l8) TROPIDONOTUS S G A B E R. G'cSt Un dcS
serpens les plus curieux , en ce qu'il a les extrémités des apophyses épineuses antérieures des vertèbres collaires en guise de dents qui percent les tuniques de l'œsophage. La glande lacrymale, d'un volume extraordinaire, s'étend jusqu'à l'angle de la bouche. D'ailleurs, ce serpent ne s'éloigne des autres Tropidonotes par aucun trait marquant. Sa tête est très grosse , courte , ramassée et revêtue de lames de forme trapue; la frênaie manque. Les écailles, disposées sur aj séries, sont surmontées d'une carène plus prononcée que d'ordinaire. Le tronc est alongé et la queue courte. 200 + 4^. Dents petites et d'égale longueur. Vient du Gap. — 19) tropidonotus MORTUARius. Tête alongée ; narines et yeux
170 KEVUE SYNOPTIQUE.
très petits et presque verticaux ; plaques frontales antérieures et surciliaires petites; plusieurs lames oculaires antérieures; a3 ranimées d'écaillés , surmontées dune très forte carène. Teintes à-peu-])rès comme dans le Trop, à taches en quinconce , mais plus sombres. Fait le passage aux îïomalopsis. Du Bengale iSy -+- 70.
Les HOMALOPSIS qui forment le deuxième et dernier genre des Serpens d'eau douce, méritent à tous les égards ce dernier surnom. Ils ont les formes le plus souvent lourdes et ramassées, et leur tête offre une physionomie toute particulière, quoique cet organe soit d'une conformation assez diverse selon les espèces: il est très gros , à museau court et arrondi, et revêtu de lames écailleuses le plus souvent assez nombreuses et de forme plus ou moins irrégulière. Cette physionomie particulière des Homalopsis est due en grande partie à leurs petits yeuxplus ou moins verticaux, et à leurs narines dirigées vers le ciel et en croissant, et qui sont tellement rapprochées, qu'il n'existe ordinairement qu'une seule lame frontale antérieure. Ils ont les lèvres assez enflées et rentrantes , l'angle de la bouche est assez montant. On leur observe ordinairement des dents maxillaires postérieures plus longues et souvent sillonnées , et ils ont des glandes de la tête très développées. Leur squelette est compose d'os assez vigoureux; et les cellules de leur poumon se prolongent souvent sur la trachée. La plupart présentent des teintes sombres , et parviennent à une grande taille. Les Homalopsis n'ont été observés que dans les contrées chaudes de l'Asie et des Amériques, dont ils habitent les eaux douces en petit nombre , faisant la chasse aux poissons ou à d'autres animaux aquatiques, i) homalopsis buc- CATA. Très caractérisé par sa tête extrêmement grosse et haute , par le grand nombre de plaques labiales , par ses petites écailles faiblement carénées, dont on compte jusqu'à 89 rangées. Il a les lames occipitales petites et une frontale antérieure unique par suite de la disposition des nasales, qui sont
rapprochées sur le sommet du museau. Un tour de petites plaques environnant l'œil. Quatre ou 5 paires de mentales convergentes, le reste de la gorge revêtu d'écaillés. Dents maxillaires postérieures sillonnées. Joues assez enflées. Dessus jaune d'ocre , couvert de larges bandes noirâtres. Une suite de points foncés le long des côtés du ventre. Sommet de la tête orné de traits. 1 60 4-78. Formes lourdes. Taille très forte. Habite l'île de Java. — homalopsis Schneider i. De moindre taille et à formes beaucoup moins trapues que le précédent, auquel il ressem])ie par son profil; mais il a une tête beaucoup plus alongée et à sommet revêtu d'écaillés semblables à celles du tronc , de sorte que il n'existe des plaques que sur le museau. 25 Rangées d'écaillés carénées. Yeux assez dirigés vers le ciel. 146+5^. Habite Pondichéry, le Bengale , Java , Timor , Amboine et même la Nouvelle- Guinée. — 3) HOMALOPSIS DEcussATA. De très petite taille ; 19 rangées d'écaillés lisses ; queue très ramassée; tête petite d'une venue avec le tronc , arrondie au bout et revêtue au dessus de 9 plaques. Corps marqué de bandes alternes de brun rouge et de blanc ; cette dernière teinte forme le collier, et une tache sur le museau. i36 -H 3o. Habite l'île de Java. — 4)^oj^ï^'^opsis leucobaha. Espèce singulière par la forme de sa tête qui est très large, grosse , haute , arrondie et à sommet étroit revêtu de 8 plaques peu développées , dont les yeux sont assez petits et les hautes plaques labiales seulement au nombre de 5 ; deux oculaires postérieures, une antérieure; 25 rangées d'écaillés lisses et en lozange. Dessus noirâtre ; bandes irrégujières des côtés et dessous blanchâtre. i54 *+~ 33. Formes assez lourdes. Habite l'île de Timor. — 5) homalopsis p L u M B E A, Formes moins trapues que dans le précédent. Tête large et arrondie , avec 8 plaques sur le sommet; 19 rangées d'écaillés lisses et carrées ; queue très ramassée. De Java. 121 ->- 37, Une dent maxillaire postérieure sillonnée.
]12 HRVUR SYNOPTlQlli.
