Raciborski. De la puberté et de l'âge critique
2 à 3 mois. Cette jeune fille n'avait pas encore été réglée. IL est probable que des pontes semblables s'effectuent souvent seules, aux approches de la première menstruation, précédant quelque peu l'hémorrhagie cataméniale.
La consistance de l'ovaire varie avec les points qu'on explore.
On a une sensation de fluctuation au niveau des follicules distendus.
Le poids de l'ovaire est à la naissance de 0sr,40 à 0Br,80, dans la première enfance, de 2 à 3 grammes ; peu avant la puberté, de 4S1',50 à 5gr,25 ; chez la multipare, 5 à 6 grammes. Son poids spécifique est de 1.0444 à 1.0448.
Situation. — Chez le nouveau-né, les ovaires sont le plus souvent inclinés horizontalement par rapport à leur axe longitudinal ; parfois, les ligaments ovariens étant très longs, ils entrent en contact direct avec l'utérus et viennent se toucher sur le fond de l'organe.
A l'âge de la puberté, lorsque le bassin se développe en largeur, les ligaments larges et les formations qui en dépendent sont attirés au dehors. Les ovaires sont alors entraînés vers les parois du bassin, séparés l'un de l'autre et du fond de l'utérus. Leur pôle utérin se dirige en dehors, de sorte que peu à peu ils quittent leur position transversale et oblique, pour devenir parallèles à la ligne innommée. L'ovaire ne devient intra-pelvien qu'à 10 ans; sa mobilité est due au grand développement que prennent les fibres musculaires, qui rattachent cet organe à l'utérus et à la trompe doués tous deux de contractilité.
Structure. — Vers le 3e mois de la vie intra-utérine, à un faible grossissement, on voit à la surface des ovaires un réseau de cordons tortueux anastomosés, pressés les uns contre les autres, séparés par des vaisseaux, origine d'un réseau capillaire sanguin enlaçant dans ses mailles les cordons omdaires. Ceux-ci, dans la zone corticale, semblent uniquement formés d'ovules, qui vers le 4e mois
de la vie intra-utérine, émigrent vers le centre de l'organe. A la naissance, les cordons cellulaires de la corticalité sont vides d'ovules (Spiegelberg, Langhans, Kolliker) ou en contiennent fort peu (Waldeyer, Sinéty).
Au centre de l'ovaire se forment les follicules primordiaux, constitués par un ovule entouré de petites cellules ovales, incluses dans une cavité, formée par l'écartement des trabécules du stroma ovarien. Les ovules, ainsi entourés de cellules nouvelles, émigrent vers la périphérie de l'organe, dissocient les cordons ovulaires corticaux en une série de follicules primordiaux ; aussi à la naissance, les trouve-t-on dans toute la zone corticale sous-épithéliale.
Les follicules primordiaux persistent dans cet état jusqu'à la puberté ou même au delà.
Les cellules folliculaires se multiplient, apparaissent en couches superposées englobant l'ovule ; puis une fente apparaît, qui sépare dans l'hémisphère du follicule tourné vers la surface de l'ovaire la masse des cellules en deux couches : l'une, périphérique, tapisse la paroi externe du follicule: l'autre, centrale, constitue un mamelon continu par sa base avec la zone périphérique ; c'est le cumulus proliger. Entre ces deux couches de cellules, s'interpose un liquide produit de leur sécrétion ; en même temps les éléments du stroma périfolliculaire s'épaississent, forment des arcades autour du follicule, et un réseau de capillaires sanguins s'interpose entre la couche épithéliale et le stroma1.
L'ovaire du nouveau-né possède quelquefois des follicules de de Graaf. On en a même observé chez le fœtus, et Vallisnerus, au milieu du xvme siècle, avait insisté déjà sur ce fait. Néanmoins c'est à partir de la -4e année, que se fait leur apparition régulière.
Jusque vers la 5e année, la couche externe des ovaires