‹ Essai sur la physionomie des serpensChapitre 19 sur 32 · G EL APS · texte numérisé non relu

G EL APS

élancées ; aussi leur corps est-il presque partout de semblable grosseur, cylindrique ou très peu comprimé. Plusieurs espèces restent toujours petites , et ne l'emportent guère en grosseur sur celle d'un tuyau de pipe; d'autres, en conservant les mêmes formes grêles, atteignent une taille plus considérable.

La queue des Elaps est presque constamment de la même venue avec le tronc, dont elle n'occupe le plus souvent que le septième ou le huitième de la longueur totale; elle s'amincit quelquefois vers le bout, qui est gros et obtus dans les uns et terminé par une pointe conique dans les autres ; le dessous de la queue est très rarement garni de plaques non divisées. L'abdomen , toujours convexe, est revêtu de lames qui occupent toute sa largeur.

La petite tête est d'une venue avec le tronc, forme due particulièrement à la brièveté des mastoïdiens; il résulte également de cette organisation , que la bouche des Elaps est très peu fendue, et qu'ils ne peuvent par conséquent l'ouvrir au point d'avaler des animaux plus volumineux que leur corps, La tête est toujours plus ou moins comprimée, et quelquefois un peu conique; elle diminue insensiblement vers le museau qui est court, rarement conique, à bout tronqué , arrondi et obtus , et terminé par une plaque assez large et voûtée. Les yeux, placés aux côtés de la tête, dans une concavité formée par le bord rentrant des orbites, se font remarquer par leur petitesse; ils offrent toujours une pupille ronde. Les narines également latérales, orbiculaires et assez ouvertes, percent la partie postérieure d'une lame considérable située aux côtés du museau , à peu de distance de son bout; cette lame est divisée en deux (i) par une fente longitudinale chez toutes les espèces, à l'exception de celle

(i) On pourrait aussi regarder celte plaque comme composée de deux autres, la nasale et la frênaie , et dire que les narines s'ouvrent entre ces deux lames.

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