BOIS G ARES
Plaques: i68 ^ 33 ou 182 -+- Sy. La circonférence du tronc «!st égale à celle d'un pouce d'homme sur une longueur de 9,61 + 0,9. La fig. I PI. 86 i^oL IL de l'ouvrage de Seba démontre que cet Elaps parvient à une taille extraordinaire , vu que cet indlvi(hi est de la grosseur de presque deux pouces sur une longueur totale d'environ six pieds : j'ai vu un sujet de cette taille chez M. Klinkenberg à Utre^ht. Le jeune est représenté chez Seba // PL 6 fig. 2.
M. TniENEMANNà Drcsdc a bien voulu me communiquer un portrait de cet Elaps fait d'après le vivant. Il surpasse en beauté toutes les autres espèces. Le rouge vermillon du fond est d'un éclat incomparable ; les anneaux larges et du noir le plus prononcé, sont bordés de bandes d'un jaune vif, et séparés de la couleur dominante par une bande également noire.
4 Esp. UÉLAPS D'HYGIÉE. ELAPS HYGIAE.
PI. XVI fig. 14 et i5.
La beauté et l'élégance des formes de cet Elaps sont admirables. 11 a le port de I'élaps corail, mais âa queue est plus mince, et la tête moins large. ïl se distingue des autres espèces par l'existence d'une plaque nasale indivisée, et percée au centre par les narines qui sont moins enff)ncées et moins ouvertes que d'ordinaire. On ne compte que six plaques labiales. Les occipitales ont peu d'étendue; la verticale est en hexagone alongé. Les plaques abdominales sont plus étroites que chez les autres Elaps.
ELAPS UYGAIE. 447
Cette espèce n'atteint que rarement o,5o -f- o,55; plaques : 192 -+- 24 ou 210 4- 33.
Elle est d'un beau blanc jaunâtre, passant au rouge sur le dos; mais cette dernière teinte occupe, à l'état de la vie, toutes les parties et ne perd de sa vivacité que sur le dessous. De nombreuses bandes transversales , déchiquetées et d'un noir prononcé, ornent le dessus et se prolongent sur les lianes ; elles varient extrêmement quant à leur forme et leur étendue, et sont quelquefois divisées , composant alors plusieurs rangées de taches de forme diverse. Le dessous est bigarré de petites taches noirâtres, qui confluent le plus souvent sur la ligne médiane, pour former une raie plus ou moins large et irrégulièrement échancrée. Les deux couleurs principales forment , sur le sommet de la tête , un dessin très joli, composé d'un collier qui se prolonge en pointe sur l'occiput, d'une figure de forme alongée, qui se voit entre les yeux, et de points dispersés ça et là. Nous possédons plusieurs individus ou le noir domine, de sorte à ne laisser entrevoir la teinte du fond que sous la forme d'une tache ronde , au centre de chaque écaille.
Cet Elaps est assez rare à la pointe australe de l'Afrique , où les colons le nomment wachtsxang (serpent nocturne), et d'où M. M. BoiE et van Horstok nous en ont fait parvenir une série complète. Ses mouvemens ressemblent à ceux de l'Orvet. Il se rencontre jusqu'aux confins de la Cafrerie. C'est évidemment I'élaps punctatus de M. Smith (i). hi^- NÉ (qi) l'a décrit le premier sous le nom de col. l a c t e u s. Ses successeurs l'ont placé dans les genres céraste (3) et
VIPÈRE (4). Le COL. DOMICELLA de LiNNAEUS (5) TCpOSC
sur une figure de Seba (6) , dans l'ouvrage duquel on en
(i) Jam. Efi. I\. VhiU Journ. I p, i. — [i) Mus. Ad, Fr. PI. i8 /, I. — (3) Laur. p. 83. — (4) Daudin VI p, 47* — (5)iV)\yr. naU II p. 276. - (6) Thés. II, 54. I.
448 ELAPS COLLAUIS.
trouve encore deux autres (i), qui sont très mauvaises. Merrem (2) Ta figuré sous le nom de col. h\ ge a e, changé par Da-udin (3) en celui d'iPHYSA. On voit des figures des irlandes de la tête chez DtJVEUNOY (4). '>
L'intestin grêle de cette espèce forme , vers le pylore , un §ros paquet de replis.
5 Esp. LÉLAPS A COLLIER. ELAPS COLLARIS.
On conserve dans les galeries du Musée des Pays-Bas deux individus d un Elaps d'origine inconnue; ils nous ont été transmis par feu Brugmans. Jîoie (5) a décrit et figuré cette espèce inédile sous le nom précité. Elle a les formes alongées comme lElaps galloné, mais sa tcte est beaucoup plus courte et grosse jusqu'au bout, très déprimée, en pente vers les côtés et à sommet étroit ; les yeux sont petits et un peu verticaux ; la sixième plaque verticale est assez large et touche aux occipitales , l'oculaire antérieure enfin est effilée.
Cet Elaps se reconnaît de plus à son corps d'un brun marron foncé; le dessous est marqué d'une suite de larges taches rouges, ovales ou en lozange, et disposées transversalement , et qui montent sur les flancs sous la forme d'un angle: elles deviennent plus larges vers la queue et sous le cou , où elles se réunissent souvent avec leur base. Un collier blanc orne le cou et on voit , sur le museau , trois points de la même couleur.
0,43 + o,ox5 ; 23o 4- 12 ou 228 -\- 11.
(1) IL 0.5. 5 et ir. 35. 2. ~ (2) Britr. I. PI. 6. - (3) Hfpt. VI p, ki-j. — (4) ^nn. d, se, nat, XXX PL 4/ H, (5) Erpét. de Java Pi. 45.
ELAPS TRIMACULATUS. 449
M. WiEGMANN vient de pubKer la description et la figure d'un Elaps de Manille , qui me paraît identique avec notre Elaps collier (i).
6 Esp. LÉLAPS TRIPLE TACHE, EÏ.APS TRIMACULATUS.
C'est ici qu'il faut placer un petit ophidien des grandes Indes, décrit et figuré par Russel; mais qui n'a été revu depuis par aucun naturaliste. 11 appartient probablement à la section suivante de ce genre ; car il offre, comme celle-ci, un corps filiforme , une queue d'égale grosseur et un corps rayé longitudinalement.
Le dessus est d'un brun jaunâtre clair ; une raie noire règne le long du dos; plusieurs autres de très étroites occupent les flancs. La tête, le bout de la queue et une tache à sa base sont noires et à bordures blanches. L'abdomen est jaune d'orange pâle , plus foncé vers le dessous de la queue , laquelle est d'un blanc de porcelaine, moucheté de noir,
24i -h ài ; o,25 H- 0,027.
RiissEL a observé l'individu décrit dans les plaines de Nerva. Sur la figure (i) qu'il en donne, reposent la vipera trimacuLATAde Daudin (2), rangée par Merrem dans le genre É L A p s , et le Col. m e 1 a n u r u s de Shaw (4).
(l) ELAPS C ALLIGASTER. 7Vb(^ Actu Vol. XVII J), 253 PI. 20
%. 2. — (2) Ind. Serp^ 1 PL S j?, 7. — (2) Rept. VI p. 25. — (3) Merr. Tent p, i /,3. — (4) G<r«. Zool III P. U p. 552.