BOA CONSTRICTOR
de nombreuses petites taches noires et anguleuses , plus abondantes sur les parties inférieures, et augmentant en étendue vers les flancs et le dessous , où elles Torment un dessin très élégant, réticulaire, mais irrégulier. On observe sur les cotés de la tête une large raie d'un brun noir, qui descend en massue derrière les narines ; elle se prolonge en serpentant sur le cou, et règne ensuite le long des flancs, s'élargissant à des intervalles réguliers pour se réunir avec telle de l'autre côté : elle descend sur ces points de réunion en angle , à la base desquels on entrevoit la teinte du fond sous forme d'une raie longitudinale ; la figure au contraire qu'elle forme sur le dos ressemble à celle d'une croix. Les larges taches dorsales, formées par cette réunion des raies latérales , offrent un bel ovale alongé et échancré aux deux bouts : ces taches diminuent vers les parties postérieures à mesure que les figures en croix augmentent en étendue , mais les dernières prennent le dessus sur la queue et sont elliptiques à leur tour, tandis que la teinte du fond forme des rubans assez étroits. Les taches sont très foncées sur ces parties , d'un rouge pourpre tirant sur le brun et à bords noirs: on peut les comparer à de grandes gouttes de sang coagulé. Une suite de taches en œil, perpendiculairement alongées , règne le long des flancs ; elles confluent quelquefois avec les dorsales: dans d'autres individus elles sont moins régulières , et il y en a où l'on en voit une double suite de plus petites et alternes; elles deviennent également plus foncées sur les parties postérieures et ont leur centre d'un beau rouge de brique au lieu d éti^e blanches. On voit le plus souvent une tache foncée au dessous de l'œil, et deux autres à la lèvre inférieure. Une raie de la même teinte, naissant au bout du museau, se prolonge sur le sommet de la tête et s'élargit en massue sur la nuque.
Il sera superflu de dire qu'un dessin aussi varié que celui du Boa constricteur est sujet à beaucoup de variétés , dont il est impossible de se faire une idée au moyen de descriptions-
380 BOA MURÏNA.
Les teintes varient également dans les différens individus et selon l'époque de l'année : elles sont par exemple beaucou[> moins vives avant le changement de peau. Conservé dans la liqueur forte, ce Boa perd beaucoup de sa beauté primitive.
Le crâne de ce Boa est plane et très large entre les orbites ; la partie postérieure au contraire est assez étroite; les caisses sont larges et les apophyses de la mâchoire inférieure assez développées. Les dents sont plus longues que dans l'espèce suivante ; mais moins développées que dans les Boa hortulana et canina.
2 Esp. LE BOA RAJIVORE. BOA MUMINA.
PI. XIV fig. I et 2.
Il est probable que Linnaeds (i) a suivi l'exemple de Seba (a) , en doimant à cette espèce un surnom assez vague que les auteurs cependant ont conservé. Le même savant a fait mention d'un Boa (3), qu'il faut évidemment rapporter à l'espèce du présent article , quoique la figure de ScHEUCHZER (4) qu'îl Cite, représente la cokonelle corail. Quelques auteurs modernes (5) ont décrit ce Boa. comme espèce nouvelle et sous plusieurs noms.
Le Boa rativore est le plus grand ophidien de l'Amérique, et peut-être surpasse-t-il par sa taille tous les serpens dont le globe que nous habitons est peuplé. C'est à cette espèce qu'il
(i) Syst. nat.p. 374. — [1) Ihcs. Il PI, i^f. i ; d'autres figures se trouvent dans Skba // iZ. 1 et dans ficlicuchzer PL G06. 1. — (3) boa scYTALE. — {Q Bibl. sacia '■/6'j f. i. — (5) boa gigas Latr. vol. 111 p, i36; BOA ANACONDA Daudin vol. F [). 161 PL 63 fi};. i\ BOA A quatic A , Nf.uw. AhbUd. Lwrnis. II PL G et Beitr. y. aaOj ce Boa lai» paru du genre e t x k c te s de ^^ agler Sy.st. [>. 167.
