare dans les îles de Java et de Célèbes. Son corps, long de plusieurs pieds , est partout de la grosseur d une tuyau de plume de cygne; la queue est courte, conique et olfre i6 à 23 lames divisées. Il n'existe qu'une paire de frontales, (|ui tiennent en même temps lieu des frênaies; et on lui voit seulement deux oculaires. Dessus d'un bleu noirâtre , dessous bleuâtre avec des taches noirâtres et une raie jaune le long des Uancs. Ecailles lisses , carrées et disposées sur i3 rangées. PI. abd. 190 à 217. — Une autre esjDècc de 1 île de Java, le cal. LiNNAEi, ressemble à la ])iécédente par les formes et la disposition des plaques de la tête et des écailles du tronc; inaisi son corps beaucoup nu)ins effilé ne dépasse guère un pied en longueur. Les teintes ne sont pas moins sujette^ à varier que la longueur de la queue. Le dessous est le plus souvent d'un rouge vermillon , orné de larges taches carrées noires. Plaques 130 + 90 à 160 + 20. — Le c \ l. orbig- NYi du Chile paraît représenter dans le nouveau monde le Cal. lombric, dont il offre les formes et le port; mais son cou est entouré de i5 rangées d'écailles et toutes ses parties sont plus minces. Sur le dessus d'un rouge de brique ardent, les parties inférieures sont couleur de nacre. Le sommet de la tête, une tache sur la nuque, et une bande sur la queue, 4'un noir foncé 264 -h 3o. — L'Amérique du Nord produit le CAL. AMOENÀ qui répond par sa taille, et sa slucture
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au Cal. Liiinaei des Indes orientales; ses formes sont cependant plus menues, et les bandes abdominales ainsi que les plaques nasales un peu plus larges. Dessus brun luisant, dessous rouge. Nombre moyen des plaques lao + 3o. — Les espèces suivantes s'éloignent plus ou moins des quatre précédentes qui forment les types du genre. Le cal. d i a- DEMA, le seul connu de la Nouvelle Hollande, offre cependant tout-à-fail le port et les formes des espèces types ; mais on lui voit deux paires de plaques frontales. Il est d'un brun pâle jaunâtre, plus clair en dessous , avec une tache tranversale et blanche sur locciput. 1^70 -h 45. i3 Rangées d'écaillés. — Les îles de Java et d'Amboine nourrissent un Calamar, cal, BRACHYOREiios, qui présente le même nombre des plaques de la tête que le précédent, mais qui joint à une taille plus forte que les espèces types, un corps plus gros et aminci vers les bouts, et une tête assez conique. D'un brun terne uniforme, passant au jaunâtre sur le dessous , cette espèce a le corps entouré de 17 rangées d'écaillés. i38 + i3 à 180 -j- 38 plaques. — Le CAL. B ADi de Cayenne, tout en présentant des formes moins vigoureuses et une taille moindre, a le port du précédent; cependant sa queue est plus effilée, la tête plus obtuse, les yeux sont plus volumineux, et il existe de chaque côté une petite plaque frênaie. Nuancée de brun et de jaune d'ocre, cette espèce offre une disposition des teintes assez variable d'un individu à l'autre. 17 R. décailles; plaques i5o H- 20 à 1 84 -h 44- — Le CALA M. ARCTiVENTRis vicnt du Cap , et ressemble par ses formes à une petite Couleuvre; la tête et les plaques dont elle est revêtue sont plus développées que d'ordinaire ; le corps est assez gros pour la taille de l'animal^ et la queue pointue. Son ventre fortement anguleux et ses teintes servent à distinguer cette espèce des autres. Dessus brunchàtain, dessous jaune; flancs bleu-grisâtre , moucheté de points noirs serrés. i3o -f- 3o; i5 rang, d'écaillés. — Les deux Amériques produisent un Calamar, c. m e lanocephala, dont les
formes rappelciit celles des Elaps: il a le corps d'égale grosseur ; la queue est plus efdlée que dans les précédens , la tète Iroiiquée au bout et à peine distincte du cou. Le système de coloration offre de bons traits distinctits: dessous jaunâtre; dessus brun pale avec trois raies longitudinales noires; tète ornée de taches noires. i55 -h 60, i5 rangées d'écaillés. — Ressemblant au précédent , le cala m. punctata, originaire des parties méridionales de l'Amérique du Nord, s'en éloigne par un corps moins cylindrique, une tète plus distincte du cou, des écailles plus petites et un système de coloration divers. Le dessus est brun gris foncé avec un collier l)lanc; desous blanc-jaunàtre. Une suite de points noirs sétend sur la ligne médiane de t'abdomen. iT) Rangées d'écaillés. Plaques: 1^0 + 5o. — La onzième espèce du genre est très jemarquable parce qu'elle offre dans l'ordre entier le seul exemple d'un serpent dépourvu de dents palatines; c'est le cal. oligodon, analogue d ailleurs, par les formes et le port, aux autres Calamars. Sa tète est cependant un peu grosse, obtuse et enflée aux joues. L'espèce est aussi très reconnaissable à ses teintes: les parties inférieures sont, comme dans le Calam. de Linné, d'un rouge vermillon orné de taches carrées ; le dessus est d'un brun foncé avec de larges taches blanchâtres distribuées à de distances régidières sur le dos; on voit, sur la tête, plusieurs bandes noires. Ce Calamar est rare à l'île de Java et forme, à Sumatra, à Ceylan et aux îles Philippines , de jolies variétés de climat distinguées par la distribution des teintes; les taches abdominales sont réduites dans les deux dernières variétés à des points disposés sur trois rangs ; la variété de Sumatra a des taches dorsales, ovales, larges et serrées. i45 -\- 35; ly Rangées d'écaillés. — Le cal. scytale, des îles Philippines et de Ceylan , caractérisé par la présence d'une plaque frontale antérieure impaire, ainsi que par sa queue munie en dessous de plaques simples, se rapproche , par ses formes , du Calamar brun. Dessus brunâtre, passant sur le dessous ,