Dessus couleur de plomb, dessous blanchâtre. — 6) u o m a- I. o p s I s A E R. Assez analogue au précédent ; mais à léte plus alongée , à nniseau moins large, petit et revêtu de lames moins développées; à tronc plus comprimé , et à queue plus effilée. 25 Rangées d'écaillés en lozange. i4H -+• Sa. Couleur de plomb tirant sur le brun, avec deux raies dorsales claires; flancs jaunes avec une raie foncée. Se trouve à Java et au Bengale. ^)homalopsis sieboldii. Tronc plus comprimé que d'ordinaire; dos en toit par la forte carène qu'il forme, abdomen très étroit; 29 rangées d'écaillés lisses. Formes ramassées. Tête à-peu-près connne dans l'Homal. buccata ; mais moins obtuse, à sommet plus étroit, à lames labiales moins nond)reuses et à œil plus volumineux; aussi observe-t on deux frontajes antérieures. Dessus gris-brun tirant sur le pourpre, couleur presque couverte par plusieurs suites de très larges taches foncées; dessous jaune marbré de brun. 147 + 5i. Du Bengale. — 8) iiomalopsis CARiNicAUDA. Ihibitc les deux Amériques. Voisin de THom. plumbea de Java; mais à tète plus alongée, à queue plus effilée; aussi l'œil est-il [)lus volumineux, et les écailles sont à bout tronqué et surmontées d'une carène assez forte mais seulement sensible sur les parties postérieures. Couleur de plomb assez foncé; dessous jaunâtre, avec deux rangées mitoyennes de taches noirâtres, l'^y -h 56. — 9) HOMALOPSis ANGULATA. Port dcs Tropidouotcs ; mais à formes un peu plus ramassées. Tète grosse et arrondie, revêtue de 8 plaques assez peu développées , et dont la frontale impaire s'avance entre les nasales. Yeux plus volumineux que d'ordinaire. 19 Rangées d'écaillés surmontées d'une très forte carène. Jaunâtre, passant, sur les flancs, au rouge; dessus orné de très larges tachesfoncées anguleuses, dont les pointes se prolongent sur le dessous pour former des taches carrées et alternes. Dents postérieures sans sillon. 1 18 -J- 66. Poumon simple. Depuis le fleuve des Amazones jusqu'à la Martinique. —
iOj HOMALOPSis PLicATiLis. Assez lecoimaissable à sa tête très alongée et étroite , mais dont le museau est d'une brièveté remarquable ; à ses grandes écailles émoussées, lisses et disposées sur i5 rangées; et aux teintes. La lame frênaie manque. Taille ' très forte. Tronc assez gros et cylindrique. i34 "*" 3^- Dessus brun roux; sur les flancs une très large raie foncée accompagnée dune suite de taches. Dessous jaunâtre ; sur chaque coté, deux rangées de points brunâtres. Du Brésil; il en existe, à la Nouvelle-Orléans, une jolie variété locale, caractérisée par ses teintes vives. — ii)homalopsis MARTiï. Tête à-peu-près comme dans l'Hom. plumbea , mais plus déprimée et un peu plus alongée. Yeux assez petits. IVarines très rapprochées du bout du museau. Tronc beaucoup plus effilé que d'ordinaire, et cylindrique. 1 5 Rangées d'écaillés lisses. Corps entouré d'anneaux alternes bruns de deux teintes ; les adultes sont d'un noir presque uniforme , et ont la peau très luisante. i58 4- 4B. Depuis le fleuve des Amazones jusqu'à Surinam. 12) HOMALOPSIS REINWARDTII.
De grande taille et à formes assez alongées. Queue très courte et grosse. 21 Rangées d'écaillés lisses. Tronc presque partout d'égale grosseur et un peu comprimé , physionomie ressemblant à celle de l'Homalops. plicatile. Dessus brun-roux noirâtre, dessous jaune-rougeâtre : ces deux teintes s'entrelacent pour former sur les flancs des bandes et des taches, 180 -f- 42. Découvert dans la Louisiane. — i3) homa- Lopsïs LEOPARDINA. Voisin de l'Homalop. angulata par l'organisation des écailles, de l'Hom. plicatile par la configuration de la tête. Plaque frontale impaire enchâssée entre les nasales. D'un rouge-brunâtre relevé, sur le dessus ,par 5 suites de taches en quinconce. Queue alongée par rapport auxdimensions du tronc. 117 4- y'i. Patrie inconnue. — 14) homa- Lopsis HERPETON. Espècc tout-à-fait anomale et un des serpens les plus remarquables par deux appendices charnues qui se prolongent du bout du museau et qui sont revêtues
174 lŒVUE SYNOPTIQUE.
decailles. IMaques abdominales â-peine plus larges que les écailles et surmontées chacune de deux carènes, if) Rangées d'écaillés fortement carénées. Port, taille et formes de l'Hom. (le Schneider; mais le tronc est très gros au milieu , la tète revêtue de petites écailles , et au sommet , de 9 plaques entre lesquelles on voit plusieurs écailles déforme irrégulière. Dents d'égale longueur. i4o H- 96. Brun , rayé d'une teinte claire. Patrie inconnue.
J'ai réuni les BOAS dans la sixième famille des serpens non-venimeux. Ils ont la queue prenante et la faculté de s'entortiller également avec leur tronc autour d'autres corps. Leur écailles sont nombreuses et les lames du dessous très peu développées. La tète grosse et à traits prononcés , est revêtue d't'cailles ou de petites plaques dont la forme et la disposition sont assez disparates. Les yeux sont petits et ordinairement à prunelle horizontalement alongée ; les narines plus ou moins verticales. Les plaques labiales sont souvent creusées de plusieurs fossettes. Ils ont le poumon ordinairement divisé en deux lobes, et un crochet à l'anus. Habitans des contrées chaudes des tleux mondes , les espèces de ce genre ne sont pns nombreuses et la plupart d'entre elles dépassent tous les autres serpens dans leurs dimensions. Plusieurs espèces fréquentent les eaux douces; d autres habitent les bois ; et il en est qui sont essentiellement aquatiques. Ils ont l'habitude d'écraser leur proie dans les replis de leur corps et de lui concasser les os avant de l'avaler. Cette famille se divise en trois coupes génériques.
Genre I : Les BOAS PROPREMENT dits. (BOA). Ce sont les espèces dont l'intermaxillaire est dépourvu de dents, dont l'orbite est, comme dans les autres ophidiens, formée en dessus par les frontaux mitoyens, et qui ont le dessous de la queue garni de lames simples. Plus particulièrement propres à lAmérique intertropicale. Ceux de l'ancien monde sont de petite taille et offrent des formes disparates. — i) boa
CONSTRICTOR. Espècc teiTestre, d'une taille de 9 à 1 2 pieds. Très reconnaissable aux petites écailles lisses qui revêtent le corps et toute la tête, et dont on compte jusqu'à 67 rangées, et à sa teinte rougeâtre relevée par un dessin composé de larges taches ovales, de bandes et de raies entrelacées et d'un brun-rougeâtre. Formes assez vigoureuses j queue courte , tête en forme de cœur. 243 -f- 58. Habite les bois de l'Amérique intertropicale , où il se suspend aux branches des arbres pour guêter les petits mammifères dont il se nourrit. — 2) boa m urina. Le plus grand serpent connu. Narines verticales rapprochées au bout du museau ; cette partie et les lèvres revêtues de plaques. Yeux dirigés vers le ciel; l\i rangées d'écaillés lisses, Têtealongée^ à museau arrondi et à côtés assez inclinés, 260 4- Q^, Brun fuligineux, avec 2 rangées de taches orbiculaires sur le dos et une double suite de taches en œil sur les flancs. Espèce aquatique et vivipare qui atteint jusqu'à 20 pieds de longueur. Patrie : comme la précédente. — 3) boa cenchria. De moindre taille que les précédentes. Espèce terrestre , a les habitudes du Boa constricteur. Tête à-peu -près comme dans la précédente ; mais à plaques labiales creusées d'une fosse , et à plaques verticales remplacées par de petites lames de forme irrégulière. Queue courte. Narines ouvertes et latérales. 35 Rangées d'écaillés lisses. 240-1-48. D'un roux-brun jaunâtre; dessus orné d'une double suite de taches orbiculaires , claires et bordées de noir ; trois rangées de taches moins larges et foncées sur les flancs. Les taches confluent souvent pour former un dessin réiicuiaire. Patrie comme les précédens. — 4) boa canin A. Assez caractérisé par ses teintes vertes relevées par des taches dorsales blanches en lozange; dessous jaunâtre. Les jeunes souvent de couleur jaune. Dents antérieures très longues. Corps fortement comprimé, et plus particulièrement propre à se rouler en dedans. Queue prenante douée d'une grande force. Tête en cœur , revêtue au