BOA MUUIiVA. 381
faut rapporter la plupart des contes en grande partie exagérés , que les voyageurs ont répandus sur la taille énorme, sur les mœurs féroces et sur la v(jracité des serpciis monstrueux du nouveau monde. Nous avons déjà dit que les snvans ont embrouillé l'iiistoire des lîoas, en appliquant ces observations pele-méle à diverses espères, confondues souvent avec les Pythons; ceci regarde particulièrement les ouvrages de plusieurs naturalistes français et de Schneider.
Les recherches que le Prince de Neuwied a faites par rapport aux habitudes decette espèce sontprécieuses; mes lecteurs me sauront gré d'en avoir extrait le passage suivant: «ce Boa porte au Brésil le nom de c u cur iu b A,oude eu curiu, les Botocudes le désignent sous cebjide k etom eniop. J'en ai vu des individus de 20 pieds de longueur totale, et les habitans assurent qu'il parvient à une taille beaucoup plus forte dans les lieux incultes et inhabités. Il passe la plus grande partie du jour dans les eaux , tantôt nageant en tous sens , tantôt flottant à la surface et se laissant emporter par le courant des grands fleures sans se remuer; il plonge avec dextérité et reste souvent assez longtemps au fond des eaux , ou, si elles sont peu profondes, le Boa s'y repose, n'exposant à leur surface que la tête. Etendu près des bords des rivières , sur le sable, sur des troncs d'arbre ou sur des rochers, il guette la proie qu'il va poursuivre dans les eaux ou quil surprend même dans cet élément: elle consiste en Cabybaras, en Agoutis, enPacas et en autres mannuifères ; on dit qu'il se nourrit aussi de poissons. Ce Boa s'accouple en été, depuis le mois de Novembre jusqu'au Février; c'est alors qu'il se montre le plus souvent , et à ce que l'on m'a dit , fait entendre un nuigissement sourd au Brésil il ne s'engourdit pas en hiver. Il est très timide, et toujours sur ses gardes, de sorte qu on ne peut le surprendre que par hasard; les indigènes le tuent partout où il se trouve, à coups de fusil ou de flèche, et l'assomment à coups debàton lorsqu'ils en rencontrent à terre
382 »^A MURINA.
où s^s mouvemens sont très lents ; il a la vie tenace , et le corps se remue souvent encore après que l'on a ôlé les intestins et enlevé la peau , dont on se sert pour faire des couvertures, des valises et des bottes; la graisse est également mise à profit par les indigènes, et les Botocudes mangent la chair de ce Boa.
Le Boa rativore se trouve en abondance à Surinam , d'où on en apporte souvent en Europe 5 notre Musée doit un bon nombre d'individus aux soins de M. Dieperink , qui nous a fait parvenir entre autres une femelle adulte dont la longueur totale est de 18 pieds. Cet amateur éclairé m'écrit que cet individu appartient au nombre des plus grands que Ton ait jamais tué dans cette colonie, où il est connu des esclaves nègres sous le nom d'A b om a. C'est évidemment à un individu de la même espèce, que STEDî\IA^f (1) a fait la chasse; le récit dont il à orné à ce propos la relation de ses avantures , paraît un conte fait à plaisir. Fermin (2) fait n^ention de ce reptile sous le nom de boiguacu, et dit avoir vu un individu de 23 pieds et demi de longueur qui avait dévoré à la fois un paresseux, un leguan et un mangueur de fourmis. Daudin a reçu un individu de Cayenne. Gtimii.la, d'AzzARA , von Humboldt et d'autres voyageurs qui font mention dans leurs relations de grands Boas, ont probablement dressé leurs observations sur l'espèce du présent article.
On voit par ces données que le Boa murina est répandu dans la plus grande partie de l'Amérique intertropicale, et que les observations récentes s'accordent peu avec les contes que plusieurs voyageurs ont débité au sujet de la taille monstrueuse de ces sei pens. J'ignore les dimensions de ceux que l'on conserve peut-être dans le Musée de Londres; en Hollande, pays de curiosités en histoire naturelle, on cherchera
(1) f^oy. Il p. ii5 suiv. — (i) p. 34. — dans Makcgraf p. 281 cette espèce porte le nom de a m o r e p i n 1 m a.