au jaune d'ocre sale; trois taches foncées sur l'occiput; autant de raies composées de points foncées sur le dos et les flancs. i4o -h 3o; ly rang, d'écailies. — Les parties méridionales des États-Unis de l'Amérique du Nord nourrissent un petit Calamar, CAL. STRiATULA, cjui habite également rîle de Martinique. 11 se reconnaît à sa tête conique revêtue de lames semblables à celles des Couleuvres, à l'exception des frênaies qui manquent; puis à ses yeux volumineux , à une queue assez pointue^ et aux écailles lancéolées qui sont toutes surmontées par une forte carène. Dessus brun-pâle ou grisâtre , dessous jaunâtre. Plaques: 120 j 35; i5 à 17 rangées d'écaillés. — Le c AL. E L A p o I D E s , dc Java, offre des écailles lancéolées et carénées comme le précédent; mais il parvient à des dimensions plus fortes , ses yeux sont plus petits , tandis que les narines sont assez ouvertes; la tête présente une forme diverse et la queue est plus effilée; les teintes enfin, qui sont des plus brillantes , le distinguent de toutes les autres espèces. Dessus rouge carmin ; dessous bleu d'azur pâle; i5o + 70; i5 rangées d'écaillés. — Le c a l a m. b l u m 1 i , espèce anomale de l'Amérique méridionale se rapproche à la fois des Tortrix et de certains Homalopsis. D'une taille plus forte qu'aucune autre espèce , elle offre cependant un tronc cylindrique et une queue conique et vigoureuse. Sa tête est déprimée, obtuse; les yeux sont très petits, et on voit une dent très longue à l'extrémité postérieure du maxillaire; 6 plaques labiales, 2 oculaires et a frontales; occipitales alongées. Dessus brun , marbré de points foncés, et relevé par trois raies effacées. Dessous et demi-coliier jaunâtres. 180 -h 35;i5 rangées d'écaillés. — On vient de découvrir , à la c ôte de Guinée, un Calamar dont les formes et les plaques de la tête rappelent celles des Coronelles , mais qui offre le port et la petite taille des Calamars; sa queue est plus grêle que d'ordinaire, le tronc un peu comprimé et entouré de 19 rangées d'écaillés: c'est le cal. coronata, distingué par les quatres bandes transversales noires qui
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ornent la tète. D un gris jaunâtre sur le dessous, cette espèce tire sur le dessus au brun. J^Iaques: î85 -|- jo. — Nous avons range dans ce genre une espèce anomale originaire duChile, et qui se rapproche, par ses formes, tle certains Lycodons , mais dont la distribution des teintes rappelé celle du Coronella venustissima , de l'Elaps corail etc. Elle a l'abdomen anguleux et le corps annelé de rouge et de noir; iS rangées d'écaillés; igô -t- 5^ plaques: c'est le c A r. ATROci NCT A. — Vient enfin le CAL. coRONEL T. A, que l'on prendiait , an premier abord, pour une petite Coronelle lisse; mais sa tête est assez grosse, les plaques frênaies manquent, les occipitales sont laiges, ses formes sont assez ramassées, on ne lui compte que i5 rangées d'écaillés, etc. D'un gris jaunâtre tirant sur le brun, celte espèce a les parties supérieures ornées de nombreuses bandes transversales foncées mais très peu distincles.
Nous avons réuni dans la troisième famille des ophidiens non-venimeux tous ces Serpens terrestres, qui n'ont pas été compris dans les deux familles précédentes. Ils offrent, à l'exception des Hétérodons , peu d'anomalies dans leur organisation, et sont modelés, pour ainsi dire , sur le type des (Couleuvres proprement dites: la plupajt ont le sommet de la tête orné de 9 [daques et des écailles de moyenne grandeur et lisses.
Le premier genre , celui de CORONELLA, renferme des espèces qui rappelent, par leur organisation les Couleuvres proprement dites; mais qui offrent ime taille moindre; un tronc moins comprimé , ordinairement en pentagone et revêtu d'écailles le plus souvent lisses et distribuées sur ly 3. 19 rangées ; enfin une queue conique et peu longue. Les Coronelles se trouvent dans les climats chauds et tempérés des deux mondes; on n'en a pas encore observées dans la Nouvelle Hollande. Elles habitent les plaines , et de préférence les lieux humides. — L'Amérique méridionale nourrit une très belle espèce, reconnaissable à ses formes effilées et à ses
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teintes: cl un beau rouge vermillon , elle a toutes ses parties entourées environ de i5 paires d'anneaux noirs bordés de blanc. Les écailles distribiîées sur i5 rangées ont la pointe noire. C'est la co ron. ve nustissim a. On lui compte 200 plaques abdom. ; celles de la queue variant de 4^ ^* 100. A Surinam cette espèce est remplacée par un serpent tout-à-fait analogue; mais qui offre un tronc moins effilé, et par conséquent un nombre moindre de plaques abdominales, qui n'est que d'environ j8o: on pourrait conférer à ce serpent, lorsqu'on veut en faire une espèce à part, le nom de co ro n. ven usta,il est très commun, et connu sous celui de Coluber agilis. — Une autre espèce semblable pour les teintes à la précédente, habite l'Amérique du Nord; c'est la coron, coc cinea; mais elle pi'ésente une taille moindre que celle-là, ses yeux sont moins volumineux, la plaque -verticale est ramassée et les surciliaires petites. Plaques 170 4- 35. 17 Rangées décailles. — La coron. MERiiEMMii, coiumune au Brésil, est remarquable par le grand nombre de variétés accidentelles et d'âge qu'elle forme. Sa tête est très large, et revêtue au sommet de lames petites et de forme alongée. Les écailles, disposées sur 17 a ig rangées , sont grandes et en rhombe. Le dessous est ordinairement jaunâtre; dans les adultes, le dessus est d'un vert brunâtre, encadré en guise de tache ronde au centre de chaque écaille. Les jeunes ont un système de coloration semblable à celui de l'espèce précédente, mais les anneaux noirs s'effacent avec l'âge et la teinte rouge rembrunit. l'dg ~+- 5o ou i83 + 68. — On a observé à Surinam, dans le Brésil, et même à la Guadeloupe, une Coronelle, c. r eginae , qui ressemble, quant aux formes, à la précédente, mais dont les teintes sont diverses: dessus bleu-grisâtre, dessous jaune avec des taches noires carrées; de petites taches noires ornent les lianes , et on en voit de blanches près de l'angle de la bouche etaucou. i4o-'- 70; 17 rangées d'écaillés. — 5'"^ Esp: coron. cojjEj-L A. Commune à Surinam, elle parait également se