176 HKVUE SYlNOPTIQI E.
sommet (rc'cailles de forme irrégulière et plus grandes vers le bout du museau. Toutes les lames labiales creusées de fossettes. 53 Raiif^ées d'écaillés lisses. Taille 6 pieds environ. iq6 4- 70. Depuis le lleuve des Amazones justpi'à Surinam. — 5) BOA iioRTULANA. Reconuaissable , outre ses formes élancées et la tjueue très longue, à une large fosse creusée dans la joue; on voit également des fossettes sur les dernières lames de la lèvre inférieure. Dents antérieures plus loncrues que les autres. Tète en cœur irrégulièrement revêtue d'écaillés au dessus; il existe une paire de lames frontales larges deux frênaies et une oculaire antérieure. Tronc très comprimé. Abdomen un peu anguleux et revêtu de lames plus larges que d'ordinaire. 3() Rangées d'écaillés alongées et lisses. Rrun-roux ; une suite de larges tacbes foncées, orbiculaires ou en lozange , et assez grandes sur les flancs. Disposition des teintes peu constante. Tète ornée d'un grand nond^re de traits fonct's vermiculaires. 2j3 4- 11 y. Fréquente probablement les arbres, se nourrit d'oiseaux et babite tout le lîrésil, Surinam, et a aussi été observé sur l'île de St Vincent. — 6)roa dussumieri. De l'anciennionde , d'une petite île près de Maurice. Formes effdées et queue longue comme dans le Boa bortulana ; mais à plaques labiales sans fossettes, à 89 rangées d'écaillés carénées , et à tète très alongée , revêtue d'écaillés , à l'exception du museau qui porte, au dessus, 2 paires de lames. Queue peu prenante. La rostrale est obliquement tronquée. Yeux latéraux. Narines étroites et un peu verticales. 238-4-128. Taille beaucoup moindre que dans les espèces de l'Amérique du Sud. Dessus gris- brunâtre , avec quelques taclies sur la nuque; dessous jaunâtre. — y) boa carinata. Espèce de très petite taille des Moluques et de la Nouvelle-Guinée. Tête assez alongée et déprimée ; museau anguleux aux côtés et tronqué au bout : ces parties revêtues d'écaillés, à l'exception des freins et des lèvres. Narines et yeux latéraux; les
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derniers saillans. Abdomen convexe et garni de lames plus larges que d'ordinaire. Plusieurs dents maxillaires longues au devant de la bouche. D'un brun-roux, varié de marbrures blanches et de taches foncées , qui confluent souvent pour former des raies dorsales. 2^7 Rangées d'écaillés fortement carénées. 170 4- 5o. — 8)boaconica. Peu connu. Du Bengale. Taille du précédent. Queue très courte et conique. Brun-foncé^ une large raie noire bordée de blanc serpente le long du dos; sur les flancs, une suite de taches foncées et orbiculaires. Dessous, couleur de nacre. 209-t- ig. — 9) B o A M EL A N u R A. Espèce anomalc , rapprochant les Boas des Tortrix. Taille et port des espèces de l'ancien monde. Formes ramassées. Tête revêtue de 9 plaques peu développées. Point de crochet à l'anus. Queue très courte et fortement prenante. 20 Rangées d'écaillés carénées et de forme carrée. 206 -f- 38. Gris-jaunâtre, une suite de taches noires sur les flancs près du ventre; une autre suite de taches très effacées, sur le dos : ces taches confluent sur la queue en formant une teinte noire uniforme. Dessous jaune d'ocre clair. Les PYTHONS composent le second genre de la famille des Boas. Ce sont tous des serpens de grande taille, qui habitent exclusivement l'ancien monde: ils ont l'intermaxiîlaire garni de dents; la voûte de leur orbite est complétée par un os surnuméraire, qui n'existe dans aucun autre serpent; et on observe au dessous de la queue .des lames divisées. Les lèvres sont toujours creusées de fossettes, et les plaques de la tête plus développées que dans les Boas proprement dits. — i) PYTHON BiviTTATUs. Lame Tostralc et les deux premières labiales seules creusées de fossettes. Museau et sommet de la tête revêtus de plaques irrégulières. Rémon des freins excavée. 63 Rangées d'écaillés hsses et petites. 270 -f- 70. D'une teinte jaunâtre, relevée par un dessin composé de larges taches alternes brunes. Sommet de la tête bordé par deux raies, formées par la teinte du fond.
178 REVUt SYNOPTIQUE.
Elancs variés et bigarrés de blanc et de noir. Dessous avec des taches carrées foncées. Depuis la côte occidentale de l'Afrique, par toute l'Asie inteitropicale, jusqu'à la Chine et à l'île de Java. Le plus grand serpent de l'ancien monde; atteint jusqu'à 20 pieds de longueur. — 2) python SCHNEIDER I. Eoruics bcaucoup plus effdées, tête beaucoup plus alongée, et taille moindre que le précédent. TeLe étroite, revêtue de plaques plus développées que d'ordinaire. Museau renflé au bout, à plaques labiales antérieures creusées d'un sillon ; les dernières lames de la lèvre inférieure également pourvues d'une fossette. Ecailles du tronc assez petites. 3ao -f- 90. Gris-brun jaunâtre, avec une raie noire mitoyenne sur le sonnnet de la lête et qui s'élcnd sur le corps, pour s'entrelacer avec d'autres raies, en formant un dessin réticulaire. Va jusqu'à i4 pieds et habite Malacca, Java, Sumatra et Amboine. — 3) python ameth ysti mus. Plaques de la tête plus développées que dans les autres espèces; fossettes labiales à- peu-près comme dans la précédente; formes plus effdées que d'ordinaire; /[i rangées d'écaillés. 800-1-96. Varié de brim rougeàtre et de jaunâtre; teintes qui forment souvent un dessin réticulaire effacé. Taille: six. pieds environ. Vient de Saparua, petite île dans le rayon d' Amboine. Les îles de Timor , de Samao et la Nouvelle Irlande nourrissent un Python tout-à-fait semblable, mais à traits moins prononcés. — 4)P"ïTnoN peronii. De la Nouvelle-Hollande. Taille 6 pieds environ. Tête beaucoup plus large que dans les autres espèces. Narines très spacieuses et dirigées vers le ciel. Museau assez obtus. Dessus de la tète revêtu de lames écailleuses nombreuses, irrégulières et plus grandes vers le bout du museau. Fossettes aux lèvres comme dans les précédens. 41 Rangées d'écaillés lisses. 275 4- 83. Noir, parsemé de traits et de taches d'un jaune d'or, plus ou moins grandes, à ce qu'il paraît, selon les lieux qu'habite l'espèce.