BOA MURIIVA. 383
en vain de trouver de plus grands Boas que ceux dont nous avons parlé , et M. Lichtenstein (i) cite un individu de 20 pieds du Musée de Berlin connue étant d'une taille extraordinaire.
Le Boa rativore a les formes plus élancées que le précér dent ; le tronc est par conséquent moins gros , la queue en occupe environ le cinquième: elle ne diffère point pour la conr formation de celle du iîoa constricteur. Latêteau contraire, est chez le Boa rativore beaucoup moins grosse, plus effilée et presque d'une venue avec le cou ; le museau est voûté vers les côtés, peu large, alongé, arrondi au bout et terminé par une plaque en pentagone et profondément écliancrée en dessous. L'ouverture de la bouche est droite et assez ouverte; on compte environ i5 lames écailleuses à la lèvre supérieure ; elles ont plus d étendue que celles du Boa constricteur; il en est de même de celles dont le museau est revêtue , et qui méritent plus particulièrement le nom de plaques. Les nasales se touchent par leur bord interne : les narines se trouvent conséquemment au sommet du museau près de son extrémité , et indiquent l'habitant des eaux, tant par cette position que par leur petitesse; elles sont en formejde croissant et susceptibles d'être fermées quand l'animal veut plonger. L'espace entre les yeux est saillant ;"ces organes sont peu volumineux , dirigés en avant et un peu vers le ciel , et à pupille verticalement alongée : ils sont entourés d'un tour de 6 plaques dont l'antérieure est très large ; on voit également des plaques superciliaires , deux frênaies dont l'antérieure est petite, et une paire de frontales qui sont assez alongées. Le reste du museau est revêtu de plaques dont la forme est assez irrégulière «t peu constante; on distingue quelquefois une frontale postérieure impaire, accompagnée de plusieurs autres plaques et on voit souvent deux ou plusieurs lames au lieu de la verticale. Les écailles du tronc ont la même conformation que
(i) Mus. p. 77.
384 BOA MURIIVA.
celles du boa constricteur, mais elles sont moins petites et disposées sur 47 rangées; elles occupent également les parties postérieures et le dessous de la tête, et une de leurs rangées s'avance entre les plaques labiales et orbitales jusqu'aux côtés du museau. On compte le plus souvent de 240 à 260 lames abdominales très étroites ; celles qui garnissent le dessous de la queue sont tantôt au nombre de 56, tantôt de 7 5.
Le Boa rativore a les teintes moins variées que l'espèce précédente. Le dessus est d'un brun fuligineux, tirant à l'olivâtre sur la tète; les côtés de celle-ci sont marqués d'une raie d'un jaune brunâtre, bordée par deux autres raies noires, dont l'inférieure, naissant derrière l'œil , se prolonge sur les côtés du cou. Deux rangées de taches orbiculaires et noirâtres, quelquefois confluentes et disposées alternativement, régnent le long des parties supérieures de l'animal; le dessous est d'un jaune d'ocre; les flancs , de la même teinte, sont ornés d'une double suite de taches en œil , souvent alternes, irrégulières, très incomplètes , et dont les bords se confondent avec les nombreuses taches carrées dont le dessous est varié. Les teintes deviennent pkis claires par l'action de la liqueur forte.
Les os du crâne sont moins vigoureux que dans lespèce précédente: le front est beaucoup plus étroit, la mâchoire inférieure offre des apophyses très peu développées, les caisses sont peu larges. Cette espèce a les dents plus courtes que les autres du genre.
Le Boa rativore est vivipare : j'ai trouvé dans le ventre d'une femelle, envoyé de Surinam par M. Dieperink, une vingtaine d'œufs dont chacun contenait un foetus presque complètement développé , et offrant des teintes très vives quoiqu'au reste semblables â celles de la mère : ces foetus étaient longs d'un pied à 18 pouces.
IJOA CE\CnRIA. :]S-y
3 Esp. LE BOA POnrE-ANISEAVX. B. CENCHRIA.
PI. XIV fig. 3 , 4 et 5.