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trouvai dans I Amérique du Nord. Formes plus lourdes quedaus les deux précédentes. Dessus varié de brun de deux nuances; dessous jaune foncé, orné de taches noires carrées. Ecailles bordées de noir ou de blanc. 160 -+- 5o; i^ rangées d'écaillés. — On ne connaît qu une seule espèce du genre Coronelle des îles de la Malaisie : c est la c o r o n. b a l i o d e 1 r a , découverte à Java et h Sumatra. D'une taille moins forte que la plupart des autres espèces, elle se rapproche par son port des Calamars, mais ses yeux S(jnt très grands et sa tète haute. Dessus d'un bjun vif, relevé par des taches blanches en œil; dessous jaunâtre. 128 +68; iS r. d'éc. — L'Europe ne produit également qu'une seule Coronelle, la coron, lalvis, qui préfère les lieux secs aux terrains bas et humides; elle est d'un brun bai très luisant, et orné de taches noires déchiquetées et irrégulières qui forment, sur la tète, im dessin très caractéristique. Le dessous est jaunâtre, marqué de taches carrées noires. 1^5 -I- 55; ai rangées d'écaillés. Les jeunes de cette espèce éclosenl dans le ventre de leur mère. Les contrées méridionales de l'Europe nourrissent une variété de climat, distincte par des teintes plus claires. — La huilième espèce est du Chilé, cest la CORON ELLA GUI LE NSI S. (Taclivuienes de VViegmann). Elle ressemble à l'espèce d Europe, mais sa tète est plusconique et revêtue de lames moins grandes. Sa queue est plus courte, et les parties supérieures offrent 4 iait?s foncées qui s'étendent sur l'occiput, tandis qu'on observe sur le dessous plusieurs rangées de taches noirâtres souvent peu distinctes. i58-l-46; iprangéesd'écailles. — Les quatre espèces suivantes sont du (^ap, et s'éloignent sous plusieurs rapports des précédentes. La coron, rhom- BEATA rappelle par l'ensemble de son organisation l'espèce cVEuropCj quoiqu'elle se rapproche, par ses formes effilées, des Psammophis. Sa tête est menue, conique et terminée par une plaque rostrale étroite qui se prolonge sur le sommet du museau; les autres plaques de ces parties sont étroites et les occipitales courtes. On voit une dent sillonnée postérieure
aux mâchoires. Le brun jaunâtre tlu dessus est orné de 3 ou 4 rangées de taches œillées en lozange, i55 4- 72; ly rangées d'écaillés. — Une autre espèce du Cap, très diverse de la précédente, est la CORON, rufescens, qui se reconnaît à ses teintes unifjrnies d un brun pourpre pale et à une large tache foncée sur la nuque. Le dessous est jaune. Elle a la prunelle de l'œil alongée dans le sens vertical, et offre une dent ])Ostérieure sillonnée aux mâchoires. 160+4^; 19 rangées d'écaillés. — La coroneli.a rupula se rapproche des Ly codons par ses formes et ses dents antérieures un peu plus longues que les autres , mais la prunelle de l'œil est orbiculaire , et les plaques de la tète un peu alongées. D'un brun uniforme tirant sur le rougeâtre, elle offre une queue assez grosse et beaucoup plus longue que d'ordinaire; 15^+ iio; 19 rangées d écailles. — Une des espèces les plus belles et lespîusrares estla coronella aur ora. Elle est très reconnaissable à ses teintes: jaune sur le dessous, brun jaunâtre sur le dessus; le dos est orné d'une large raie jaune orange qui occupe l'animal dans toute sa longueur. Elle a des formes plus lourdes que d'ordinaire; sa queue très grosse ne va guère en diminuant que vers le bout. Le museau est obtus; les plaques temporales ont la forme d'écaillés et les abdominales sont assez serrées. 180 -t- 4^7 19 rang, cl'éc. — Viennent enfin deux espèces un peu anomales de l'Asie, dont la première , la G o R ONELL A octolineata offre un corps mince, à abdomen étroit et un peu anguleux aux côtés. 11 n'existe que 6 plaques labiales et une frênaie de chaque côté; la rostrale est large et s'étend entre les frontales. On voit sur un fond d'un jaune brunâtre 4 raies dorsales longitudinales et foncées , dont les latérales sont quelquefois doubles: ces raies se prolongent sur la tête où elles forment un angle aigu. 178 + Sa; 17 rangées d'écailles. — Il existe au Bengale une Coronelle très jolie, la cor. russelii. Elle se rapproche de certains Xénodons, dont elle a le système
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dentaire, et notanunent du Xén. pourpre, auquel elle ressemble aussi par la distribution des teintes. Le museau est oblicjueinent coupé en dessous, jy Jlangées d'écaillés de forme sublancéolée. Dessus brun de terre , relevé par une ranj^ée de taches larges, dédiiquetées et de forme peu constante. On voit sur la tête plusieurs traits anguleux. i55 -\- 54- —
Le deuxième genre des serpens terrestres est celui de XENODON; ce sont des Coronelles le ])lus souvent de grande taille, quioflVent des formes lourdes, une tête large, un museau court ou troiujué, dont le tronc est gros et le ventre aplati. On leur voit à la mâchoire supérieure une dent solide postérieure assez longue et comprimée. Leurs écailles sont lisses et disposées sur des rangées assez obliques, notamment sur le cou qui est assez expansible et dont les cotes sont moins courbées que d ordinaire, ce qui rapproche ces animaux des INajas. Les plaques de la tête sont trapues et larges. Ce genre n'est pas riche en espèces, et les Xénodons appartiennent au nombre des serpens rares , qui habitent en petit nond)re les contrées chaudes et tempérées des deux mondes; on ne connaît aucune espèce ni de l'Afrique ni de la Nouvelle Hollande. Les ;ins préfèrent les lieux lunnides , mais d autres qui se plaisent dans des terreins secs, s'éloignent des espèces types pour se rapprocher du genre suivant, celui des Hétérodons. — Le XENODON SEVERUS dc Surinaui et du ihésil réunit par excellence les caractères que nous avons assignés k ces animaux en général. Il a toutes les parties assez lourdes et trapues, et les plaques de la tête petites et larges. Le poumon, enveloppant la trachée , occupe l'espace entre le cœur et la gorge. Hun jaune brunâtre pâle, les parties supérieures sont ornées d'une douzaine de taches foncées en œil et extrêmement larges. On observe sur la tête plusieurs bandes transversales et des traits en angle sur foccinut. Les teintes chez les adultes sont tellement effacées qu'on en reconnaît avec peine la distribution primitive. J'ai vu des individus d'un rougeàtre uniforme,