3'"^ Genre de la famille des Boas: les AGROCHORDES. Ophidiens très curieux et disparates par leur organisation. Ce sont cependant des Boas, mais des Boas anomaux. Ils ont une queue fortement prenante et comprimée comme leur tronc. Ils manquent de crochets à l'anus. Leur tête est arrondie; les yeux extrêmement petits, un peu verticaux, à prunelle orhiculaire, et leurs narines , tubulaires et rapprochées au sommet du museau, sont dirigées en avant ou vers le ciel. Toutes leurs parties sont revêtues d'écaillés excessivement petites, non-imbriquées et mucronées, et on voit sur la ligne médiane du ventre une crête saillante , hérisvsée d'écaillés. Le dessus de l'orbite est formé par une apophyse du frontal postérieur. Dents comme dans les Boas proprement dits. Ils sont essentiellement aquatiques, habitent les Indes Orientales , et ont des teintes très sombres. Poumon prolongé jusqu'à l'anus. On ne connaît que 2 espèces de ce genre. — ï)acîiogkordus javanicus. Dans les rivières de Java. D'une taille de 8 pieds et à formes assez ramas* sées. Narines dirigées en avant. Brun foncé, chargé de nombreuses marbrures. Crâne de forme bizarre par la brièveté de la partie antérieure, la petitesse des mastoïdiens et l'extrême longueur des caisses. — 2)acïiochordus fasciaïus. Formes beaucoup plus grêles et taille moindre que le précédent; écailles des lèvres plus développées. Narines presque verticales. Brun , avec des bandes claires sur les flancs. Depuis les grandes Indes jusqu'à la Nouvelle-Guinée.
La seconde grande division des serpens comprend les Serpens venimeux. Ils sont tous pourvus d'une dent meurtrière fixée sur le maxillaire, dont le volume est plus ou moins réduit, de sorte qu'il porte rarement d'autre dents que les crochets. Cet embranchement se divise naturellement en trois groupes ou familles.
La première , celle des Serpens venimeux c o l u b r iformes, renferme tous ces ophidiens venimeux qui rappelent
180 IVKVUE SYiNOPTJQUE.
par leiiis tonnes les serpeiis noii-veniiiieiix teneslres, aux- (juels ils ressemblent quelquefois beaucoup , et dont ils ne se distinguent souvent par d'autres signes extérieurs que par la grosseur du museau. Ils ont le tronc alongé; la queue courte , ramassée et conique; les yeux peu volumineux et à prunelle orbiculaire; les narines ouvertes et latérales. Leurs écailles sont grandes, en lozange et pres({ue toujours lisses. Leur tète est revêtue de plaques semblables à celles des Couleuvres , dont la rostrale est assez développée , tandis que la frênaie manque ordinairement. L'appareil venimeux est beaucoup moins développé que d'ordinaire : le maxillaire est long et armé souvent de dents placées derrière les crocbets, ([ui sont courts mais forts, et pourvus d'une fente qui réunit les orifices; la màcboire inférieure avec ses pièces suspensoires est peu développée. Ces Opbidiens babitent les contrées chaudes des deux moildes, ne se trouvent point en Europe , et ne forment que trois genres.
i) Les ELAPS, à tronc cylindrique très effilé et de même gi'osseur , entouré ordinairement de i5 rangées d'ecailles larges et lisses; à tète alongée et peu distincte du tronc; teintes le plus souvent assez vives et belles. Ils fréquentent les lieux boisés ou couverts de végétation et paraissent fuir les terrains arides. Ils babitent dans les deux mondes, et forment un groupe naturel , dans lequel on peut établir plusieurs divisions géographiques : A. Espèces américaines, à corps marqué d'anneaux alternes de rouge et de noir, i) ELAPS coRALLiNus. Têtc uu pcu coniquc ; lauics occipitalcs assezlarges. Parvient à une taille de 4 pieds et plus sur une grosseur d'un doigt d bomme. Sommet de la tête noir; teintes extrêmement sujettes à varier, de même que les lames du dessous, qui chez les uns au nombre de i^8-l-25, s'élèvent cbez d'autres à 22 2 H- 45» Couleur du fond, du rouge au jaune , au blanc ou au brun ; anneaux souvent effacés et seulement reconnaissables à leurs bordures blanches. Du Brésil jusqu'à la Caroline. —
:ï) E L A p s L E M N I S c A T u S. A peine distinct du précèdent. Vient des Guyanes. Formes un peu plus élancées; yeux plus petits et moins latéraux ; une bande noire entre les yeux ; anneaux du corps noirs et ordinairement rapprochés trois à trois. 23o 4- 36. — elaps sur ïn amen si s. Très reconnaissable à sa tête large, courte, déprimée, et revêtue de plaques peu développées et bordées de noir ; à son museau obtus, à ses formes trapues; à son corps entouré d'anneaux rapprochés 3 à 3 et dont celui du milieu est très large ; enfin aux écailles dorsales un peu plus larges que les autres; parvient à une très forte taille et habite la Guyane hollandaise. — B, Espèces d'Afrique. On n'en connaît qu'une seule. 4) ELAPS kygirae. Facile à reconnaître au caractère artificiel tiré de la présence d'une lame nasale indivisée, percée par les narines ; verticale assez alongée ; 6 labiales. Plaques abdominales moins larges que d'ordinaire. 200 -h 28. De petite taille. Habite au Gap, Teintes de toute beauté: jaunâtre, dessus d'un rouge vif, orné de bandes noires, quelquefois confluentes; dessous bigarré de noir. — G. Espèces de l'Asie. 5) elaps col la ri s. Peut-être identique avec l'Elaps des îles Phili])pines. Formes de l'Elaps lemniscatus; mais à tête courte, grosse et déprimée; la sixième plaque verticale, évasée et touchant aux occipitales. Brun foncé, dessous marqué de taches rouges, dont les angles se prolongent sur les flancs. Cou orné d'un collier. 229 -f- ly. — 6) ELAPS TRIMACULATUS. Vicut des graudcs Indes. De très petite taille. Formes extrêmement délicates ; queue partout de la même grosseur. Dessus brun clair ; avec une raie dorsale noire , accompagnée d'autres raies étroites sur les flancs. Tête , bout de la queue et anus noirs. Dessous jaunâtre. Queue blanche, mouchetée de noir. 241 ■+" 32. — 7)elapsfurcatus. i3 Rangées d'écaillés. Corps filiforme. 255 H- 22. Tête d'une venue avec le tronc et étroite. Dessus brun très foncé; imc raie dorsale bifourchue sur la tête^