Le Boa qui doit nous occuper dans l'arlicle présent a quelque analogie avec le précédent, par la disposition des t'intes, et par son port: il s'en distingue facilement par sa taille moindre, par une queue plus courte, et particulièrement par la conformation du museau et des narines, ainsi que par la position des yeux et par la présence de petites fosses aux plaques labiales.
Les renseignemens que je vais communiquer sur ses habitudes sont encore dus aux zèle du Prince de Neuwied (i). Ce célèbre voyageur a rencontré ce Boa sur plusieurs points de la côte orientale du Brésil, au JNord de la rivière Espirito Santo. On l'appelé jiboya, nom sous lequel on désigne aussi le Boa constrii teur, dont il a, à ce qu'en disent les indioènes, les mœurs et les habitudes. Le Prince a observé des individus de six pieds de longueur totale. Ce Boa grimpe sur les arbres et s'établit souvent dans des creux du sol, mais il ne fréquente jamais l'eau; sa nourriture consiste en mammifères de moyenne taille.
La fi'>ureque le Prince a donnée de ce Boa se trouve dans la
Livr. y l i\idis Abbildimgen ^ elle a été faite sur le vivant: en la comparant aux individus conservés dans les collections , on voit que les teintes de cette espèce ne changent guère après la mort. Merrlm en a publié précédenmien. une autre figuiet (2), et on en trouve déjà plusieurs dansSEBA: //. 'i8. 2 , figure médiocre d'unjeune individu; //. 54- /• 3, fig. passaide du jeime; //. 88. /." I, fig. al)()mina!)le; //. y8, figure reconnaissablede l'adulte^ et quia servi de type au col. dubius de G.melin (3) ; /• 56. i, fig.
{1) Beitr. p. i9.!i suiv. — [1) Annal. JFettei. vol, II p. 5i PI. 9. — (3j Sywt. na'. p. to86.
386 BOA CEîVCHRIA.
médiocre du jeune; les figures IL 102 et /. 6*2. i enfin, qui représentent une variété à taches confluentes en chaîne, ont été regardées par Shaw comme appartenant à une espèce nouvelle, qu'il nomme boa regia (i) : feu Boie (2) a figuré un individu de cette même variété, sous la dénomination de boa lateristriga, et est allé jusqu'à constater , d'après les données incertaines fl'un marchand d'ohjets dliisloire naturelle, qu'elle hul)ite l'île de Java. Wagler (3) , dont les travaux reposent en grande partie sur les ohservations de Boie, rend la confusion complète en plaçant la même espèce dans trois genres divers, et en empruntant du boa cari- NATA les caractères qu'il assigne à la première de ces coupes imaginaires. Schneider ^4) ^^ Daudin (5) ont commis plusieurs erreurs dans les descriptions qu'ils ont données de cette espèce: ils lont cimfondue, à cause de l'analogie des teintes, avec le Boa murina: on parviendra facilement à débrouiller ce qui a rapport à l'un ou à l'autre de ces deux ophidiens.
Ce Boa a été observé par plusieurs voyageurs à la Martinique comme le constatent les sujets conservés au Musée de Paris. 11 n'est pas rare à Surinam, d'où M. Dieperink nous en a envoyé une douzaine d individus de tout âge. Plusieurs d'entre eux sont de la variété ci-dessus mentionnée, que l'on nous a aussi adressée du Musée de Vienne sous le nom de Boa regia. Le plus grand sujet que j'aie jamais vu est de la grosseur d'un bras d'enfant sur une longueur totale de 1,18 4-0,18: on voit par ces données, que la queue de cette
(i) Gen. Zool. III. IL p. 347» — {1) Erpct. de Java PI, 26. — ■
'^)Sy\t.p. 160 Suiv. ; KN YGR U s , EUNECTKS ft EPK^RATES.
(4) Syst. anipli. Il i^\. — (5) Rrpt. F p, l'bi. PL ^2. /•' 1 tronçon du corps; PI, b() /. i et 2 flêle .* boa aboma, nom fin Boa murina à Surinam et emprunté de Stedman ; il faut aussi rapporter ici son boa ANNULiFER vol. F p, 202 PI, 63/. 3j (tronçon du corps).