tandis que d'autres étaient d'un brun verdàtre. 1 4o-l-36; 1 1 ran<^'. d'éo. C'est un serpent de grande taille qui paraît se nourrir exclusivement du grand crapaud de l'Amérique méridionale, et qui nage avec beaucoup de dextérité. — Le xenodon R u ABDOCEPH AT.US du Brésil est tellement voisin du précédent qu'il ne paraît en former qu'une race, distinguée par des formes un peu plus alongées, comme il résulte du nombre des lames qui varie de i4o à i8o , et de 44 à 60. 19 Rangées d'écaillés. Le poumon s'étend derrière le cœur dans la cavité abdominale. Les couleurs de ce Xénodon sont très sujettes à varier,- on en trouvedebruns, de rouges, et quelquefois même d'un ofris olivâtre uniforme. — Lcxenodon inornatus habite l'île de Java , où il est assez rare ; il est d'un brun olivâtre uniforme, et offre à-peu-près les formes du Xen, severus , quoiqu'il lui reste assez inférieur par rapport à sa taille. i20-h38; ig rangées d'écaillés. Le jeune a les parties supérieures relevées par des bandes transversales assez indistinctes , et on voit sur l'occiput plusieurs bandes qui se réunissent en angle. — L'île de Java nourrit une autre espèce de Xénodon , le xen. p urpur ascens. Aussi rare que la précédente, elle s'en dislingue ainsi que de toutes les autres, par un système de coloration extrêmement agréable. Les formes rappelent celles de la Coroneile lisse ; mais notre Xénodon est plus robuste et d'une taille un peu plus forte. Il a la plaque rostrale assez développée, voûtée et saillante; le museau est un peu tronqué au bout, et l'abdomen légèrement anguleux. D'un rouge de brique ou pourpre couvert de marbrures foncées, le dessus est orné de 18 bandes larges ou taches d'un blanc rougeâtre pointilié de noir. 1^5 +4^7 ^9 ^' tléc. — Il existe au Brésil une troisième espèce de Xénodon, le xen. schottii, qui offre des formes plus élancées que les précédens, et dont la tête étroite est terminée par une plaque rostrale un peu saillante. Dessus d'un brun olivâtre, dessous jaunâtre. 178-1-4^5 19 rangées d'écaillés. Le seul Xénodon
d'Europe connu, xe^. mi chah e llis, habite l'Espagne et lu France méridionale. Il se reconnaît à sa tête courte et conique , terujinée par une plaque rostrale proéminente, à ses écailles disposées sur 27 rangées, au nombre élevé des plaques, (216 + 60), à sa queue courte et conique, enfin à ses teintes qui sont d'un brun olivâtre relevé par deux raies dorsales foncées; plusieurs autres raies descendent sur les côtés de la tête. Le système de coloration des jeunes diffère entièrement de celui des vieux, en ce que ceux-là ont les teintes très» claires et relevées par de larges taches. — Le xenodon TYPiiLOS des Guyanes réunit à la taille des Coronelles , les formes du Xén. sévère, toutefois en exceptant qu'il a la tète et les plaques qui la revêtent moins larges, et que son abdomen est un peu anguleux. J)essous jaune, parties supérieures couleur de plomb enfumé, tirant tantôt sur le veidàtre, tantôt sur le bleuâtre. i4o-+- 5o; 19 rangées d'écaillés. — J'ai placé à la suite du genre Xénodon un o])liidien dOrigine incertaine, mais qui vient probablement du Brésil: cest notre XEN. BiciNCTUS. il se rnpproclie dcs Coronelles, et offre des formes assez robustes. L'œil est bordé d'un tour de 6 plaques, et la rostrale est assez déprimée. Le corps est entouré de larges bandes ou anneaux géminés et bruns, disposés sur un fond jaunâtre, et qui forment, sur le dessous ; des taches carrées. 192 4- 89.
Les HETERODONS sont des Coronelles ou plutôt des Xénodons, dont la tète se prolonge en un museau conique terminé , le plus souvent , par une lame saillante tronquée au bout, et dure. Ils n'ont été observés que dans le Nouveau Monde où ils habitent les terreins sablonneux. Les autres plaques de la tète sont moins développées que d'ordinaire. La couleur dominante est le rouge, relevé par des taches ou anneaux foncés. Ces animaux ne parviennent pas à une forte taille et sont du nombre des ophidiens rares. — L'espèce la plus connue est l'heterod. plat y r hinus, reconnaissable
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à ses formes trapues et vigoureuses, et particulièrement à sa plaque rostrale retroussée et saillante en forme de croissant; on lui voit plusieurs écailles frontales, l'œil est bordé d'un tour de petites écailles, et les plaques laliales sont très hautes. Écailles lancéolées, carénées et disposées sur 21 rangées. 124 -h 38. Corps couvert de larges taches foncées sur un fond d'un gris rougeâtre. Patrie: l'Amérique du Nord; le Brésil produit une variété de climat de la même espèce. — Ori£rinaire du Brésil, Theterodon r h in os to ma ressemble au précédent par la forme de sa plaque rostrale ; mais cette partie est plus petite dans notre espèce , les plaques de la tête affectent une forme plus régulière; ses écailles sont lisses et disposées sur 1 5 rangées, et son corps offre des formes beaucoup plus élancées. 190 -|- 64- Extrêmement rare. — La troisième et dernière espèce de ce genre, le xenodoncoccineus est de petite taille, a la tête pointue, le museau saillant mais non retroussé, et le corps d'un jaune ardent marqué de larges taches ovales de rouge pourpre. 19 Rangées d'écaillés ; plaques 170 + 5o. L'espèce vient du Mexique et des provinces méridionales des Etats Unis.