182 UEVUE SYNOPTIQLi:.
d'un beau jaune , qui passe au rouge sur la queue ; une raie blanche sur les flancs. Dessus d'un vert vif, avec des bandes transversales foncées. Taille i5 pouces environ. Habite Java et se trouve aussi sur la presqu'île de Malarca et a Sumatra, où il forme une variété de climat. — 8) elaps r. iviRGATUS. Très belle et rare espèce. A peine de la grosseur du petit doigt sur une longueur de 3 à 4 pieds. Corps extrêmement effilé, cylindrique et partout d'égale grosseur. Queue plus longue que d'ordinaire. Tète presque d'une venue avec le tronc. Dessus bleu violet, passant, vers la queue, au pourpre. Flancs marqués d'une raie blanche, ondulée et étroite. Tcie et dessous rouge écarlate. 2^0 f. 49. Habite les îles de Ja\a et de Sumatra , où il forme une variété caractérisée par une raie sur la ligne médiane du dos. — D. Espèces de l'A u stralasie. 9) elaps mùlleri. De la Nouvelle-Guinée et tles îles adjacentes. A corps plus gros au milieu que d'ordinaire , et à queue courte et plus conique. Tête distincte du tronc, revêtue de plaques très alongées , mais à museau court. Dessus brun ou brun roux; dessous tantôt jaune , tantôt vert ; une raie jaune ou couleur de rose va des lèvres sur les ilancs. 162 H- 28. — 10) elaps coronatus. Pour la taille et les formes, semblable au précédent, mais à museau plus pointu; i38 + 52 lames indivisées. 6 Larges lames labiales , une seule temporale. D'un vert-brunâtre; sommet de la tête bordé par un trait noir. 11) elaps p s A M M o p H I s. Ressemble , à s'y méprendre , à certains Psammophis et notamment à la variété verdâtre du Psamm. moniliger du Gap. Queue plus effilée que d'ordinaire. 186 -f- 76. D'un vert olivâtre. Dessous et bord de l'oeil jaunâtres.
Le deuxième genre de la famille des serpens venimeux colubriformes , celui des BONGARES, ne comprend que deux espèces assez voisines , assez reconnaissables à leur dos revêlu d'une rangée d'écaillés hexagones et plus larges que le reste. Ils ont le port et la physionomie des Elaps , mais
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leurs formes sonl plus vigoureuses et ils parviennent à une taille beaucoup plus forte. L'abdomen est convexe , la queue robuste, revêtue en dessous de lames indivisées. i5 à 17 Rangées d'écaiiles lisses. Corps annelé de jaime et de noirâtre. Tête à-peu-près comme dans les Elaps. Leur squelette est pourvu de larges apophyses transversales , évasées en forme de lamelles. Plusieurs dents solides derrière les crochets. Os de la tête très robustes. Ils habitent les grandes Indes ainsi que les îles de Geylan et de Java. •— i) bungarus annu- LARis. Corps entouré d'anneaux complets de noir et de jaune. Queue extrêmement vigoureuse , carénée sur le dessus , et très grosse jusqu'au bout. Deux raies formant un angle aigu, sur !e sommet de la tête. 2î3-f-34. Longueur () pieds. — 2)BUNG\aus semifascîatus. Taille un peu moindre que le précédent. Os beaucoup moins vigoureux. Corps entouré de demi-anneaux. Queue plus élancée et conique. Tête plus déprimée ; yeux moins volumineux. 2op 4- 46. Teintes assez sujettes à varier.
Le troisième et dernier genre des serpens venimeux colubriformes est celui des NAJAS, ils ont des formes plus robustes que les Elaps et les Bongares 5 leur tronc n'est pas cylindrique , mais plus gros au milieu ; leur queue est plus alongée et toujours conique ; l'abd^omen large et convexe ; leur cou jouit plus ou moins de la faculté de se dilater en disque ; leur tête est assez distincte du tronc et souvent très conique,* leurs yeux sont grands et latéraux , ainsi que les narines qui sont ouvertes; la plaque rostrale se prolonge ordinairement sur le sommet du museau ; favant-dernière plaque labiale souvent de forme irrégulière ; leurs écailles enfin sont presque toujours lancéolées , et même quelquefois carénées. Les Najas habitent les contrées chaudes ou voisines des tropiques de l'ancien monde. — i) NAJA tripudians. C'est le célèbre serpent dont les bateleurs des Indes se servent pour exécuter des jongleries, et auquel on a donné le nom de serpent à
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lunettes, parce que son cou est orne d'un trait avant quelque analogie avec certaines espèces de cet instrument Son cou est assez dilatable. Il atteint une forte taille. 23 à 3i Rangées d'écailles. 1874-47- Brun plus ou moins foncé , tantôt uniforme , tantôt orné de bandes obliques et étroites- Teintes assez sujettes à varier. Depuis le Malabar jusqu'aux îles Pliilippines. Une variété de climat à teiutes foncées existe à Sumatra ; les individus de Java ont les teintes presque noires, la queue plus courte et on ne remarque le dessin du cou que dans le jeune âge. Se nourrit de crapauds. —
2) NAJA HAJE. Analogue au précédent, mais à cou moins dilatable, à tête plus conique, à plaque rostrale saillante, à lames labiales plus larges , et à teintes diverses. 208 -H 5 i^. 23 Rang, décailles. Brunâtre, vaiié de taches foncées et claires. Habite lEgypte ; une variété de climat se trouve au Cap : elle a le système de coloration peu constant , variant du brun au jaune et même au blanc. C'est l'A s pi s proprement dit , célèbre dans l'antiquité et encore de nos jours par les jeux qu'exécutent avec lui les sorciers de fEgypte. —
3) NAJA BUNGARUS. Fomie plus grêlcs et taille moindre que les précédens ; museau court et un peu tronqué au bout; yeux volumineux ; queue élancée et écailles dorsales un peu plus grandes que les autres. 25o -f- 3o s. -{- 80 div.; ou 262 -+- 23 s. -H I ï8 div. ; 19 rangées d'écaillés. Dessus bleu noir , relevé par de nombreux traits en angle et blanchâtres. Habite les îles de Java et de Sumatra ; espèce très rare. —
4) NAJA BUNGAROiDES. Semblable au précédent pour les teintes; mais à tête plus large et plus ramassée, à écailles d'égale grandeur , à queue plus courte , et à yeux moins volumineux; 214 •+- Sa lames simples; 21 rang, d'écaillés. —
5) NAJA poRPHYRiCA. Port du Naja à lunettes; mais de taille moindre; à i5 rangées d'écaillés seulement; à museau assez obtus, etc. Dessus bleu noir, flancs rose-pourpre^ dessous jaune. Piaq. abdominales 180; 5o sous-caudales.