BOA CE.^CimiA. 387
espèce est excessivement courte; ce niem])re très conique et toujours courbé en dedans est terminé pnr une pointe plus ou moins obtuse, et offre des dimensions peu constantes, comme cela résulte du non)bre des plaques, qui est tantôt de 36 tantôt de 60. Celles qui revêtent Tabdomen sont plus larges que chez le boa mur in à et se trouvent au nombre de 218 ou de 260. Les écailles de ce Boa ont beaucoup plus d'étendue que celles des espèces précédentes, quoiqu' elles n'en diffèrent point pour la forme: c'est pourquoi leur nombre est beaucoup moins considérable ; l'on n'en compte que 33 ou 3^ rangées. Elles s'avancent aussi sur la tête et sur le sommet du museau où, augmentant un peu en étendue, leur forme cesse d'être symétrique: une seule paire de lames écailleuses, qui succèdent au nasales et que l'on peut comparer aux frontales antérieures, méritent le nom de plaques. La superciliaire pt l'oculaire antérieure sont exiguës ; la dernière offre à sa base une autre plaque qui est plus petite; on voit une rangée de 3 écailles au dessous de la frênaie et 4 plaques postorbitales. Les labiales sont assez petites, au nombre de douze à la lèvre supérieure; toutes sont creusées, à leur bord interne , d'une légère fossette , dont l'ensemble forme une espèce de canal , particulièrement sensible derrière l'œil; les premières plaques de la lèvre inférieure se prolongent sous le menton. La tète est, comme celle du Boa murina , presque d'une venue avec le tronc, petite, éti'oite, alongée, conique et à sommet applati; elle se confond insensiblement avec le museau qui est très comprimé, et à bout un peu proéminent en forme de nez; les narines, assez ouvertes et latérales, se trouvent très rapprochées de son extrémité, vu que les jîlaques ({u'elles percent se touchent par leur bord interne. La plaque rostrale est plu-i haute que large, échancrée en dessous et en pentagone. L'œil n'est point dirigé en avant et vers le ciel , comme dans le Boa rativore , mais la pupille est également alongée dans le sens vertical.
388 BOA CENCHRIA.
Ce Boa a le poumon assez alongé; mais le lobe gauche est de moitié plus court que celui du coté droit.
Le Boa porte-anneaux est très remarquable par les belles teintes dont sa livrée est ornée. Un beau roux bruu tirant sur le jaune, tantôt plus foncé tantôt plus clair, occupe le fond ; une double série de taches rondes , d'un jaune brunâtre et bordées de noir, régnent le long des parties supérieures : mais elles confluent le plussouvent pour former une seule série de taches très larofes. On voit sur les flancs trois autres suites détaches, diminuant en étendue vers l'abdomen , l'inférieure étant quelquefois incomplète et peu distincte de sorte que l'on ne compte quedeux rangées de taches: ces taches sont d'un brun noirâtre, et celles qui avoisinent ledos, ont toujours leur partie supérieure marquée d'un trait blanc, en forme de croissant. Nous avons déjà dit que cette distribution des teintes, n'est pas toujours aussi régulière que nous venons de la décrire ; qu'elles sont au contraire quelquefois confluentes, et que l'ensemble forme alors un dessin en chaîne qui laisse à peine entrevoir les taches orbiculaires: cette variété a les flancs souvent rayés, et n'est pas rare dans les collections; on en voit plusieurs beaux individus de grande taille chez M. Kllnkenberg à Utrechl. Le sonunet de la tête est toujours divisé longitudinalement par une raie brune; deux auties raies de la même teinte se prolongent depuis l'œil jusqu'aux côtés du cou. Le dessous de l'animal est d'un blanc jaunâtre, quelquefois varié de brun. Les petits ont les teintes constamment plus vives que les adultes.
4 Esp. LE BOA CANINE. BOA CANINA.
PI. XIV fig. 8 et 9.
Ce Boa est très reconnaissable à ses belles teintes verte et