Les LYGODONS composent le quatrième genre des serpens non-venimeux terrestres. Ce sont des ophidiens de taille movenne, dont le corps est ordinairement mince, et quelquefois même effilé. Ils offrent le caractère particulier d'avoir des dents maxillaires antérieures plus longues que les autres. Les yeux sont petits et à prunelle verticalement alongée. La plaque verticale et les frontales antérieures sont petites et ramassées, mais les occipitales sont assez alongées ; il n'existe qu'une seule frênaie. Les écailles sont en lozange et ordinairement lisses, l'abdomen est anguleux dans la plupartdes espèces, et la queue souvent munie de lames simples. La teinte dominante est un brun couleur de terre; les écailles sont quelquefois bordées de blanc, et le cou orné d'un collier clair; d'autres espèces ont le corps annelé de noir et de blanc ou de rouge. Les Lycodons
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habitent les pays équatoriaux des deux mondes, mais on n"er> connaît point de la Nouvelle Hollande. — i^^ Esp. T,\ro- DON iiEBE, à tète déprimée et à museau obtus. Les plaques frontales postérieures et les occipitales sont très along^ées. i96-j-.()8; 17 rangées d'écaillés. D'un brun-gris plus ou moins foncé, le dessus est orné de taches claires et déchiquetées. Cette dernière teinte borde les écailles et forme, derrière l'o('ciput, un large collier. La distribution des teintes est sujette à des variétés accidentelles; d'autres sont dues au climat: les individus du Bengale sont très clairs; ceux de Java et de Timor plus foncés et d une taille nioins forte, — 2'"*^ Esp. i.YcoDON CARINATUS. Vit à Ccylan , où il est assez rare. Il a des bandes simples sous la queue, et des écailles carénées disposées sur ly rangées. Couleur: brun de café, plus clair sur le dessous qui est marqué de taches blanchâtres. 1 88 -f- 60. — 3"^ Esp. I, Y c o D o N j A R A. Dcs grandes Indes. Petite espèce noire à collier blanc très large; les écailles sont marquées de deux raies fines. Dessous blanchâtre. iy5 -j- 56. — 4'"^ Esp. lycodon geometricus. Grande et belle espèce à formes ramassées, dont on ignore la patrie. Dessus brun rougeâtre; le dessous, deux raies sur les flancs, et une autre qui borde le sommet delà leie , jaunâtres. 21 Rangées d'écaillés lisses. 220-j-5i. — 5™^ Esp. lycodon HORSTOKii. Observé au Cap et à la Côte d'or. De petite taille, d'un brun olivâtre foncé assez luisant, avec le bout des écailles marqué d'une tache couleur de nacre, couleur qui forme quelquefois des bandes étroites et transversales. Dessous jaunâtre. 190-J-.43; 17 rangées d'écaillés. — 6™'' Esp. LYCODON u?^icoLOR. Fomic avcc la précédente les deux seules espèces du genre connues de l'Afrique. Elle habite la côte de Guinée, et se reconnaît à ses teintes uniformes d'un brun fuligineux, plus clair sur le dessous; elle se distingue de la précédente par le nombre des placjues et des écailles qui est de 220 -f- 60 et de 27. — 7"^^^ Esp, lycodon for m os us:
très belle espèce a formes minces, à tète étroite, à plaque frênaie assez alongée cpii s'étend jusqu'à l'œil, et dont le corps est iiiai-qué cranneiuix alternes très larges d'un beau rouage vern)illon et d'un noir luisant. Les écailles offrent des bordures noires. 66 Paires de lames sous-caudales, ly k ig Rangées d'écaiîles; les lames abdominales variant de 168 à 220. Habite le Brésil. — 8'"*" Esp. t. ycodoîv g le lia. Très remarquable par les variétés qu'il forme, la configuration de la tête variant d'un individu à l'autre , et la queue offrant des lames tantôt simples, tantôt disposées par paires. Couleur: brun ele terre, quelquefois clair, souvent foncé, nuque ornée d'un collier blanc, pointes des écailles brunes. Dents antérieures à peine plus longues que les autres. i5 cà 19 Rangées d'écaillés. Plaques variant de 148 -+"65 à 218+ loi. Patrie: Le Brésil et Surinam. — 9™® Esp. lycodon subcinctus. Museau extrêmement large et obtus. Plaque frênaie toucbant à l'œil, vu le manque d'oculaire antérieure. Narines très ouvertes. D'un brun noirâtre luisant, le corps de cette espèce est entouré d'une vingtaine de larges bandes blanches. 208 H- 75.; i^ rangées d'écaillés. Du Bengale et de Java. — 10^^ Esp. LYCODON MODESTus. Voisiu , pour l'organisation, du Lycodon Clelia. Tête plus conique que d'ordinaire. Ecailles à surface unie, presque carrées, et disposées sur 17 rangées. 200 + 84. Dessus brun foncé ; dessous et collier jaunâtres. Habite l'île d'Amboine, et aussi la Nouvelle Guinée où il acquiert une très forte taille, offrant alors des teintes assez claires. — 11"^^ Esp. lycodon nympha. Formes effilées, tète ramassée à museau obtus, yeux assez volumineux, i3 rangées d'écaillés fisses, abdomen étroit et anguleux. 220 -j- 85. Corps brun, orné de bandes ou de taches claires. Habite au Bengale. — la'"^ Esp. lycodon audax. Du Paraguay, se rapproche, pour les formes, des Dipsas. Tronc comprimé et alongé, queue très mince et effilée, tête grosse par derrière. Varié de brun et de jaune, qui forme de larges
taches déchiquetées et irieguhères. Plaques de la tète Ibncées au centre. 2004-110. ic) Rangées d'écaillés. — i^*"^ F.sp. I. YCODON PETOLARixjs. A fomics cfTdées coniuie le précédent, mais sa tête est beaucoup moins large et le corps plus mince, l^ents d'éi^ale grosseur. 210+ 100. Corps brun foncé, marqué de nondjreuses bandes ou anneaux clairs, dont la disposition varie selon les individus. Habile les Guyanes et se trouve aussi au Brésil.