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qui sont en partie indivisées. Se trouve sur les sables de l)ruyère à la Nouvelle-Hollande. — 6) naja h^maghates. Espèce bien caractérisée par des formes assez ramassées , par sa tête large à la base et pointue vers le bout du museau , et par ses écailles carénées, disposées sur 19 rangées. Le cou est un peu dilatable. 137-1-40. N(ir pourpre varié de jaunâtre. Habite les plaines sablonneuses au Cap de Bonne Espérance. — 7) naja ruombeata. De moindre taille que le précédent, dont il a à-peu-près le port. 19 à 21 Rangées d'écaillés faiblement carénées sur le dos. Queue extrêmement courte et vigoureuse. i34 -+- 21. Point de dents solides derrière les crochets. Grisâtre-pâle , dessous plus clair; une suite de taches en lozange sur le dos, une large tache anguleuse sur la tête. Observé au Cap et à la Côte d'Or. — 8) naja lubrîca. Reconnaissable à son corps entouré de larges anneaux noirs et rouges. Lame rostrale très large et s'avancant assez sur lé sommet du museau. Taille de 2 pieds environ. 19 à 21 Rangées d'écaillés Usses. i5o-h24. Du Cap. — 10) NAJA ELAPS. D'origine incounue et de très forte taille. Intermédiaire entre les Najas et les Élaps. Formes assez vigoureuses. Tête distincte du cou, qui n'est pas dilatable. Lames frontales postérieures et occipitales très développées. Avant-dernière plaque labiale resserrée vers la région des tempes. Yeux assez petits. 1 83 -I- 41; i5 rangées d'écaillés lisses en lozange , jaunes d'ocre à centre brun-marron. — ii) naja curta. Formes extrêmement ramassées. Prunelle de l'œil un peu verticalement alongée. Queue très courte et grosse. 19 Rangées d'écaillés lisses. Lame surciliaire un peu saillante. Tête très large , à joues saillantes. D'un vert-olivâtre uniforme , plus clair sur le dessous. Patrie : la Nouvelle-Hollande.
La 2™* Famille des Serpens venimeux comprend les Serpens de mer, que j'ai tous réunis dans le genre HY- DROPHIS, Ils se distinguent facilement de tous les autres
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ophidiens par leur queue très large , et élevée «lans le sens vertical en forme de rame. Leur tête est petite, d'une venue avec le tronc et revêtue de plaques, comme dans la plupart de serpens , mais avec cette différence que les nasales rapprochées au sommet du museau , remplacent les frontales antérieures, qui manquent alors ; les narines sont par conséquent tout-à-fait verticales , elles ont une forme orbiculaire et sont susceptible d'être fermées au moyen d'une valve. Les lèvres sont à bords rentrans , de sorte que la bouche peut se fermer hermétiquement. L'œil est petit et à prunelle orbiculaire j les crochets sont peu développés et toujours suivis de plusieurs dents solides et délicates. Le tronc s'amincit considérablement vers les deux exlrémitc'S de l'animal , de sorte que le cou est souvent assez grêle. Les écailles sont en lozange ou en hexagone , non imbriquées , revêtues d'un épidémie mince , et surmontées d'un tubercule: on en voit deux sur la rangée médiane des écailles de l'abdomen qui sont à peine plus larges que les autres. Leur poumon est souvent prolongé en un réservoir pour l'air , qui s'étend jusqu'à l'anus. La couleur dominante est le jaune ou le vert. Ils ont le corps souvent marqué d'anneaux ou de bandes foncées ou de taches en lozange. Les serpens de mer habitent exclusivement les parages intertropicaux des mers des Indes orientales et du grand Océan pacifique. Ils vivent probablement de poissons , et ne vont jamais à terre. On n'en connaît que 7 espèces, dont la dernière est en quelque sorte anomale , en ce qu'elle offre des narines latérales, 5 lames frontales, des lames abdominales assez larges et des écailles lisses, imbriquées et revêtues d'un épidémie dur. i) h'ïdropuis schistosa. A museau brusquement conique au bout, et courbé en bec. Lame rostrale étroite , prolongée en pointe , verticale j de forme lancéolée , nasales en trigone. Yeux assez verticaux. 5i Rang, d'écaillés. 3oo -I- 5o. Gris«£rdoisé, avec de larges bandes brunâtres plus ou moins effacées. Les adultes ont des teintes uniformes.
Habite le Golfe de Bengale. — 2) 11 y d r o p 11 1 s s t r i a t a. Tête arrondie, museau obtus, une rangée de petites lames tris^ones enchâssées entre les labiales, sur le bord de la lèvre inférieure. Jaune verdàtre, marqua sur le dessus de taches en rhombe plus ou moins foncées, disposées transversalement et quelquefois en forme de bandes. Formes moins vigoureuses que dans la précédente. Longueur 6 pieds environ. 29 Rangées d'écaillés; 344 -f- ^^^ Des mers des Indes, de la Sonde et de la Chine. — 3)îiYDiioPHîs nîgrogincta. Assez voisine de la précédente, mais elle a la sixième plaque labiale assez évasée et touchant aux occipitales en s'étendant sur la région des tempes 5 sa tête est plus étroite et phis arrondie; elle manque de petites lames surnuméraires à la lèvre inférieure; son corps enfin est entouré d'anneaux complets et très foncés. 3o6 -f- 49 5 ^9 rangées d'écaiiles. Observée dans le Golfe de Bengale. — 4)hydeophis gracilis. Port des précédens, mais d'une taille moindre, et à formes extrêmement grêles , notamment vers le cou , qui est assez effilé. Tête plus petite que dans les autres espèces, et très étroite. Jaunâtre, à taches transversales en lorsange et noires; cette dernière couleur occupe toutes les parties antérieures, de sorte que la teinte du fond ne paraît que sous forme de bandes étroites. Tête noire, une tache claire au dessus de l'œil. 355 -f- 5o. 27 Rangées d'écaillés. Golfe de Bengale et mers de la Sonde. — 5)hydrophîs pela m î s. A. petites écailles hexagones disposées en pavé. Formes ramassées. Tête très alongée. Ligne médiane de l'abdomen indiquée par une suture formée parles deux dernières rangées des écailles, dont on compte 47 en tout. 35o -f- 60. Dessus brun noirâtre, dessous jaune; queue, et quelquefois même tout le corps de l'animal, varié de ces deux teintes. La plus commune des espèces ; se trouve dans tous les parages qu'habitent les serpens marins. — 6) HYDROPHis PELAMÎD01DES. Formes beaucoup plus trapues et tête plus courte que le précéderit, duquel
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il se rapproche par lacoiiforinalion ties écailles; mais ces organes sont plus grands et on n'en conjpte que sS à 3o ran^rées. Des vestiges d'écaillés abdominales, enchâssés sur la suture médiane du ventre. Jaunâtre, à larges taches dorsales en lozange. i36 -{- 27. Golfe de Bengale et mers de la Chine et des Moluques. — y) iiydrophis co lu brin a. Espèce anomale, très facile à reconnaître aux écailles lisses, imbriquées et revêtues d'une épidémie cornée; aux narines latérales; à la présence de 5 lames occipitales; à ses lames abdominales beaucoup plus larges que dOrdinaire. 23 Rangées d'écaillés. Plaques: 220 -h 38. Vert foncé, marqué de larges anneaux noirâtres, assez effacés dans l'âge adulte. Presque aussi commun (pie le Pélamide ; habite les n)cmes lieux.