Cinquième genre de la famille des serpens terrestres : COL U- RER. Comprend tous les serpens terrestres de grande taille qui, tenant le milieu entre tous les ophidiens, nepiésentent Ëfuère de faits extraordinaires dans l'orijanisation. Ils hal)itent ordinairement les lieux secs; mais quelques uns préfèrent le voisinage des eaux. Ils se plaisent également sous les climats chauds et tempéré"'s des deux inondes, maison ne connaît qu'une esjH'ce dans rAfricjue australe, et ils paraissent manquer absolument à la JNouvelle Hollande. Les plaques abtlominales sont ordinairement assez nombreuses. Leurs écailles dorsales offrent le plus souvent des carènes assez faibles. La plupart ont 2 plaques oculaires postérieures. Cegenre est très riche en espèces. — i)coluber aescclapii. De 1 Europe centrale et méridionale ; 21 rangées d'écaillés, brun olivAtre , avec un collier clair , dessous jaunâtre. 228-1-79. — 2)coLUBER coNSTRi CTOR. Voisin du précèdent pour les formes; mais il a 17 rangées décailles et est couleur de plomb foncée uniforme. 183 + 94. Habite les Etats-Unis de l'Amérique du Nord. — 3) coluber radia, tu s. A formes plus svehes que d'ordinaire. Dessus d'un brun clair, relevé par quatre raies longitudinales foncées. Occiput marqué d'ime bande transversale. 23o 4- 88 ; 19 rangées d'écaillés. Patrie: la Cochinchine , les îles de Sumatra et de Java. — 4) coluber suBR A DiATiis. Remplace le précédent à l'île de Timor. 11 lui ressemble assez; mais ses teintes sont plus foncées , la bande sur l'occiput mancjue , les raies sont interrompues
et los piaques plus petites disposées sur 23 rangées. 235 + ço. — 5) coLUBER BLUMENBACiiii. Offrc cles formcs élancées et une queue effilée. La tête est plus distincte du cou que dans les précédentes ; Tœil est plus Volumineux ; l'abdomen anguleux et garni de lames assez larges; le dos est un peu en carène et les écailles sont disposées sur 17 rangées plus obliques que dans les autres espèces. 200 -t- i25. Brunolivâtre tirant sur le jaune sur le dessus, qui est orné de bandes transversales étroites foncées , souvent assez effacées, irré^ulières ou entrelacées. Ecailles bordées de noir. L'espèce a été observée au Malabar, au Bengale et à Java. — 6) coLU- B e r K o R R os. Très analogue à la précédente, dont elle diffère par des plaques labiales plus étroites et un museau plus covirt, par une tête moins haute , enfin un tronc moins comprimé et moins alongé. 170+ 120; i5 rang, d'écaillés; des îles de Java et de Sumatra. — 7) c o l u b e r c o r a i s. La plus grande des Couleuvres connues , atteint jusqu'à 8 pieds de longueur et la grosseur d'un bras d enfant. Vient de Surinam. Ses formes sont très robustes , sa tète vigoureuse et le museau gros. Sa physionomie ressemble à celle des Najas. 17 Rangées de grandes écailles. D'un brun rougeâtre tirant sur le gris-pourpre ; les jeunes à bandes transversales foncées sur les flancs. Dessous blanc jaunâtre. 202+ 75. — 8) coluber mêla- NURus. A tête ramassée et déprimée et à museau obtus j 19 rangées d'écaillés fortement carénées. Les plaques labiales sont étroites. Le tronc est comprimé et Uabdomen assez anguleux. 218 -j- 92. Remarquable par les changemens qu'éprouve le système tle coloration avec l'âge. Les jeunes sont d'un beau noir luisant avec une raie dorsale jaune de citron ; flancs ornés d'une suite de taches en œil à centre blanc ; joues d'un blanc pur. Chez les adultes , la teinte du fond change au brun , passant souvent au jaune d'ocre sur le dessus, couleur qui représente la raie dorsale ; les taches des flancs deviennent indistinctes et ne sont visibles que sur le cou. I^es parties
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postérieures passent au noirâtre. De Java. L ile de (ùéièbes produit une variété de climat, reconnaissable à un trait en angle aigu qui orne le dessus du cou. Une autre variété locale , caractérisée par deux raies dorsales noires , et par une raie semblable sur les côtés du cou , vient de Sumatra. — 9) coLUBER PANTHERiNUS. Belle et grande espècc , cpii liabite au Brésil dans les lieux marécageux. Formes é'ancées. Tête alongée et large. Dessus brun pale , presque totalement couvert par deux suites de taches extrêmement larges, irrégulières et qui forment quelquefois des bandes transversales. Deux raies foncées sur le cou , et deux ou trois bandes sur le sommet de la tête. i5 Bangées d'écaillés très grandes et lisses. 170 -+-90. — 10) COLUBER viRGATUS. Paraît remplacer, au Japon, notre Couleuvre quatre-raies. Corps compriujé, abdomen anguleux, museau large et obtus. Dessus brun plus ou moins clair, tirant sur le vert ou sur folivàtre, couvert de larges taches ou bandes transversales. Ces taches disparaissent avec lage, en sorte qu il n'en reste que des raies longitudinales effacées. 23 Rangées d'écaillés carénées. Plaques: 240 + 110. — 11) coi.uber qtj adrivir gatus. Egalement du Japon, et très voisine de l'espèce précédente, dont elle se distingue par sa tète plus conique etmoins grosse , revêtue de plaques plus alongées ; par un corps moins vigoureux entouré de 19 rangées de plaques seulement , et orné de 4 raies dorsales distinctes dans làge adulte. Elle est d'une taille moins forte que la précédente et offre 200-1-87 pl^^l^es. Les teintes varient tellement que ion observe des individus presque totalement noirs. — 12) coluber diadema. Ecailles carénées. Plaques 280 + 60. Couleur brun de terre, une bande noire entre les yeux. Des grandes Indes. — i3) coluber MiNiATus. Patrie: île de France. Formes élancées , queue extrêmement déliée , de là le nombre élevé de plaques qui est de 199 + i45. ^5 Bang. d'écaillés lisses et en lozange. Jaune d'ocre par devant , couleur qui passe,
vers les parties postérieures, au rouge de minium ei au pourpre couvert de marbrures jaunes. — i4) coluber variabilis. A corps annele et tacheté de noir et de blanc ou de jaune. Il a les formes assez élancées, le tronc est très comprimé, l'abdomen anguleux et le dos en carène. Les écailles en lozan^e sont très grandes, carénées et disposées sur i5 rangées. Plaques 204 4- 100. Dents longues et aiguës. Il existe un petit poumon accessoire. L'espèce rappelé certains serpens d'arbre du genre Dipsas, notanunent le D. dendrophile. Habite les bois de Surinam et du Brésil. — i5) coluber plu m be us. Assez reconnaissable à son système de coloration uniforme : couleur de plomb dessus . jaunâtre dessous. Il se distingue en outre par la présence d'une dent postérieure longue et sillonnée , par ses formes lourdes et ramassées, par une tête large, grosse et arrondie; enfin par sa physionomie, qui ressemble à celle de certains Homalopsis. Il a le corps presque cylindrique , la queue courte et conique, et des écailles presque carrées, à surface unie et luisante , et disposées sur 19 rangées. 240 H- 68. Est le même au Brésil et à Surinam. — 16) coluber poëciLos- TOMA. Belle espèce de grande taille , rare à Surinam , vient aussi du Brésil; reconnaissable à sa tête très grosse, ramassée, îaige, et revêtue de lames assez larges; à ses écailles lancéolées , carénées et disposées sur 21 rangées , à sa queue effilée , et aux teintes qui sont d'un jaune tirant tantôt sur le brun, tantôt sur le vert. La têle est d'un brun rouge et les parties postérieures sont souvent foncées, tandis que l'abdomen est jaunâtre. La femelle a le dessous de la tête rougeâtre. L'œil est volumineux et bordé pai derrière de 3 lames. Habite les lieux marécageux dans les grands bois , et se rapproche, par ses mœurs, des Tiopidonotes. — ly) coluber CANUS. La seule espèce du genre connu dans l'Afrique du Sud , se rapproche , par son organisation , dts Psammophis ou serpens de sable. Tête petite et très conique; museau terminé par une plaque saillante etvoi\tée; yeux peu volumineux;
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écailles petites, à pointe tronquée, lisses et disposées sur 27 rangées ; queue courte et grosse. wSon anatoiiiie présente plusieurs fait curieux: la verge est double de chaque côté, le crâne offre les formes de celui des Herpétodryas , les mastoïdiens sont extrêmement développés , et les fortes dents deviennent plus longues vers le bout du museau. Taille très forte, jusqu'à 6 pieds. Plaques 194 —64. Cette espèce curieuse est encore remarquable par les changemens qu'éprouvent les teintes avec l'âge: brun-rouge pale relevé par quatre rangées de taches œillés, au jeune âge ; grisâtre, tirant sur l'olivâtre, le brun ou le noir, à l'état dàge adulte. — 18) colun E R s A Y r. Du Missouri. Tète assez conique, plaque verticale en forme de triangle , rostrale saillante ; 25 rangées d'écaillé* c^arénées. Jaune rougealre, le dos est brun foncé; ces teintes forment des taches et des bandes. 224 "^ ^^. — i9)coluber QUATERRADiATus. QucIqucfois dc ^ à 8 picrls ; habite l'Europe méridionale. Tète distincte du tronc, très alongée, haute près des yeux ; museau gros ; oeil volumineux et ombragé par une lame saillante ; plaques occipitales allant en pointe; queue forte, 25 rangées d'écaillés petites et lancéolées ; 212 + jD. Dessus brun relevé par 4 raies brunes plus ou moins distinctes ; une raie foncée va de l'œil à l'angle de la bouche. Cette Couleuvre a les moeurs très douces. — 2o) coLUBER viRiDiFLAvus. Dcs mêmcs coutrécs que le précédent, mais d'une taille moins forte, plus répandu et plus commun. Queue très élancée et plane en dessous; tronc presque cylindrique à abdomen convexe; 19 rangées d'écaillés lisses; T95 4- io3. Dessus vert foncé, dessous et une tache centrale des écailles jaunes. Ces teintes varient assez, et passent souvent au brun et même au noir. Cette espèce a les mœurs assez sauvacfes. — 21) coluber cliffordïi. Du Nord de l'Afrique. Région des tempes et des freins revêtues d'écaillés. Plaques labiales étroites et nombreuses. Ecailles carénées et disposées sur 23 rangées. Teintes livides. Dessus brun-jaunâlre
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sale, orné dje trois rangs de taclics un peu plus foncées et souvent continentes. 236 -h 84- Moins fort que le précédent.—22) coLUBER Hip PO c R EPI s. Intermédiaire entre les deux précédens. Taille et formes de la Coul. verte et jaune , mais à tête plus large et à queue moins effdée. L'œil entouré postérieurement et par dessous de 6 petites plaques environ; 2 5 rangées d'écaillés; 232-l-gi. D'un jaune rougeâtre assez vif, le dessus est relevé par 3 rangées de larges taches foncées , orbiculaires sur le dos, carrées et plus petites sur les flancs: les traits qui ornent le sommet de la tête présentent quelquefois de la ressemblance avec un fer-à-cheval. Habite la plupart des pays entourant la Méditerranée. — 23) coluber FLORULENTUs. A fomicsplus délicatcs que les précédens. D'un gris jaunâtre ou brunâtre, varié d'un grand nombre de taches et de bandes assez effacées. Menton et tempes garnis de nombreuses petites plaques ou écailles; 19 rang, d'écaillés alongées. 214 + 93. De l'Egypte. — 24) coluber tra- BALis (i). Un peu plus fort que notre Coronelle lisse, de laquelle il ne diffère guère que par ses écailles surmontées d'une faible carène : Patrie: la Tartarie. 25 Rangées d'écaillés. 195 -Hn5. — 25) COLUBER GUTT/VTUS. De l'Amérique du Nord. D'une taille plus forte que notre Coronelle lisse , il offre en outre une tête plus petite et une queue moins longue. L'abdomen est un peu anguleux. 210 -H 56 ; 25 rangées d'écaillés lisses. Dessus gris-rougeâtre, moucheté de noir , et relevé par 3 ou 5 rangées de taches, dont les mitoyennes sont assez larges et plus ou moins orbiculaires. Un trait noir bifourchu sur l'occiput, et une bande entre les yeux. Dessous jaune foncé, avec de taches noires carrées et alternes. - 26) COLUBER LEOPARDiNus. Système décoloration analogue à celui du Colub. guttatus, avec cette exception que les taches
(1) C'est le Col. Dione Pall. du Musée de Berlin , où noire Psamniophis moniliger porte le nom de Coluber tvabalis. Pall.
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dorsales sont moins larges et souvent confluentes. Formes plus délicates que dans le précédent. Tête comme chez la Couleuvre d'Esculape; 23 rangées d'écaillés lisses. 24n-f- j5. Le Sud-Est de l'Europe, et l'Afrique septentrionale. — 27) coLUBEii coNSP I L LA.T u s. Très aualogue au précédent, pour le système de coloration, mais à formes plus lourdes, à écailles plus grandes et à plusieurs petites plaques frênaies. Des bandes transversales au lieu de taches sur le tronc ; une tache en massue précédée par uii trait en angle sur l'occiput. 21 Rangées d'écaillés 210 H- 68. Originaire du Japon.