La troisième et dcînière famille dc^s serpens venimeux comprend les S er peu s venimeux proprement dits. Ils ont nne physionomie tout-à-fait particulière et quelque chose de liideux dans leur aspect; on pourrait même dire que leur caractère malfaisant s'exprime dans chacune de leurs parties: car ils ont des formes lourdes et ramassées , une queue très courte , une tète grosse , très large à la base , et en forme de cœur; toutes les parties sont ordinairement hérissées d'écaillés lancéolées et surmontées d'ime forte carène ; leur museau est souvent tronqué ou même retroussé; les freins, dans plusieurs genres, sont creusés d'une fosse spacieuse et profonde ; la lèvre supérieure est renflée et descendante comme dans les chiens-dogue; l'ouverture de la bouche est assez arquée ; les yeux sont petits , à prunelle verticale , et enfoncés sous une lame surciliaire saillante ; leurs crochets enfin sont extrêmement développés , et occupent à eux-seuls le maxillaire qui est réduit à un assez petit volume , tandis que les ptérygoïdiens externes forment un levier en guise de stylet. Cette organisation détermine leur mode d'attaque , qui est tout particulier , en ce qu'ils attendent tranquillement jusqu'à ce que les animaux, dont ils se nourrissent, soient à leur
portée; se jetant ensuite sur eux, ils frappent cl un seul coup la plaie meurtrière, qui, mettant leur proie hors d'état de s'échapper , la fait tomber dans leur pouvoir. Les serpens venimeux proprement dits se trouvent dans les cinq parties du monde. Ils habitent tantôt les bois, tantôt les plaines. On en connaît trois genres. Les deux premiers ont des fosses nasales.
i) TRIGONOCEPHALUS. A queue terminée par une plaque cornée et conique. Ils habitent les régions boisées des deux mondes , mais n'ont été observés ni en Europe, ni en Afrique , où ils sont remplacés par les Vipères. On peut établir dans ce genre deux divisions , fondées sur la nature des tégumens de la tête. — A. Espèces à tête revêtue d'écaillés. Elles sont plus particulièrement propres à la Zone torride. — i) tïitgonocephalus jaîiaracà. Formes un peu plus effilées que d'ordinaire ; tête plus alongée , revêtue d'écaillés plus grandes vers le bout du museau dont les bords sont garnis de plaques; g lames labiales; i88 H- 53; iy rangées d'écaillés lancéolées et fortement carénées. Brunolivâtre , ordinairement relevé par de larges bandes ou taches en lozange. Habite les forêts du Brésil. — 2) trigonoce- PHALUS ATROx. Très analogue au précédent, qu'il paraît représenter aux Guyanes; mais à 8 lames labiales , à 4 paires de mentales, à museau plus conique, à écailles moins effilées dont les carènes assez saillantes , et à teintes plus claires et tirant au gris pourpre. 194 H- 64. — 3} trigonocepha- Lus LANCEOLATUS. Remplace les précédens aux petites Antilles, et leur est très voisin; mais à lames abdominales plus nombreuses , à teintes tirant sur le vert ou sur le jaune , à 2 paires de plaques mentales assez petites, et à 3i rangées d'écaillés plus petites. 255 + 64. — 4) trigonocephalus BiLiNEATUS. Très reconnaissable à sa queue mince et susceptible de se rouler en dedans , à son tronc assez comprimé , élancé et à ventre étroit , à ses petites écailles , enfui
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à SCS belles teintes vertes passant au brun-roux sur la queue, et relevées par une raie jaune de citron près de l'abdomen. Dessus jaune -blanchâtre. 280 ^ ^8; 29 rangées d'écaillés. Très rare au Brésil et à Cayenne. — 5) TniGONocEPnALus NiGROM ARGiN ATTJs. Espèce de petite taille , assez caractérisée par ses écailles en lozange , lisses, disposées sur ig rangées, plus grandes sur le sommet de la tête; par 2 larges plaques au bout du museau ; par des plaques surciliaires divisées, etc. i^^ 4- 56. Dessus vert foncé, orné par des taches noires. Vient de Cey lan. — 6) t r i g o n o c r p u a l u s WAGLERi. Tête très large et grosse; museau anguleux aux côtés et obli({uement tronqué en dessous; 5 paires de mentales assez trapues; 25 rangées d'écaillés pourvues de forte carènes, prolongées en pointe sous la gorge. Dessus vert foncé avec des bandes transversales jaunes. i4o -4- 48. Habite l'île de Sumatra. — 7) trigonocepiialus viridis. Taille moyenne. Dessus vert uniforme ; dessous jaune. Deux grandes lames au l^out du nuiseau , qui descend presque perpendiculairement. 21 Rangées d'écaillés lancéolées et carénées. 164 4- 64' Des grandes Indes, vit aussi dans les îles de Sumatra, Célèbcs et Timor. — • 8) trigonocepha- Lus PUNICEUS. Très reconnaissable à son œil protégé au dessus par une rangée de petites écailles relevées en pointe. Tète très large, en cœur et à sommet plane; museau anguleux et excavé aux côtés, à bout arrondi et obliquement tronqué, 162 -+■ 54. Brun-roux, bigarré et varié de jaunâtre, de pourpre ou de grisâtre; queue très foncée. Patrie: l'île de Java. — B. Espèces à sommet de la tête revêtue de lames. 9)tkigonocephalîjs rhobostoma. Très belle espèce. Formes assez vigoureuses. Tête en cœur, garnie sur le sommet de 9 lames plus développées que d'ordinaire ; museau assez conique à bout proéminent et mobile ; écailles lisses , en lozange et plus grandes sur la rangée médiane du dos qui est en carène. Queue courte et pointue, x/iy -h 55. Brun-
louo^eâtre, plus clair sur le clos, dont les côtés sont ornés de larges taches foncées triansful aires. Sommet de la tête bordé d'une large raie rougeâtre ; une raie noire derrière l'œil. Habite l'île de Java. — io)trigonocepiîalds iîyp- NALE. De Ceylan et des îles Philippines. Taille petite. Museau prolongé en pointe retroussée et saillante , revêtu au dessus d'écaillés, auxquelles succèdent la lame verticale, les surciliaires et les occipitales. 19 Rangées d'écailîes carénées. i4^ -\- 4<^« Teintes du corps à-peu-près comme dans le précédent. — ii)TRiGONOCEPnALus ha lys. Formes plus grêles que d'ordinaire. Tête alongée, revêtue de g lames dont les frontales antérieures assez ramassées; museau court et arrondi. 27 Rangées d'écaillés lancéolées et carénées. i65 + 3^. Dessus gris-jaunâtre, avec 5 rangées détaches brunâtres. Observé dans la Tartarie. — 12)trïgonocepuALus BLOMHOFFiî. Lamcs dc la tête à-peu près comme dans le précédent, mais à formes plus lourdes et à tête plus grosse; 25 rangées d'écaillés fortement carénées. 189 + 5i. Dessus brun-olivâtre, avec deux rangées de taches ovales foncées ; une large raie noire derrière l'œil. Du Japon. — i3) TRïGONOCEPHALus CENCHRïS. De l'Amérique du Nord ; assez reconnaissable à ses petites lames occipitales , qui manquent quelquefois totalement; et aux écailles de l'occiput qui sont iiérissées de tubercules au lieu de carènes. Formes ramassées. i3o -f- 43. Corps orné sur le dessus de larges bandes de brun-cuivré^ qui font entrevoir la teinte du fond sous forme de grandes taches en lozange et d'un brun-grisâtre.
Le deuxième genre des serpens venimeux proprement dits est celui de GPvOTALE. Ils sont propres au nouveaumonde, et habitent de préférence les lieux secs et incultes ; on pourrait dire qu'ils remplacent les Vipères dans les deux Amériques. Ils ont des fossettes nasales comme les Trigonocéphales, mais leurs formes sont plus roî)UStes , leur tête est plus
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L'i'ossc lîlk'iii qiioue année au bout, soit d'un instrument bruyant appelé sonnettes , soit cVunc écaille dure prolongée en pointe longue et acérée. On ne connaît dans ce genre que 4 espèces, dont plusieurs parviennent à une taille plus forte qu'aucun autre serpent venimeux. — i) crotalus jior- RiDUS. Le grand Crotale de l'Amérique du Sud. A museau revêtu de 3. ou de 4 paires de lames. 29 Rangées d'écaillés en lozange et surmontées d'une carène tranchante. i4'J H- 25. Dessus d'un brun-jaunatre relevé, sur le dos, par une rangée de larges taches en lozange. — 2) crotalus durissus. Remplace le précédent dans l'Amérique du Nord et se trouve jusqu'au IMexique. Très voisin du C. horridus, mais il n'a qu'une ou deux paires de lames sur le museau ; les carènes des écailles sont moins développées , les yeux sont plus petits, les teintes plus foncées , les taches souvent en forme de bandes, et la queue noire. 170 -f- 22. — 3) crotalus milia- Rius. Petite espèce de l'Amérique du Nord , assez reconnaissable à sa tète revêtue au sommet de 9 plaques assez développées. 23 Rangées d'écailles. i3i -+- 26. Oeil vohmiineux. D'un gris-rougeàtre , orné de 3 suites de taches plus foncées. — 4) crotalus mu tu s. Remarquable parce que sa queue est armée au bout , au lieu de grelots , d'une pointe dure et acérée. Tête revêtue d'écaillés. Dos en carène. Ecailles surmontées d'une carène en forme de tubercule. Parvient à une taille de dix pieds : c'est le plus grand serpent venimeux. Fait le passage aux Trigonocéphales; mais sa physionomie est tout-à-fait celle des Crotales. 227 4- 49- D^ l'Amérique méridionale.
3'"^ Genre: VIPERE; comprend tous les serpens venimeux proprement dits, qui manquent de fosse nasale. Ils ont ordinairement la tête et le corps revêtus d'écaillés lancéolées et carénées. Leurs formes sont le plus souvent très lourdes et leurs teintes d'un oris ou brun terne. Ils habitent les déserts ou les lieux incultes de l'ancien monde. — iWipera
ARiETANS. De loi te taille et à formes exlrejucmoiU lourdes et ÎHcleuses. Tête grande, très aplatie et à museau assez large et obtus. Narines verticales , extrêmement spacieuses. Tête et corps revêtus d'écaillés lancéolées relevées par une forte carène. i3/i-{-^y. Dessus jaunâtre orné de 3 rangées de taches, souvent en œil, dont 2 paires sur l'occiput. Du Gap et de la Cote-d'or. Une variété locale à teintes plus claires habite le Kordofan. — 2)vipera atropos. Du Cap. Taille moindre et formes moins vigoureuses que la V. arietans. Tête plus petite , narines moins spacieuses et plus latérales. D'un brun très foncé, relevé sur le dessus, par 4 rangées de taches en œil. i38-f-23. — 3) vipera cornu ta. Taille petite ; formes extrêmement trapues. Oeil protégé en dessus d'une rano^ée d'écaillés prolongées en pointe. Narines latérales. Gris-brun , orné de taches foncées, dont les dorsales disposées en une rangée médiane. 124 + 22. Du Gap ; très rare. — 4) vipera ECHis, Oeil entouré d'une rangée de petites écailles; narines étroites, rapprochées du bout du museau qui est garni, sur le dessus , de 2 lames. Queue courte , garnie de plaques simples. i56+3o. Des grandes Indes; se trouve aussi dans l'Afrique septentrionale. Brun-grisâtre ou jaunâtre , à raies et à taches en œil sur le dessus. — 5) vipera cérastes. Assez distincte par sa tête très large et en cœur ; par son museau court , obtus et arrondi ; par des narines assez étroites, verticales et placées au bout du museau; par ses écailles surmontées d une carène en forme de tubercule ; par ses teintes pâles, grisâtres ou couleur de terre; enfin par le développement des écailles surciliaires , dont l'une est souvent convertie en pointe assez longue. i34 -f 29. Habite les déserts du Nord de l'Afrique. — 6) vipera KLEGANS. Formes plus effdées que d'ordinaire. Oeil protégé par une lame surciliaire ; narines très ouvertes, latérales. Museau étroit, enflé et anguleux aux côtés. De grande taille; ï68 -h 52, Vient des grandes Indes et de Ceylan. Brun-jaunâtre
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vif, avec trois rangées de taclies ovales , bordées de noir et de blanc sur le dessous. — 7) vipera berus. La Vipère commune dans le Nord et le centre de l'Europe , est aussi répandue dans une grande partie de l'Asie. Taille moyenne. Tète revêtue en dessus de lames, parmi lesquelles distingue une verticale, des siirciliaires et deux occipitales. Museau arrondi et anguleux aux côtés. Narines tout-à-fait latérales. i45 H- 35. Varie du brun au gris, au noir et au roux; une large raie dentelée le long du dos. Les maies ont les teintes claires. — 8) vipera AS PI s. Remplace la précédente dont elle se rapproche beaucoup, dans le Sud-Ouest de l'Europe et se trouve jusqu'en Sicile. Formes un peu plus effilées ; tête plus grande , revêtue au sommet d'écaillés de forme irrégulière; museau un peu retroussé; corps avec plusieurs rangées de taches. Varie comme la précédente. i52 H- 1?.. — 9) vipera ammodytes. Encore voisine des deux précédentes [)ar le port et la physionomie ; mais à formes plus trapues, à museau prolongé en pointe dirigée en haut, à sommet de la tête assez irrégulièrement revêtue d'écaillés et de petites plaquesi i5o-+-34. Système de coloration à-peu près comme dans la Vipère commune , mais souvent à queue rougeàtre. Habite le Sud-Est de l'Europe depuis la Sicile et la Dalmatie jusqu'en Grèce. — 10) VIPERA acantopiiis. Espècc anomale de la NouvcUc Hollande ; à formes ramassées ; à queue mince et terminée par une pointe dure ; à tête revêtue au sommet de 9 lames ; à lames surciliaires , ordinairement relevées et inclinées vers le sommet de la tête; et à 2 1 rangées d'écaillés carénées. 11 5 -H 4o. Gris-brunâtre , varié et tacheté de noir.
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