6me Genre des serpens non-venimeux terrestres: H E R P E TO- DRYAS. Les Erpétodivas sont des Couleuvres qui aiment le séjour dans les bois ou qui fréquentent ordinairement les arbres. Ils rappelent les Couleuvres par leur organisation , mais ils ont des formes plus élancées, leur tête est plus effdée, et la plupart offrent une livrée d'un vert plus ou moins uniforme. Ils ont les mœurs sauvages et habitent les pays chauds des deux mondes, mais n'ont point encore été observés ni en Afrique, ni à la Nouvelle-Hollande. LEurope et le Japon n'en produisent non plus. La plupart se nourrissent d'oiseaux. i) HERPETODRYAS CARINATUS. Scrpcut remarquable parce que son dos étant garni de deux rangées de plaques, le nombre total de ces rangées est pair, exemple unique dans tout l'ordre des Ophidiens. Il est encore remarquable parce que toutes les parties sont sujettes à varier considérablement. 12 Rangées d'écaillés, dont les deux dorsales sont souvent surmontées d'une forte carène. Plaques variant de 142 "+" 98 à 199 4- 204. On observe dans cette espèce plusieurs races distinctes par leurs formes plus ou moins élancées. Dessusbrun tirant au vert , au gris noir , ou au rouge; dos quelquefois plus clair. Dessous jaune. Habite le Rrésil et est très-commun à Surinam. Parvient à une taille de 6 pieds. — 2) herpeto- DRYAs SERRA. Espèce très rare du Rrésil. Formes grêles, tronc fortement comprimé, dos en carène, queue assez déliée,
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abdomen anoiileux. Plaques frontales étroites. Ecailles fortement carénées, lancéolées et disposées sur 21 rangées. 241 •+• 106. La dernière dent maxillaire longue et sillonnée. Une suite de larges taches dorsales carrées sur un fond d'un gris rougeâtre pale, qui passe au noir sur la queue. — 3) her peto- DRYAs viRiDissiMUS. Tctc large ct comprimée; abdomen assez anguleux; 19 rangées d'écaillés à surface unie et très luisante. Taille de 2 à 3 pieds. D'un vert bleuâtre, plus clair sur ledessous. 2i5 ■+" 1 15. Habite Surinam. — 4)herpeto- DRYAS OLFERSii. Fomies moins effdées que le précédent , les dernières plaques labiales larges. Vert , à tête et raie dorsale d'un brun vif. Une raie noire derrière l'œi!. Abdomen convexe. 178 -hpS. Du Brésil et de Surinam, où il forme une variété distinguée par les teintes vertes à-peu-près uniformes. 5) HERPETODRYAS MARGARITIFERUS. Taille
et formes de lErpétodryas d'Olfers; mais à tête un peu plus large. 19 Rangées d'écaillés faiblement carénées, noires à centre bleu et à pointe jaune. Sommet de la tête brun vif, région des tempes noire. 154+ n 5- De la Nouvelle -Orléans. —
6) HERPETODRYAS BODDAERTIÏ. Voisîu dc 1' ErpétO-
dryas d'Olfers; mais à abdomen un peu anguleux, à tête plus déprimée, a plaques labiales plus étroites, et d'un vert gris ou olivâtre uniforme. 170+ 102. De Surinam. —
7) HERPETODRYAS AESTivus. Distingué des trois précédens par 17 rangées d'écailies lancéolées et fortement carénées, par des formes plus grêles, et par des teintes d'un beau vert d'herbe. Habite les deux Amériques. 175 + 3o. —
8) HERPETODRYAS TRicoLOR. Port dc l'Erpét. très vcrt , mais de moindre taille; aussi sa tête est-elle plus courte, grosse à la base et très conique; le tronc est moins haut, et la plaque frênaie manque. i5 Rangées d'écaillés carrées et lisses. Les plaques occipitales très développées. Dessus vert-olivâtre ou brunâtre; dessous jaune; une raie noire va de l'œil aux cotés du cou. i5o 4- ii5. Assez rare dans Pile
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de Java. 9) iierpetodryasgoudotii. Formes très effilées, queue extrêmement déliée. Brun jiunàtre sur le dessus; sur les lianes de nombreuses raies noires et obliques, produites par les bordures des écailles; côtés de l'abdomen tachetées de noir qui forme une raie sur les côtés de la queue. 21 Rangées d'écaillés lancéolées et lisses. 186 + i58. Patrie: l'île de Mada<;ascar. 10^ herpetodrya.s oxycephalus. De très forte taille, et du port des Couleuvres. Tronc assez comprimé et haut; abdomen fortement anguleux; queue longue et vigoureuse; tète acuminée, particulièrement le museau ; plaque frênaie petite et très alongée. aS Rangées d'écaillés lancéolées et lisses. Vert, dessous jaune, queue brune. 25o -+- î/\o. Patrie: 1 ile de Java. L'île de Célèbes produit une variété de climat , reconnaissable à ses teintes brunes, qui passent au noir sur les parties postérieures. — II) H E R p E T o D R Y A s n N E A T D S. Petite cspècc dc Suriuam, où elle est très-commune. Gris blanchâtre, dessus brunâtre, avec trois raies foncées. 19 Rangées d'écaillés lisses. Oeil grand, plaque verticale étroite, ijo-f-^o. Le Brésil nourrit un ophidien tout-à-fait analogue, mais dont toutes les écailles sont bordées de noir, et les raies dorsales interrompues et composées de taches noiies. — 12) herpetodryas HE LENA. Très jolie espèce de Bengale, où elle est assez rare: écailles petites, lisses, et disposées sur 2y rangées; formes très effilées. Plaques: 23o 4- 90. Dessous couleur de nacre. Dessus rose pourpre, passant au brun vers les parties postérieures; sommet de la tète de la dernière teinte; une raie dorsale vert-jaunâtré ; sur la nuque, une paire de raies bleues en massue, et renfermant une ligne en zigzag qui se prolonore sur le dos. — i3) herpetodryas rhodogaster. Teintes: dessus comme dans l'Erpétodr. rave; dessous rouge. Formes beaucoup plus élancées que dans l'Erpét. rayé; mais la lête est peu grande, ramassée et revêtue de lames peu développées; frênaie petite. Nombre des plaques abdominales 186,
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des caudales au dessus de 70; 17 rangées d'écaillés lisses. Habite l'île de Madagascar. — i4) herpetodryasge minât us. De Java. Taille petite. Formes assez effilées; tronc cylindrique partout dégale grosseur. Tête petite, presque dune venue avec le cou, déprimée et, à museau obtus. i5 Ranofées d'écaillés lisses en lozanije. 166 H~ to5. Marbré de brun-gris foncé ; deux raies dorsales d'un gris-argenté. Un demi-collier jaunâtre sur la nuque. — i5) herpetodr y as psAMMOPHis. Ressemble à la Couleuvre jaune et verte par le port et le système de coloration ; mais ses formes sont plus élancées, l'abdomen est un peu anguleux, et la tête plus effilée. Physionomie rappelant celle des Psammophis; plaque verticale alongée. 196 +114. 17 Rangées d'écaillés lancéolées ou lisses. Patrie: la Nouvelle-Orléans. — 16) herpeto- DRYAs DENDROP111S. 1 5 Rangées d'écaillés carénées et lancéolées. Dessous de la queue aplati ; ventre convexe. i4o-H 196.*^ Dessus brun-olivâtre, marqué de nombreuses bandes étroites transversales foncées , qui renferment des taches claires. De Cayenne. — 17) herpetodryas dips AS. Rappelé les Dipsas par la configuration de sa grosse tête. Yeux très grands. Ecailles lisses, grandes, disposées sur i3 rangées. Formes élancées et cependant vigoureuses , queue assez déliée. Noir-bleuâtre luisant. Dessous et parties antérieures jaune brunâtre, les dernières couvertes de marbrures; des taches en triangle sur les flancs. 194 ^" i3o. Espèce de grande taille, originaire de l'île de Célèbes. — 18) herpetodryas getulus. Ses formes lourdes le rapprochent des Couleuvres. Tronc gros, abdomen anguleux. Tête presque d'une venue avec le cou. Museau tronqué, à plaque rostrale voûtée. Yeux petits. 21 Rangées d'écaillés lisses et en lozange. 210 + 44' Noir, vaiié de bandes et raies jaunes enchaînées entre elles. L'Amérique du Nord. — 19) herpetodryas cuRSOR. D'une taille peu forte. Formes des Couleuvres. Dessous de la queue assez convexe; i6 à 17 rangées d'écaillés.